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Publié par Elbiar

L'intégration plus lente et difficile des populations extra-européennes et de religion musulmane en France
L'intégration plus lente et difficile des populations extra-européennes et de religion musulmane en France
L'intégration plus lente et difficile des populations extra-européennes et de religion musulmane en France
L'intégration plus lente et difficile des populations extra-européennes et de religion musulmane en France

 

 

 

Aujourd’hui, je désire compléter un précedent article intitulé, « La surestimations du nombre des musulmans dans les pays développés » :

http://www.autruchement-dit.com/2014/11/analyse-spectrale-de-la-crise-des-societes-des-pays-developpes-hommage-a-michele-tribalat.html

 

Selon une étude de l’ INSEE, en 2015, 7,3 millions de personnes nées en France ont au moins un parent immigré, soit 11 % de la population.

la France a donc plus de descendants d’immigrés que d’immigrés eux-mêmes qui sont au nombre de 5,9 millions, un peu moins de 9 % de la population, puisque nous sommes environ 65 millions en métropole. Ce qui fait quand même 20 % de la population totale.

Parmi ces 7,3 millions de personnes, 45 % sont d’origine européenne. La plupart sont enfants d’immigrés arrivés en France en provenance d’Espagne ou d’Italie dès les années trente, ou du Portugal un peu plus tardivement, à partir de 1970 .

55 % sont d’ origine d’origine extra-européenne :

- 31 % des descendants sont issus des vagues d’immigration en provenance du Maghreb, à partir de l’après-guerre pour les Algériens et à la fin des années soixante pour les Marocains.

- 11 % des descendants ont au moins un parent né en Afrique subsaharienne et 9% ont au moins un parent né en Asie. Ils sont arrivés des pays de l’Afrique (hors Maghreb) ou de l’Asie à partir du milieu des années soixante-dix.

 

Première caractéristique, les descendants d’immigrés sont plus jeunes que le reste de la population. En effet effet, 47 % d’entre eux sont âgés de moins de 25 ans, contre 30 % de la population n’ayant pas de parents immigrés.

À l’inverse, 23 % des descendants d’immigrés sont âgés de 50 ans ou plus, contre 37 % des personnes sans ascendance migratoire directe.

Les plus jeunes descendants d’immigrés sont majoritairement d’origine africaine : Parmi les descendants d’immigrés de moins de 25 ans, 42 % sont originaires du Maghreb. six sur dix ont moins de 25 ans. Une partie d’entre eux est issue d’immigrés algériens ou marocains arrivés jeunes en France dans le cadre du regroupement familial ;

19% sont originaires d’Afrique subsaharienne. Comme les vagues d’ immigration en provenance de l’Afrique subsaharienne sont plus récentes, huit descendants sur dix de cette origine ont moins de 25 ans.

Les trois quarts des descendants d’immigrés asiatiques originaires de Turquie ou d’Asie du Sud-Est sont dans ce cas notamment les immigrés en provenance du Laos, du Vietnam ou du Cambodge arrivés pour la plupart avant 30 ans au milieu des années soixante-dix.

 

Deuxième caractéristique : les descendants d’immigrés d’ origine européenne sont plus âgés.

Parmi les plus de 50 ans ou plus, 88 % sont d’origine européenne. Leurs parents sont pour la plupart des immigrés arrivés en France entre les deux guerres en provenance d’Italie, d’Espagne, de Belgique, de Pologne ou d’Allemagne. La moitié des descendants d’immigrés espagnols ou italiens ont 50 ans ou plus. Les descendants d’immigrés portugais sont un peu plus jeunes ; seulement un sur vingt a 50 ans ou plus parce que l’immigration portugaise, qui a connu un pic au milieu des années soixante-dix est restée à un niveau assez élevé jusqu’au début des années quatre-vingt-dix.

Enfin, la moitié des descendants d’immigrés originaires des pays de l’Union européenne hors Espagne, Italie ou Portugal ont également 50 ans ou plus.

 

Troisième caractéristique : 54 % de ces descendants d’ immigrés sont issus de couples mixtes. En effet être un descendant d’immigrés ne signifie pas toujours avoir deux parents nés à l’étranger dans le même pays. Près de la moitié d’entre eux ont au moins un parent qui n’est pas lui-même issu de l’immigration, et près de 5 % ont deux parents étrangers de nationalités différentes.

La moitié des enfants d'immigrés sont issus d'un couple mixte.

Quatrième caractéristique : Le couple mixte domine parmi ces descendants d’immigrés. 67 % issus de couple mixte vivent en couple mixte.

l’Insee précise que si 78 % des descendants d’Européens vivent en couple avec une personne de la population majoritaire, ce n’est le cas que de 46 % des descendants d’Africains.

Cinquième et sixième caractéristique : les descendants d’immigrés vivent plus longtemps chez leurs parents et se concentrent dans les villes et plus particulièrement dans la région parisienne.

 

L’ importance des couples mixtes semblent apparemment un élément qui démontre que le communautarisme n’est pas dominant parmi les descendants d’ immigrés.

Un couple mixte est défini comme un couple formé d’une personne immigrée et d’une personne non immigrée. Mais en fait cette personne immigrée est souvent du même pays que la personne non immigrée. Nous ne sommes pas en présence d’ une vraie mixité et comme le plus souvent c’est la femme qui est immigrée dans le couple « mixte » et qu’un immigré ne vient pas sans « bagages », mais avec sa culture, son mode de vie et qu’il n’y a pas eu en France de vraie politique d’assimilation pour la mère, ses enfants se retrouvent écartelés entre la culture traditionnelle, le plus souvent musulmane de leur mère et la culture française qu’il rencontre à l’ école. D’où leur échec scolaire que notre ministre de l’ éducation nationale tente de pallier en nivelant le niveau par le bas et en accroissant leur désarroi en voulant qu’ils apprennent la langue arabe alors qu’ ils ne possèdent guère la langue française, qui doit être leur langue comme les gaulois leurs ancêtres puisqu’ils vont vivre en France. D’où cette génération perdue radicalisée et que, tous les attentats commis en France ces dernières année sont le fait de ces jeunes issus de l’ immigration et de cette soi-disant mixité.

 

Ainsi, d’une part, les immigrés se sentent davantage du pays d’origine (pour 81 % d’entre eux

) que français alors que 93 % de l’ensemble de la population se sent française, y compris les descendants d’immigrés. 60 % de ces derniers se sentent également « du pays d’origine ».

Il y a donc adhésion tant au pays d’accueil qu’aux origines, ce que confirment les pratiques courantes de double nationalité.

D’autre part, plus d’un immigré et d’un descendant d’immigré sur deux déclarent qu’« on ne les voit pas comme des Français ».

Communément, un couple mixte doit mettre en présence deux partenaires de cultures différentes, si l’on veut bien mesurer le degré d’ intégration des descendants d’immigrés et d’ immigrés.

Mais ce qui est retenu le plus souvent comme définition en France comme couple mixte, c’est le couple bi-national, un partenaire français, l’ autre étranger. un Français par acquisition, d'origine algérienne par exemple, qui épouse une femme de nationalité algérienne, se trouve comptabilisé parmi les couples franco-étrangers alors que les partenaires sont issus de la même communauté nationale.

De ce fait la progressions des unions franco-étrangères semblait manifester la réussite du processus d’ intégration ou d’assimilation. D’autant que avec l’ immigration européenne la propension au mariage avec un français ou une française se révélait forte.

Or avec l’ immigration maghrébine, les chiffres révèlent une faible tendance de ses ressortissants/es à se marier avec un français ou une française.

 

Il n'y a de vraie mixité que lorsque les deux partenaires sont issus de deux communautés différentes, ou appartiennent à des ethnies différentes, le critère de la nationalité devenant secondaire, ce que confirme les mariages endogames (à l’intérieur de leur communauté) des maghrébins, des africains et des asiatiques. Les hommes vont chercher leur épouse au bled et les filles sont obligées d’ accepter un mariage forcé avec un « bon musulman », le mariage avec un non-musulman leur étant interdit. D’où parmi elles un taux de divorce et de couple non-marié, plus élevés pour se débarrasser de ce mari forcé ou contourner l’ interdiction du mariage avec un non-musulman, qui montre que l'intégration se fait même si plus difficilement.

Ce que le bon sens populaire comprend : que l’ intégration des immigrés d’ origine extra-européenne est bien plus difficile et lente que celle des immigrés originaires d’ Europe.

Les travaux de Michèle Tribalat ont révélé cette plus difficile et lente intégration, ce qui lui a valu d’être qualifiée par la gauchosphère de « référence obligée du front national ».

Pourtant il n' y a rien d' étonnant à constater cette évidence qui trouve ses causes dans deux éléments très importants,

premièrement la crise économique qui ralentit l' intégration par l' insertion dans le monde du travail,

deuxièmement parce que ces immigrés extra-européens sont issus de culture et religion non-chrétienne où, de plus, la religion comme ciment de la communauté, pour les musulmans l' oumma, est puissante bien plus qu'en Europe où ces liens communautaires sont affaiblis par la laïcisation. voir mon traité théologico-philosophique sur l' islam page 37, appendice de la partie I, Islam et violence :

"L'Islam est la religion qui, par l 'affirmation de la supériorité de sa communauté sur les autres communautés et la nécessité de s'imposer à elles par la force au moyen de la violence et de la guerre, illustrerait le mieux cette « religion statique » avec sa « morale close », décrite par Bergson dans son ouvrage «  Les deux sources de la morale et la religion » qui assurerait le mieux cette solidarité étroite entre tous les membres de « l' oumma » à l' exclusion de tous les autres : 

« La nature en faisant de l'homme un animal sociable, a voulu cette solidarité étroite, en la relâchant toutefois dans la mesure où cela était nécessaire pour que l' individu déployât, dans l' intérêt même de la société, l' intelligence dont elle l' avait pourvu. ».
Sauf que dans notre cas, l' Islam en mettant l ' accent sur la soumission du croyant et sur l' obligation de conformité aux commandements de la loi coranique réduit l' intervention de l'

intelligence à la portion congrue, en quoi nous serions tentés de trouver une explication au recul civilisationnel de l' Islam depuis sa période dorée des XI° et XII° siècle, ( voir en annexe les causes du déclin de la civilisation musulmane, p 91 ) puisqu' il semble vouloir transformer la communautés de ses croyants en «  une société humaine dont les membres seraient liés entre eux comme les cellules d' un organisme, où ce qui revient à peu près au même, comme les fourmis d'une fourmilière, » ce qui poursuit Bergson : « n'a jamais existé, mais les groupements de l' humanité primitive s' en rapprocheraient certainement plus que les nôtres » et l' Islam plus que notre société occidentale, ajouterons-nous, paraissant plus que toute autre religion correspondre à cette définition qu' affiche Bergson dans son chapitre II de son  livre " Les deux sources de la morale et de la religion" :
"La religion est donc une réaction défensive de la nature contre le pouvoir dissolvant de l 'intelligence " 
qui desserre les liens entre les membres de la société.

https://fr.scribd.com/doc/300824228/Traite-Theologico-Philosophique-sur-l-Islam

Pour plus de précisions voir les études de l' INSEE sur les immigrés :

https://www.insee.fr/fr/statistiques/1374019?sommaire=1374025

et

http://www.persee.fr/docAsPDF/pop_0032-4663_1997_num_52_3_6576.pdf

 

Les 6 cas de mixité d' après Neyrand Gérard et M'Sili Marine.
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