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Maltraitance animale : De la corrida au gavage des oies en passant par les fermes à sang de cheval
En enquêtant sur la viande de cheval, des associations de défense des animaux ont découvert cinq "fermes à sang" situées en Argentine et en Uruguay. Ces exploitations élèvent des juments pour prélever leur sang jusqu’à 10 litres par semaine sur 40 litres en moyenne pour une jument de 500 kG, ce qui ne peut que les affaiblir et abaisser leurs défenses immunitaires. Entre le 40e et le 120e jour de gestation, une jument "pleine" produit une hormone, la gonadotrophine chorionique équine (eCG, autrefois appelée PMSG), recherchée par l'industrie pharmaceutique, qui la vend aux élevages dans lesquels elle permet de programmer les naissances par le contrôle de l’ovulation des animaux d’ élevage. Lorsque l'hormone au bout de 3 mois et demi de gestation n'est plus présente, la jument est avortée manuellement pour permettre une nouvelle fécondation.

Les conditions dans lesquelles les juments dont le sang est prélevé sont traitées sont au-delà de toute description par les souffrances qui leur sont infligées. Voir la vidéo ci-dessous :

https://youtu.be/qyVDlBNXeuc

 

Une fois de plus se confirme le fait que notre extraordinaire capacité à nous poser des questions et à trouver des réponses, nous a donné un immense pouvoir sur notre planète et ses êtres vivants, plantes ou animaux, au point que nous considérons qu'elle/qu'ils nous appartiennent, qu'elle/qu'ils sont la création d'un dieu qui les a mise à notre disposition, que nous pouvons donc en disposer à notre guise, en exploiter ses richesses et ce que bon nous semble en eux et développer une civilisation fondée sur une consommation sans freins.

Or ces richesses inépuisables ne le sont pas, à commencer par l'air, l'eau et la terre.
Or ces êtres vivants ne sont pas des pierres inertes et sans souffrances.
Il nous faut impérativement changer de modèle de développement.
Il nous faut impérativement prendre en compte ces souffrances jusqu'ici ignorées.
Les propositions des mouvements écologistes dans leur apparent caractère utopique sont les seules justement à ne pas l'être, les seules réalistes si nous voulons que l'espèce humaine ne disparaisse pas. Je vois les hochements d'épaules de tous ceux qui pensent que nous sommes l'alpha et l'oméga de cet univers, nous ne le sommes pas, pas plus que les Bonobos ou les orangs-outangs ou les pygmées Baka dont le modèle de développement fondé sur le respect de la nature et de ses êtres vivants doit être pour nous un exemple comme tous les modèles de développement des sociétés dites autrefois "primitives" et aujourd'hui qualifiées à juste titre de "premières" dans les deux sens du terme, temporaire mais aussi d'excellence. Il nous faut renouer nos liens avec cette mère-nature que nous avons dangereusement distendus.
 
 
La fameuse deuxième controverse de Valladolid  
 
 
 
Les animaux domestiques en avaient assez des conditions de vie
 
A eux faites par ces êtres marchants plus que pensants, les hommes
 
Et ne cessaient de protester contre ces sus-dites conditions  
 
Voici un exposé non exhaustif de leur état d'âme et propos
 
Et de la controverse qui s'en suivit avec les animaux sauvages
 
En la ville de Valladolid
  
 
Mais commençons par le commencement si possible
 
Et d'abord, n'y voyez une quelconque préséance ou préférence,
 
Par le cheval la plus belle conquête des êtres marchants selon leurs propres dires
 
Que nous pouvons découvrir hennissant de satisfaction
 
Devant la disparition des boucheries chevalines
 
Dans lesquelles lui et ses congénères finissaient équarris sanguinolents suspendus par les pattes
 
Avant d'être débités en bavette macreuse côte entrecôte ou autre morceaux savoureux 
 
Pour continuer par le bœuf ruminant son désespoir
 
De ne pas se résoudre à une grève de la faim
 
Pour n'avoir que la peau sur les os
 
Et ne plus servir de steak haché dans le premier fast food du coin de la rue 
 
Puis le cochon ayant perdu sa fierté d' entendre proclamer partout
 
Que tout est bon en lui
 
Et de se voir transformé en saucisson en jambon en boudin
 
Sans parler de ses pieds accommodés à la vinaigrette et de sa panse farcie 
 
Puis le mouton bêlant sa rage oui sa rage nous n'exagérons point
 
Non seulement d' être dévoré par les loups
 
Mais aussi par les hommes des côtes jusqu'au gigot 
 
Puis l'oie pestant contre ce Dieu incapable d' empêcher ses créatures
 
Ces êtres marchants plus que pensants de la gaver pour se délecter de son foie gras 
 
Puis le canard cancanant qu'il en avait assez de finir confit dans l'assiette des sus-dits 
 
Puis le pigeon caracoulant sa volonté justement de ne plus en être un  
 
Puis le dindon glougloutant ses protestations afin ne plus être le dindon de cette fameuse farce 
 
Puis la vache beuglant son refus de donner son fameux coup de pied
 
Pour renvoyer la balle et que l'on continue à lui casser du sucre sur le dos 
 
Puis le chien clabaudant et jurant de ne plus aboyer au passage de la caravane
 
Pourvu que les adeptes de Confucius ne se régalassent plus de lui 
 
Puis la grenouille coassant qu'elle n'était plus certaine d'être aussi fière
 
Que ses cuisses fussent appréciées au point d'être considérées comme
 
Mets savoureux par ces êtres marchants plus que pensants de Français, que leur engeance soit maudite!
 
Puis l'escargot bredouillant en ne pensant plus qu'à fuir ce beau pays
 
Où après un jeûne de plusieurs jours pour le faire dégorger
 
Il est lavé à grande eau ébouillanté et accommodé
 
Selon mille recettes dont peu lui importait qu'elles fussent savoureuses
 
Par cette même engeance maudite ces susdits d'êtres marchants plus que pensants de Français 
 
Puis le veau mugissant
 
Qu'il aimerait bien que les hommes s'en tinssent à leur proverbe
 
«D'un veau on espère un boeuf et d'une poule un oeuf»
 
Ce qui lui éviterait de se retrouver dans leurs assiettes découpé en escalope
 
Baignant dans une sauce au Madère 
 
Puis le chapon coquelinant qu'il accepterait encore d'être eunuque pour devenir vizir
 
Mais pas pour remplacer la dinde comme mets principal à la fête de Noël 
 
Puis, mais finissons cette énumération
 
Car j'entends les récriminations de nos académiciens de notre académie
 
Devant cette suite ininterrompue de «puis» sans fin  
 
Par la poule que nous apercevons coucassant
 
Contre les propos de ce roi pour qui Paris valait bien une messe
 
Et qui proclama une fois devenu roi grâce à sa conversion pas très catholique
 
Hélas hélas hélas trois fois hélas pour notre gallicane poule
 
«Je ne veux qu'il n'y ait si pauvre paysan en mon royaume
 
Qu'il n'ait tous les dimanches sa poule au pot»
  
 
Ces récriminations et protestations parvinrent aux oreilles des animaux sauvages
 
Qui convoquèrent les animaux domestiques en la bonne ville de Valladolid
 
Célèbre pour la controverse qui opposa entre autres Las Casas à Sepulveda
 
Et qui aboutit à la généralisatioon de la traite des noirs en Amérique
 
Puisqu'il ne pouvait plus être question de faire des indiens des esclaves
 
Etant prouvé qu'ils étaient des créatures de Dieu au contraire de leurs noirâtres semblables 
 
 
Les animaux sauvages leur tinrent à peu près ces propos :
 
«Qu'avez-vous gagné à accepter votre domestication
 
Sinon de passer de viande crue pour les animaux carnivores vos frères
 
À viande cuite pour les hommes» 
 
Propos qui provoquèrent l'indignation des animaux domestiques et cette réplique :
 
«Si nous n'y avons rien gagné nous n'y avons rien perdu
 
N'est-ce pas messieurs les tigres les lions les loups les hyènes» 
 
«Vous y avez perdu une chose irremplaçable la liberté» remarquèrent les susdits interpellés 
 
«Belle liberté que celle d'être constamment sur le qui-vive», firent les animaux domestiques 
 
A quoi le gnou ajouta: «Je confirme, la liberté est dure à porter quand on n'est que nourriture aux yeux des plus forts» 
 
«Quant à votre liberté, ll semble qu'elle ne cesse de se restreindre au point que si les zoos n'existaient pas plusieurs d'entre vous auraient disparu de cette planète», ajoutèrent les animaux domestiques 
 
«Je confirme, notre habitat ne cesse de se rétrécir, il n'est plus que mouchoir de poche», approuva notre gnou 
 
Les animaux sauvages s'écrièrent : «Nous n'avons pas dit notre dernier mot» 
 
Ils s'attirèrent de la part des animaux domestiques cette fine remarque : « Ce n'est pas aux singes que vous allez apprendre à faire la grimace» 
 
le gnou dit alors : « Je confirme, les hommes ne ménagent ni chèvre ni chou ni arbre ni bête et n'ont pas pour habitude de mettre de l'eau dans leur vin» 
 
Les animaux sauvages s'adressèrent au gnou : «Ne sois pas de mauvais poil ne viens pas mettre la zizanie entre nous, gnou»  
 
«Vous allez être les dindons de la farce zizanie ou pas», pronostiquèrent les animaux domestiques 
 
«Rassurez-vous nous ne finirons pas en jus de boudin», dirent les animaux sauvages 
 
«Il n'est pire sourd que celui qui ne veut pas entendre», proclamèrent les animaux domestiques 
 
«Nous saurons prendre le taureau par les cornes croyez le bien», ajoutèrent les animaux sauvages 
 
«Olé», interjetèrent les animaux domestiques
  
Sorti de sa rumination le taureau demanda : «On m'appelle». 
 
Le gnou lui dit : «Nous avons besoin de votre témoignage sur les hommes» 
 
Le taureau répondit : «Cela fait belle lurette que nous affrontons ces chétifs êtres vivants» 
 
Le gnou ajouta : «Peut-on connaître votre sentiment» 
 
Le taureau continua : «Nous finirons bien par les avoir dût-on y passer jusqu'au dernier». 
 
Le gnou objecta : «Avec du temps on vient à bout de tout mais en l'occurrence c'est une autre paire de manches semble-t-il» 
 
Le taureau voulut bien concéder :«Pour un que nous envoyons dans l'au-delà c'est vrai trop d'entre nous se retrouvent plus mort que vif» 
 
Les animaux domestiques triomphèrent : «C'est bien ce que nous disions il est temps de changer votre fusil d'épaule» 
 
Le gnou précisa alors:«D'autant que ce sont eux qui ont le fusil à l'épaule et qui tirent». 
 
Les animaux sauvages de pester :«Des nèfles» 
 
Le taureau de s'écrier sibyllin :«Oranges de Chine comme on dit en Andalousie»  
 
Les animaux domestiques : «Nous n'insistons plus nous quittons l'arène» 
 
Les animaux sauvages :«C'est çà continuer à faire l'âne pour avoir du foin» 
 
Les animaux domestiques :«Et vous à marcher à quatre pattes sans voir plus loin que le bout de votre mufle» 
 
Le gnou :«Messieurs il faut raison garder» 
 
Les animaux sauvages :«De quoi je me mêle le gnou on ne t'a pas demandé l'heure qu'il est» 
 
Le gnou : «Il est minuit moins une». 
 
Le lion : «Tu ne perds rien pour attendre pusillanime animal» 
 
Le gnou : «Tant mieux j'ai tout mon temps» 
 
Le lion : «On fait le bel esprit mais rappelle-toi où force règne raison s'efface» 
 
Le gnou : «Permettez-moi de m'éclipser sans tambour ni trompette sire lion j'ai de l'eau à porter à la mer» 
 
Le lion : «Tu ne perds rien pour attendre je te ferai passer un sale quart d'heure» 
 
Le gnou : «Gnou averti gnou à bride abattue» 
 
les animaux domestiques : «Raccrochez vos gants revenons à nos moutons» 
 
Le loup s'écria: «Des moutons où donc» 
 
Les animaux domestiques : «Pas ici une fois n'est pas coutume» 
 
Le loup : «Je n'entends pas» 
 
«C'est vrai que ventre affamé n'a pas d'oreilles sire loup», remarqua le chat
 
Qui se décidant à intervenir avec toute la sagesse de sa gente
 
Habituée aux abîmes du paradoxe
 
Se tourna vers l'assistance et tint ces sages propos : 
 
«Quant à vous amis faites comme nous dressez les hommes» 
 
(Murmures d'approbation dans la foule, peut-on lire dans le compte rendu de la séance) 
 
«Rien de plus facile vivez à leurs dépens en n'essayant point de prendre la lune avec les dents» 
 
( nouveaux murmures d'approbation) 
 
«Vous pouvez et garder votre liberté et bénéficier d'une vie confortable» 
 
En bon orateur notre sage félin marqua un temps  
 
«Pour ce faire rabrouez-les plus souvent que de coutume» 
 
( exclamation d'approbation diverses notées par le greffier dans son compte rendu) 
 
«Ne supportez qu'avec parcimonie leurs caresses»
 
«Ne leur obéissez pas en affichant une grande bonne volonté feinte»
 
«Donnez leur l'impression qu'ils ne savent pas se faire comprendre»
 
«En les regardant avec l'innocence la plus énigmatique possible»
 
« Afin qu'ils sachent que vous êtes des plus patients avec eux»
 
«Qu'ils pourront faire mieux la fois prochaine»
 
«Vous verrez prédiction de félin ils vous en seront reconnaissants» 
 
( Acclamation de plusieurs minutes est-il noté dans le compte rendu officiel de la séance qui sert de base à notre propre récit)
  
 
Certains des animaux présents avaient pris des notes
 
Quelques uns demandèrent des précisions que le chat voulut bien donner
 
S'attirant des hochements de tête approbateurs
 
Certains se montrèrent sceptiques n'en pensant pas moins
 
Par exemple les bonobos ou les orangs-outangs et parmi eux Serge Pongtong
  
Dont nous connaissons tous les discours à votre disposition en suivant le lien ci-contre :
 
En est-il sorti un quelconque changement en bien comme dans le cas de la première conférence de Valladolid dont la conséquence fut la généralisation de la traite des noirs? 
 
Pour en juger vous pouvez par exemple lire les rapports sur l'abattage des animaux domestiques notamment l'abattage rituel :
 
Et surtout surtout voir le film «Green» sur l'agonie d'une orang-outang en Indonésie :
 
 
 
 
Maltraitance animale : De la corrida au gavage des oies en passant par les fermes à sang de cheval
Tag(s) : #maltraitance animale, #inhumanité de l'homme

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