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Publié par Elbiar

De la mort du dernier rhinocéros de java au Viet-Nam à l' extinction inéluctable du rhinocéros blanc du nord de l' Afrique.
De la mort du dernier rhinocéros de java au Viet-Nam à l' extinction inéluctable du rhinocéros blanc du nord de l' Afrique.
De la mort du dernier rhinocéros de java au Viet-Nam à l' extinction inéluctable du rhinocéros blanc du nord de l' Afrique.

 

 

Faut-il pour sauver de l’ extinction les rhinocéros créer des fermes d’ élevage comme en Afrique du sud où périodiquement ces gros insectes balourds d’ avant le déluge qui c’est bien connu, ne voient pas plus loin que leur corne, et de ce fait passent une partie de leur temps à enfoncer des portes ouvertes en pensant abattre les murs de leur solitude d’ animaux préhistoriques obsolètes fatigués de contempler les siècles qui passent depuis au moins 50 millions d’années sont décornés tous les dix-huit mois, après qu’ un vétérinaire a tiré une fléchette anesthésiante, par une équipe qui leur coupe en quelques minutes leurs deux cornes à la scie électrique, opération qui est indolore. La corne repousse de cinq à dix centimètres par an, soit un kilo de kératine gagné tous les quatorze à seize mois.

En tous cas, après la disparition au Viet-Nam du dernier rhinocéros de java, voir un précédent article :

http://www.autruchement-dit.com/article-la-mort-du-dernier-rhinoceros-de-java-au-viet-nam-88776286.html

 

c’est au tour du rhinocéros blanc du Nord de l’ Afrique d’ être menacé d’ une extinction inévitable. En effet trois individus dont un mâle âgé sont les derniers survivants de cette espèce.

Au début des années 1960, ils étaient 2 230. Aujourd’hui, après la disparition de Suni et Angalifu en 2015, ils ne sont plus que trois :

Sudan, 44 ans, dont les cornes sont régulièrement rabotées afin de dissuader les braconniers de le tuer.

voir sa photo :


 

et deux femelles, sa fille Najin, et sa petite-fille Fatu.

Sudan est donc le dernier représentant mâle des rhinocéros blancs du Nord, une espèce apparue il y a cinquante millions d’années en Afrique centrale.

Sudan coule des jours paisibles avec les deux femelles dans un enclos électrifié de 200 hectares. L’espoir qu’il puisse avoir un héritier est mince parce que Sudan a les pattes arrière qui faiblissent ce qui le rend quasiment incapable de chevaucher ses compagnes. A quoi il faut ajouter la faible fertilité de son sperme du fait de son âge vénérable. Fatu, sa petite-fille, sera vraisemblablement la dernière représentante de son espèce.

 

En Afrique du Sud, ce pachyderme aux allures préhistoriques est traqué pour sa corne, dont le commerce international est interdit depuis 1977 à la demande des défenseurs de la nature. Mais des éleveurs font pression pour changer la règle du jeu. Ils savent décorner l’animal sans le tuer, et insistent : c’est la solution contre le braconnage.

 

 

John Hume est à la tête d’une de ces fermes

«En tout, j’ai 1 350 rhinocéros», annonce-t-il en désignant son nouveau pensionnaire: un mâle d’à peine cinq semaines, qui ne lâche pas sa mère d’un mètre. Un bébé sous haute surveillance, comme le reste du cheptel.

 

 

 

 

Chaque nuit, quatre véhicules de patrouille et un hélicoptère vérifient que les animaux, majoritairement des rhinocéros blancs du Sud, ne soient pas la proie des braconniers : dans le pays, en moyenne, trois rhinocéros sont retrouvés morts chaque jour, victimes de trafiquants de cornes.

 

Au total, 20 000 de ces animaux vivent en Afrique du Sud, soit 80 % de la population mondiale. Dont un tiers parqués dans 330 fermes qui les vendent à des zoos et à des réserves de 20 000 euros pour un mâle à 25000 euros pour une femelle.

 

Mais ces fermiers espèrent que soit levée l’interdiction du commerce international de corne de rhinocéros, édictée en 1977 par la Convention sur le commerce d’espèces menacées d’extinction (CITES).

Au Vietnam, en Thaïlande, en Chine, on continue à prêter à la poudre de corne des vertus médicinales contre le cancer et surtout aphrodisiaque. De ce fait la corne sculptée est aussi un marqueur social pour les riches.

En effet les fermiers sud-africains savent prélever la corne — composée de fibre de kératine comme nos ongles ou nos cheveux — sans tuer l’animal.

Alors, pourquoi pas ?

 

la chasse au rhinocéros blanc est autorisée par la CITES, et ces réserves privées facturent 43 000 euros le trophée. L’année dernière, soixante-trois pachydermes ont ainsi été légalement abattus en Afrique du Sud, surtout par des Américains et des Européens.

Mais, depuis 2009, une loi sud-africaine a étendu au territoire national l’interdiction du commerce de la corne de rhinocéros, ce qui a provoqué le développement du braconnage.

 

Car sur ce marché noir alimenté par le braconnage, le rhinocéros vaut bien plus cher mort que vivant : le kilo de corne se négocie jusqu’ à 60 000 dollars. Et une prise de deux tonnes, généralement abattue avec une arme de gros calibre, c’est l’assurance de récupérer quelque quatre kilos de corne, arrachés à la hache.

 

«les fermiers sud-africains ont eu un impact significatif sur la conservation des rhinocéros sur le continent africain », reconnaît sans hésiter Kirsty Brebner, spécialiste de ces animaux à l’organisation locale de protection des espèces menacées, le Endangered Wildlife Trust (EWT). Ils ont, par exemple, réussi à raccourcir l’intervalle entre deux mises bas — de trente-six à vingt-six mois — et donc contribué à la reproduction de cette espèce fragile, qui faillit disparaître au siècle dernier.

 

Comme pour l’alcool ou la drogue, la prohibition ne fonctionne pas, renchérit Pelham Jones, de l’association des Propriétaires privés de rhinocéros. Elle n’a sauvé aucune vie, alors que légaliser le marché permettrait de réduire le braconnage.

 

Mais la majorité des organisations de défense des animaux s’opposent à cette légalisation du commerce des cornes de rhinocéros au nom de la non marchandisation de la nature d’autant que :

«Aujourd’hui, rien ne dit que cela n’encouragera pas la demande », estime ainsi Kirsty Brebner, de EWT.

 

 

Au cours des quatre premiers mois de 2016, les carcasses de 363 rhinocéros ont été retrouvées dans la savane sud-africaine.

 

Comme bien souvent "l’ enfer" apparaît comme pavé de bonnes raisons et "le paradis" pavé de raisons bassement mercantiles.

 

 

http://www.geo.fr/photos/reportages-geo/afrique-du-sud-braconnage-decorner-rhinoceros-les-fermes-de-la-discorde-162655

 

http://www.autruchement-dit.com/article-la-mort-du-dernier-rhinoceros-de-java-au-viet-nam-88776286.html

 

http://www.autruchement-dit.com/2014/05/il-n-y-a-que-les-fous-qui-savent-qui-ils-sont.html

 

http://www.autruchement-dit.com/2014/06/les-animaux-en-france-ne-seront-plus-dans-un-proche-avenir-des-choses.html

De la mort du dernier rhinocéros de java au Viet-Nam à l' extinction inéluctable du rhinocéros blanc du nord de l' Afrique.
De la mort du dernier rhinocéros de java au Viet-Nam à l' extinction inéluctable du rhinocéros blanc du nord de l' Afrique.

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