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La Macron bashing mania

J’avais daté le début du Macronbashing dans un précédent article du 20 juillet 2017 :

 

http://www.autruchement-dit.com/2017/07/une-tempete-mediatique-dans-une-gamelle.le-macronbashing-se-rapproche.html

 

depuis ce Macron bashing s’est transformé en raz de marée.

Exemple :

Selon un sondage Harris Interactive 51% des personnes interrogées font confiance au président "pour mener une bonne politique pour la France", le chef de l'Etat subit sa première baisse depuis son arrivée à l'Elysée mi-mai dans un contexte d'annonces de réduction des APL et de réforme de la CSG.

À noter que selon un autre sondage, réalisé par Ipsos et publié mercredi par le Point, la cote de confiance du président de la République était en baisse de 3 points sur un mois (42%) tandis que celle du Premier ministre en légère hausse (+2 pts à 41%).

Or sur quoi les gros titres ont porté non sur le fait que 40 à 50 % des français peu ou prou font confiance à Macron mais sur la chute de ce % indiquant délicieusement que l’ état de grâce de Macron est fini,

que ceux qui prédisaient que la grenouille qui voulait se faire plus grosse qu’un boeuf éclaterait, ont eu raison dans leur prédiction nostradamuesque !

Voici les faits qui ont concouru à cette bienheureuse situation qui laisse espérer aux laissés pour compte de la République en Marche une belle revanche avec un retour vers le passé devenu véritable âge d’or où l’ impuissance gouvernementale était érigée en bonne gouvernance pourvu que les français et surtout les jeunes ne descendent pas dans la rue.

 

1) L’ outrecuidance vis à vis d’un chef d’ état major d’un président qui n’ a pas fait son service militaire

2) Le refus le 14 juillet de la sempiternelle interview permettant à quelques grands journalistes de de se mettre en valeur, de montrer leur savoir faire face au président pour accroître leur notoriété marchande

3) La baisse de 5 euros des APL dont on on veut ignorer qu’elles sont plus favorables aux bailleurs qu’ aux locataires

4) Le refus de faire connaître si ce n’est aux syndicats les grandes lignes de la réforme du code du travail

5) La volonté malveillante du président de tenir sa promesse électorale d’ assouplir le code du travail pour le rendre plus efficace et moins contre-productif du point de vue de l’ emploi.

En fait réforme dénoncée comme une casse de ce code du travail par les sorbonnards authentiques qui autrefois discutaient du sexe des anges et qui aujourd’hui se délectent de démontrer que toute réforme ne peut être que destructrice ou au moins un cadeau aux riches ou aux patrons en recourant à un libéralisme diabolique.

6) Plus grave encore, le refus par présidentiel de faire savoir où il va passer ses vacances. 5 en fait à Marseille!)

7) Aggravé du « Crime » de ce même président de déposer plainte contre un paparazzo qui n’ a même pas eu le temps de le prendre en photo dans son bain et sa femme Brigitte en train de lui préparer ses œufs sur le plat.

Bien entendu, la condamnation unanime de la presse n’a rien à voir avec le corporatisme de la profession, il ne s’ agit que de défense de la liberté de la presse qui est menacée par ce dépôt de plainte.

8) Ajoutons cette « salutaire » tentative de Mediapart de démontrer que les ministres de ce gouvernement sont des incapables ou des complices d’un malfrat renommé en lui louant une villa ou d’autres officines de démontrer que la ministre du travail est une corrompue qui s’ est enrichie sur le dos de salariés licenciés par elle en tant que DRH de Danone...

9) Sans oublier l’ amateurisme dénoncé unanimement par nos medias des députés LREM, ce qui n’a pas empêché le vote de la loi de moralisation de la vie politique, dans la nuit de vendredi 28 au samedi 29 juillet, après 50 heures de débat, et l'examen de plus de 800 amendements et le vote qui autorise le gouvernement à recourir aux ordonnances dans la réforme du code du travail.

10) Ce véritable déni de démocratie de recourir justement aux ordonnances pour réformer le code du travail accompagné de l’ oubli que c’est par le recours aux ordonnances qu’ a été instaurée la sécurité sociale.

11) Ajoutons le scandale de vouloir doter Brigitte Macron d’ un statut de première dame.

12) Cet autre scandale de la part de Macron de vouloir maîtriser l’ image que les médias voudraient donner de lui.

13) Sans compter les scandales de vouloir rétablir une police de proximité,

réformer les aides au logement,

les assurances chômage,

les retraites,

la formation professionnelle avec ses 32 milliards qui profitent le moins possible à ceux qui en ont le plus besoin, les chômeurs.

13) Tous ces faits amplifiés par la proclamation depuis les extrêmes de la droite ou de la gauche ou des moins constructifs parmi les rescapés des élections maudites de juin 2017 qui ont anéanti le PS et le LR,

de l’ échec de la présidence Macron, proclamation relayée et amplifiée dans nos chaînes de diffusion en continu à propos du bilan des 100 jours de la présidence. 100 jours, vous vous rendez compte, une éternité et rien n'a été fait !

Vivement le retour au passé délicieux du politiquement correct et de l’ impuissance gouvernementale !

Pendant ce temps là, l’ image de la France dans le monde a été restaurée, le chômage continue de baisser, la croissance s’est redressée et même le FN se demande s’il ne doit pas abandonner une de ses recettes électorales, la sortie de l’ euro et de l’ Europe.

Heureusement l’ opposition à cette présidence est en de bonnes mains, celles de Mélanchon avec son programme chavezo-madurien qui va faire la démonstration que le pouvoir légitime n’est pas au parlement, à Matignon ou à l’ Elysée, donc pas dans les urnes, mais dans la rue comme la démonstration nous en est faite chaque jour dans ce bienheureux pays qu'est le  Vénézuela sous la présidence éclairée du lideur maximo Maduro.

 

 

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Tag(s) : #Politique, #Hommes politiques, #Libéralisme, #Code du travail

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