Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog

Publié par Elbiar

 

Pour Poutine, nous le soupçonnons :

L' impossible cohabitation entre peuples : Mais qu' est-ce que Poutine a dans la tête ?

Pour Al Baghdadi, nous le savons :

L' impossible cohabitation entre peuples : Mais qu' est-ce que Poutine a dans la tête ?
L' impossible cohabitation entre peuples : Mais qu' est-ce que Poutine a dans la tête ?
L' impossible cohabitation entre peuples : Mais qu' est-ce que Poutine a dans la tête ?
L' impossible cohabitation entre peuples : Mais qu' est-ce que Poutine a dans la tête ?
L' impossible cohabitation entre peuples : Mais qu' est-ce que Poutine a dans la tête ?
L' impossible cohabitation entre peuples : Mais qu' est-ce que Poutine a dans la tête ?
L' impossible cohabitation entre peuples : Mais qu' est-ce que Poutine a dans la tête ?

La cohabitation de peuples qui se croient et se veulent différents, quitte à s'inventer des origines raciales, religieuses, culturelles différentes, par exemple au Ruanda avec la séparation des ruandais entre tustsis et hutus, héritage colonial d'un temps où l' Europe était passionnée de differentialisme racial, cette cohabitation à l'intérieur d'un même état se révèle difficile sinon impossible.

Parfaitement impossible dans une situation d'état colonial.

Extrèmement difficile dans un état fédéral où le fédéralisme ne sert qu'à camoufler la domination d'un peuple sur un autre ou d'autres peuples. les exemples du démantèlement de l'URSS, de laTchécoslovaquie, de la Yougoslavie hier, et demain, de la Belgique, de l 'Italie, de l' Espagne, de la France, du Royaume uni sont là pour le démontrer.

A la rigueur cette cohabitation sera possible dans un état confédéral, même si celui-ci est devenu en fait une fédération, cas de la Suisse. La distinction entre état fédéral et état confédéral repose sur ce fait qu'à l'intérieur d'une confédération, chaque état membre conserve son statut d'état du point de vue international tandis que dans une fédération seul l'état fédéral dispose de ce statut.

Donc si une Europe existe un jour en tant qu'état ce ne pourra être que comme état confédéral à l' exemple de la Suisse : n'est-ce pas déjà ce que se veut l' Europe, une grande Suisse sans armée capable de la défendre, puisqu' elle suppose que, puisqu' elle ne veut pas avoir d' ennemis, elle n' en a pas. A commencer par Poutine qui ne lui veut que du bien... sans compter Daesh et son chef.

Même aux Etats-unis, il y a une tension constante entre état fédéral et état membre : on pourrait considéré aujourd'hui que le tea party représente cette volonté du moins d'état fédéral possible et du plus de liberté possible pour les états membres.

Cette longue introduction pour vous présenter un haïkufable qui illustre cette impossible cohabitation de peuples différents à l'intérieur d'un même état surtout de type colonial. Toutes ressemblances avec la situation internationale présente en n'importe quelle partie du globe est évidemment non fortuite !

 

 

La guerre entre les Yankrs et les Karbs

 

 

 

Les plus anciennes chroniques de l'empire des Sombres évoquent une guerre

Qui aurait opposée à l'âge des ténèbres c'est-à-dire avant la fondation de l'empire

Les citoyens normaux qu'elles appellent Yankrs Aux difformes qu'elles appellent Karbs

A la suite de laquelle ceux-ci auraient obtenu le droit de se regrouper en une caste celle des hors-normes

 

La contrée où cette guerre avait eu lieu se serait nommée la Karbalnibardie

Les chroniques restent évasives sur son emplacement et son époque

Peut-être était-ce aux confins des royaumes immédiatement issus

De la destruction de la civilisation des machines arborescentes

 

Aucune date précise ne peut-être avancée tout ce que l'on peut dire est qu'un un jour funeste

Il y a longtemps Yankrs et Karbs auraient pris la décision de s'entre-tuer

Pire de se massacrer de s’éventrer de s’égorger de se torturer de se démembrer

de la manière la plus féroce qui puisse être imaginée

 

Les Yankrs avaient arrêté de tuer de massacrer d'égorger de dépecer les Karbs

Disent ces très anciennes et lacunaires chroniques sans préciser pourquoi,

En forme de rhomboèdres de cubes de cônes de sphères de pyramides de prismes

De cylindres de tétraèdres de parallélépipèdes empaquetés numérotés classés rangés

 

Les cônes avec les cônes les sphères avec les sphères les têtes avec les têtes

Les rhomboèdres avec les rhomboèdres les troncs avec les troncs

Les cylindres avec les cylindres les thorax avec les thorax les bassins avec

Ainsi de suite tous bien numérotés classés rangés dans des caisses

 

Enterrées en secret la nuit

Les Charbs disparaissaient dans les ténèbres sombres et silencieuses

Emportés tous hommes femmes enfants vieillards

Vers des destinations inconnues

 

De leur côté les Karbs tuaient massacraient émasculaient égorgeaient coupaient tranchaient

Les Yankrs,en morceaux aussi mais pas en rhomboèdres pas en tétraèdres pas en cubes

Pas en cônes ni en sphères ni en parallélépipèdes,

En bouts en bribes en débris en lambeaux en tessons en quignons en miettes

 

Pas empaquetés pas classés

Ils les laissaient là ici au bord des chemins

Dans le jour qui se levait

Sous le soleil au vu de tous

 

Item les Yankrs aussi tuaient massacraient faisaient exploser

Des Yankrs en mille morceaux

Qui s’éparpillaient déchiquetés,ensanglantés

Dans une pluie de lumière,de chaleur de poussière,de sang

 

Dans le bourdonnement des mouches

Au prétexte qu'ils refusaient cette guerre

Qu'ils jugeaient injuste

Les revendications des difformes leur paraissant justifiées

 

Item les Karbs tuaient massacraient égorgeaient émasculaient vidaient de leur sang des Karbs

leur coupaient la langue que des chiens errants en troupe hurlante aboyante dévoraient

Au prétexte qu'ils désiraient pactiser avec les Yankrs

Toute la Karbalnibardie sombrait dans la barbarie la sauvagerie

 

Item les plantes devenaient carnivores très belles très éclatantes avec leurs pétales rouges jaunes

Elles dévoraient des morceaux des débris de viande

Des tronçons de Yankrs ou de Karbs noirs de mouches

Qui à chaque génération étaient plus grosses plus acharnées plus vrombissantes

 

Devenue ainsi un pays de cauchemar la Karbalnibardie mais étrangement beau vaste

Avec ses vallées qui vociféraient ses montagnes qui grondaient

Ses plateaux qui sifflaient ses Karbs et ses Yankrs qui pleuraient

Seul le Spharague recouvert du sable venu de la mer des cendres

 

A l'époque bien plus étendue qu'aujourd'hui

Échappait au désastre parce que vide de Yankrs

Et occupé seulement de quelques familles de difformes éparpillés dans son immensité

Libres insaisissables préservés du travail de destruction de dévastation de clochardisation

 

Entrepris par les Yankrs depuis plusieurs siècles contre eux

Après la destruction de l'ancienne civilisation des machines arborescentes

La contrée sombrait dans le malheur se vidait de sa vie

Ses plateaux grondaient ses vallées vociféraient

 

Item ses pierres ses figuiers ses oliviers ses caroubiers geignaient affirment les chroniques

Comme si un ogre les dévorait

Comme si une plante les enveloppait dans le voile noir de son parfum pour les étouffer

C’était cela cette guerre la vie qui se vide de la vie

 

Pour tuer tous les Karbs les découper les empaqueter

les faire disparaître dans les nuits étoilées de ce pays ni vu ni connu

D’autres Yankrs étaient venus d’au-delà de la mer des cendres

Avec des machines compliquées de l'ancien temps aux roues énormes avec des chenilles

 

Qui émettaient le fracas des forges du géant Murlor dans son château de fer

Hérissées d’armes automatiques de canons téléguidés

De mitrailleuses électroniques avec des avions étincelants qui lâchaient

Des bombes intelligentes qui explosaient sur les villages Karbs

 

Les pulvérisaient ne laissant qu’un nuage de poussière de Karbs

Avec des hélicoptères gracieux idem hérissés de mitrailleuses à infra-rouge à ultra-violet

Qui découpaient en pointillé tous les villages Karbs Les hommes les femmes les enfants

Qui ainsi se vidaient de leur vie par ces décousures

 

C’était cela cette guerre une immense décousure

Le grondement ininterrompu d’un géant en furie dans la forge de son château de fer

Les Yankrs contrôlaient la surface de la Karbalnibardie

Le ciel de ce pays qui se vidait de sa vie

 

Les Karbs possédaient d’autres armes moins perfectionnées mais non moins tueuses

Si pas autant en une seule fois que celles des Yankrs

Ils s’enterraient creusaient des galeries des villes sous la terre

Des villes sous les villes des Yankrs

 

Ils étaient devenus un peuple souterrain troglodyte

Habitant des grottes des galeries des mines désaffectées

Ils traversaient à pied par ces galeries tout le pays pour surgir là ici

Au bout au bord du monde

 

Et tuer les Yankrs tout surpris

Ils tendaient aux Yankrs des pièges piégeant tout le pays

Chaque recoin chaque pierre chaque touffe d’herbe

Les Yankrs ne pouvaient plus marcher sur ce pays

 

Se déplacer sous peine de n’être plus que tronçons

Quand ils passaient outre ils explosaient en feu d’artifice de membres de tronçons de quignons

C’était cela cette guerre

Des êtres transformés en un ensemencement de membres ensanglantés

 

Les Yankrs se réfugiaient dans les airs pour mener la guerre

Depuis d'immenses plates-formes qui flottaient au-dessus de ce sol piégé

Ces plates-formes manœuvraient se déplaçaient lentement

Elles recouvraient de leur ombre les régions les montagnes les plateaux les vallées

 

Laissaient couler des rivières de plomb en fusion qui brûlaient tout calcinaient tout

C’était cela cette guerre

Des flots de beurre fondu où grésillaient des morceaux de corps

Comme dans la cuisine infernale du château d’Ergromtre le rouge

 

Les Yankrs avaient capturé toutes les femmes les enfants les vieillards difformes

Les hommes ayant disparu sous terre

Et les avaient placés sur des radeaux suspendus dans l’espace amarrés au sol par des filins

Entourés de barbelés électrifiés munis de miradors pour les surveiller

 

Les empêcher de voir leur mari leur père leur enfant les empêcher de les ravitailler

Pour interdire aux hommes Karbs de venir se reposer se réchauffer se soigner

Les Yankrs avaient ainsi contraints les Karbs

Les familles Karbes à quitter leur village pour les parquer dans ces camps flottants

 

Semblables sans doute à ceux où avait été placés empaquetés numérotés autrefois

Dans l'ancienne civilisation des machines arborescentes tout un peuple mystérieux

Dont on disait qu'il avait survécu et qu'il survivait dans l'empire aujourd'hui

Qu'évoquent certaines autres chroniques qu'il est interdit de consulter

 

Les normaux continuant leur œuvre de mépris des difformes

Qu'ils avaient expulsé en bordure de la contrée pour ne plus les voir

Pour aimer seuls cette contrée la Karbalnibardie eux seuls la bâtissant soi-disant

les Karbs se contentant soi-disant de les regarder de creuser

 

De déplacer les décombres les gravats de transporter les cailloux

Les routes les villes construites par les Yankrs seuls soi-disant

les Karbs se contentant silencieux en haillons muets de transporter

De déplacer les pierres le sable le ciment sur leur dos

 

Les Yankrs cultivant seuls ce pays soi-disant plantant leurs plantes l’enrichissant

les Karbs se contentant de creuser le sol pour manger quelques racines quelques céréales

Ne sachant pas cultiver soi-disant repoussés sur les bords incultes de ce pays

Sur les marges délabrées des villes aux extrémités des champs au bout

 

S’entassant là ici en haillons tout poussiéreux silencieux et donc finissant par se révolter

Selon les chroniques cette guerre emportait tout

Elle charriait des débris de vie des morceaux de souvenirs des visages blêmes des enfants perdus

Des photos de famille des lettres délavées une boue de secrets révélés

 

C’était cela cette guerre

Des mots des pleurs qui s’éteignent dans la brume et qui emportent votre vie

Mais à la fin la déraison du plus fort ne l’emportait pas

Les Karbs gagnaient cette guerre

 

Des Karbs contre les Yankrs

Des Yankrs contre les Karbs

Des Karbs contre les Karbs

Des Yankrs contre les Yankrs

 

Fous de joie dans les cris les pleurs d’allégresse

Les youyous de leurs femmes voilées tatouées

Les difformes descendirent des extrémités des bouts des bords des marges

Remontèrent de l’envers pour occuper le centre l’endroit de ce pays-ci

 

En chantant en criant en riant en haillons en pantalons retenus par des ficelles

Ils n’étaient plus muets plus silencieux plus courbés plus discrets plus transparents

Ils étaient tout d’un bloc entiers opaques dressés droits ici là

Au centre au milieu à l’endroit les vrais Karbs de vie de chair de joie

 

Point tous massacrés les Yankrs n’ayant pas réussi voulu ne pouvant pas tous les massacrer

Les Yankrs aimant les hommes en fin de compte du moins une majorité d'entre eux

Et en fin de compte au bout sachant même disent les chroniques le sorcier victimeur Proronski

Que les difformes étaient des hommes et les traitant comme tels ne les tuant pas tous

 

Les Karbs donc tout joyeux heureux ivres de joie de cris de fatigue de lumière de poussière

De paix revenue descendus des bouts des extrémités

Remontés de l’envers pour occuper l’endroit de leur pays et

les Yankrs alors les Yankrs désespérés pleurant

 

Quittant le centre le milieu l'endroit de ce pays-ci de leur pays aussi

En pleurs en larmes ivres de fatigue de lumière de cris silencieux muets courbés

En longues colonnes de plusieurs milliers de lieues

De femmes en pleurs d’enfants en pleurs d’hommes en pleurs

 

Emportant avec eux une armoire un coffre un figuier un morceau de leur champ de leur maison

La fenêtre par où pendant des années ils avaient vu leurs enfants revenir de l’école

la porte d’où avait surgi il y a longtemps leur mari qui rentrait d'une autre guerre

Un morceau de mur blanc de toit noir

 

Sous lequel ils avaient fêté leur vingt trente quarante cinquante années de mariage

Une pile de carreaux de la chambre où était né leur enfant le coffre de la tante Encérabe

L’armoire du grand-père arrivé dans cette contrée pour faire repartir la civilisation

Qu’il avait construite lui-même avec des arbres qu’il avait lui-même abattus

 

les Karbs se contentant de le regarder et de les transporter jusqu’à l’atelier de menuiserie

Ce pays la Karbalnibardie qu’ils étaient obligés de quitter à cause de leur chagrin

A cause d’eux-mêmes de leur injustice

Emportant un fourre-tout de rires de pleurs de sentiments

 

De souvenirs précieusement conservés jusque là emportant une marmite

Une cruche remplie de la terre qu’ils foulaient tous les jours

Des photos très photographiques des trois ou quatre générations de leur famille

Qui avait vécu ici là dans ce pays d’où ils partaient sans espoir de retour

 

Des colonnes et des colonnes de Yankrs qui transportaient leur vie leur mémoire

Leurs morts leur maison leur terre une route un quartier des arbres des pierres des ombres

De la chaleur de la lumière des ruines des odeurs épicées tout pêle-mêle

Entassés dans des glisseurs surchargés arches de Noé qui ployaient

 

Sous l’entassement de ces portes ces fenêtres ces cheminées ces malles ces valises

Toutes ces colonnes files de Yankrs passant au milieu des cimetières

Qui accomplissaient un long détour pour passer au milieu des tombes

Où leurs parents leurs fils leurs amis leurs morts étaient ensevelis

 

Pour leur dire un dernier au revoir un ultime adieu

Tous hommes femmes enfants vieillards s’arrêtant devant ces tombes un moment

Prenant un morceau de tombe le fourrant dans leurs bagages

Alourdissant à la limite du supportable leur cœur

 

Avant de se rendre dans les gares pour embarquer quitter définitivement ce pays

Tout un peuple partant pour l’exil

Et s’efforçant d’emmener un peu de son pays de son identité de sa mémoire

Tout cela très triste mais qui n’était que justice comme écrit dans ces anciennes chroniques

 

Pour les peuples, nous le savons que trop : 

 

 

L' impossible cohabitation entre peuples : Mais qu' est-ce que Poutine a dans la tête ?
L' impossible cohabitation entre peuples : Mais qu' est-ce que Poutine a dans la tête ?
L' impossible cohabitation entre peuples : Mais qu' est-ce que Poutine a dans la tête ?
L' impossible cohabitation entre peuples : Mais qu' est-ce que Poutine a dans la tête ?
L' impossible cohabitation entre peuples : Mais qu' est-ce que Poutine a dans la tête ?
L' impossible cohabitation entre peuples : Mais qu' est-ce que Poutine a dans la tête ?

Commenter cet article