Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog

L'élevage industriel doit disparaître

 

Il faut interdire l’ élevage industriel

 

1) les conditions dans lesquels sont élevés les bêtes, vache, cochon, veau etc, sont indignes pour ne pas dire inhumaines

2) le transport jusqu’ aux abattoirs est lui aussi indigne pour ne pas dire inhumain

3) Les conditions dans lesquelles les bêtes sont abattues est un scandale notamment lorsqu’il s’ agit de viande hallal ou casher puisqu’il semble que trop souvent les bêtes sont égorgées et vidées de leur sang sans être étourdies.

4) A toutes ces raisons qui font de nous, carnivores de cette viande industrielle, des complices de ce qui a plus que des apparences avec ce que les hommes ont fait à d’ autres peuples, et pour l’ Europe aux peuples juifs et tziganes, nous devons ajouter que cette viande « bon marché » a des conséquences nocives sur notre santé, d’autant que sa relative moindre cherté n’en fait plus un met pour les riches mais pour le plus grand nombre, contribuant à l’ augmentation des maladies cardiovasculaires et à l’ obésité ( voir mon article : http://www.autruchement-dit.com/2017/03/obesite.html)

5) Plus grave la promiscuité dans les élevages industriels contraint les soi-disant éleveurs à utiliser massivement les anti-biotiques et donc à rendre les bactéries de plus en plus résistantes à ceux-ci nous privant d’une arme pour lutter contre les infections.

6) Sans antibiotique, une banale angine ou une petite bronchite nous met en danger de mort.
Une coupure au doigt nous place sous la menace d’une septicémie contre laquelle il ne reste plus que l’amputation de la partie du corps infectée pour empêcher l’infection de progresser et de se généraliser.
Si l’ antibiothérapie devient sans effet, c’en est fait de notre médecine moderne, de la chirurgie, de la chimiothérapie et de la radiothérapie qui ont contribué à l’ accroissement de notre espérance de vie.

Sans les antibiotiques toute intervention chirurgicale devient très périlleuse, puisque son principe repose sur l’ ouverture d’ une partie de notre corps l’ exposant ainsi à la myriade de bactéries qui prolifère : impossible d’ opérer d’ une appendicite par exemple.

La chimiothérapie et la radiothérapie affaiblissant notre système immunitaire le rendent plus vulnérable aux infections. Grâce aux antibiotiques cet abaissement de nos défenses immunitaires est corrigé.


Il y a de quoi s’ alarmer comme le fait En 2015, l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS) :
« La résistance aux antibiotiques constitue aujourd’hui l’une des plus graves menaces pesant sur la santé mondiale. Elle peut frapper n’importe qui, à n’importe quel âge, dans n’importe quel pays. »
ou le chercheur Jim O’Neil chargé par le gouvernement britannique d’ une une étude sur l’antibiorésistance qui a conclu :
« Dix millions de personnes supplémentaires par an, soit une toutes les trois secondes, pourraient décéder à cause de la résistance aux antibiotiques à l’horizon 2050. »

ou Marisol Touraine qui a avoué son inquiétude en septembre 2015 :
« Nous savons désormais que près de 160.000 patients contractent, chaque année, une infection par un germe dit multi-résistant, et que près de 13.000 patients en meurent directement. 13.000 décès par an, c’est gigantesque ».


La bactérie « résistante » la plus connue est le staphylocoque doré résistant à la méthicilline.
Chaque année, ce super-microbe tue autant d’Américains que le sida, l’emphysème et la maladie de Parkinson réunis [1].
En mai 2016, les Etats-Unis ont découvert chez une patiente atteinte d’une cystite une bactérie venue de Chine, inquiétante parce que résistante à l’antibiotique très peu utilisé du fait de ses effets secondaires graves pour le cerveau ou les reins, le« Colistin ». Donc un antibiotique auquel les bactéries n’ont pas encore eu la possibilité de s’adapter utilisé en derniers recourt lorsque les autres antibiotiques sont inefficaces. C’est ce dernier rempart qui se serait écroulé. Par chance cette nouvelle bactérie résistante au Colistin n’est pas résistante à d’autres antibiotiques ce qui a permis de soigner cette patiente.

Car ce qui inquiète les scientifiques, c’est que cette bactérie chinoise a la capacité rare de « transmettre » sa propre résistance à d’autres bactéries.
Il suffirait qu’elle communique sa résistance au Colistin à une bactérie déjà résistante aux autres antibiotiques pour former des bactéries résistantes à tous nos antibiotiques.

Or, comme le montre le schéma ci-dessous, il suffit du contact entre deux bactéries pour que la bactérie résistante transfère son gène de résistance aux antibiotiques à la bactérie non résistante



 

L'élevage industriel doit disparaître

La mondialisation ne fait qu’ accélérer ce processus de transmission de résistance d’ une bactérie à l’ autre.
Les scientifiques britanniques pensaient que cette bactérie résistante au Colistin, venue de Chine, ne toucherait pas la Grande-Bretagne avant 2019. Il a fallu moins de 6 mois pour qu’on la découvre en Écosse, chez un patient qui revenait d’un voyage en Asie du Sud-Est.

Le responsable en est l’élevage intensif en Chine. En effet Le Colistin est utilisé massivement par les éleveurs chinois directement responsables de cette super-bactérie.
De fait, l’agriculture intensive comme l’ élevage industriel représente désormais le risque majeur de l’antibiorésistance. Car au moins 50 % des antibiotiques produits par l’industrie pharmaceutique sont utilisés par les agriculteurs et éleveurs. Aux États-Unis, les éleveurs ont même le droit d’utiliser des antibiotiques pour « faire grossir plus vite » leurs animaux. Résultat, la proportion d’antibiotiques « agricoles » est là-bas de 80 %.

Or ces antibiotiques que consomment les animaux se retrouvent directement dans votre assiette.

Mais ce qui est grave c’est que l’utilisation massive des antibiotiques sur les animaux d’élevage favorise chez eux le développement de bactéries très résistantes transmises directement quand vous les consommez !
Un tiers des bactéries résistantes les plus dangereuses se trouve dans la nourriture. On trouve ainsi très fréquemment des staphylocoques dorés résistants dans les cochons comme dans le conduit nasal des éleveurs de porc [2] !
En France, l’UFC Que Choisir a constaté des taux très élevés de bactéries résistantes aux antibiotiques dans les volailles :
« Sur 100 échantillons, 26 étaient contaminés aux bactéries et parmi eux, 61 % étaient porteurs de bactéries résistantes à une ou plusieurs familles d'antibiotiques. Quelques 23 % sont même résistantes à des antibiotiques critiques, « c'est-à-dire les plus cruciaux utilisés en médecine humaine en dernier recours pour des pathologies graves » [3].

En effet les bactéries résistantes des animaux se propagent aussi dans les sols et dans les eaux et s’accumulent dans nos fruits et légumes.
L’élevage industriel entasse de grandes quantités d’animaux dans des conditions de stress et de promiscuité inhumaines qui les rendent plus vulnérables aux maladies, ce qui conduit ces soi-disant éleveurs à leur donner massivement des antibiotiques dont ils n’auraient pas besoin s’ils étaient élevés naturellement dans les champs et traités humainement parce que ces animaux sont des êtres vivants intelligents et sensibles auxquels l’ éleveur si c’est un vrai éleveur est attaché.

Enfin dernier argument pour hâter à la disparition de cette agriculture industrielle et cet élevage monstrueux du point de vue humain :

Un nouvel antibiotique n’est pas découvert chaque fois qu’une nouvelle bactérie dangereuse apparaît. En effet si plus de 20 nouvelles classes d’antibiotiques ont été découvertes entre 1930 et 1962, depuis 50 ans, on n’en a trouvé que deux, et depuis 1987, on n’en a plus trouvées.

Les antibiotiques sont des substances naturelles, fabriquées par des bactéries pour des raisons qui nous échappent encore. C’est par un hasard qu’Alexander Fleming a découvert la pénicilline en 1928 . Après cette découverte, les chercheurs se sont contentés de chercher dans la nature pour découvrir d’autres substances antibiotiques précieuses. C’est ce qui explique qu’après une période de découvertes nombreuses de ces substances antibiotiques des années 30 aux années 60 succède une période où la découverte devient de plus en plus rare alors que la résistance des bactéries aux antibiotiques augmente dangereusement comme le montre cette bactérie chinoise.

Si vous ajoutez que les antibiotiques rapportent beaucoup moins à l’industrie pharmaceutique que les médicaments à prendre tous les jours contre l’ hypertension ou le cholestérol vous comprendrez que la découverte de nouveaux antibiotiques ne viendra pas des labos et que l’ abandon de l’ élevage industriel et de l’ agriculture intensive est d’autant plus urgente.


 

La partie n’est pas perdue : parmi les pistes les plus prometteuses en dehors de l’ abandon de l’ élevage industriel et de l’ agriculture intensive dans la mesure du possible.

1) il y a la « phagothérapie », qui consiste à se servir de virus qui ont la propriété de tuer des bactéries,

2) L’utilisation de toutes les plantes que nous offrent la nature avec leur différent pouvoir de nous prémunir contre telle ou telle infection voire de nous guérir de celles-ci, d’ où l’importance de protéger la diversité de nos espèces végétales mais aussi animales en nous souvenant que ce sont des êtres vivants qui donc souffrent de notre comportement destructeur et prédateur.

3) La réduction de l’ utilisation des antibiotiques qui a commencé.

Même si malgré les campagnes d’information beaucoup de personnes continuent de croire que les antibiotiques sont efficaces contre les virus, alors qu’ils ne tuent que les bactéries et demandent donc des antibiotiques « au cas où » à leurs médecins, ceux-ci acceptent de moins en moins de les prescrire.


 

[1] The Antibiotic Bubble -- A Quest For Continued Antibiotic Effectiveness. Steve Brozak. May 2013. Forbes

[2] Occurrence of methicillin-resistant Staphylococcus aureus in farm workers and the livestock environment in Mecklenburg-Western Pomerania, Germany. Dahms C, Hübner NO, Cuny C, Kramer A. Acta Vet Scand. 2014 Aug

[3] L’UFC que choisir alerte sur l’antibiorésistance chez les volailles. Sciences et vie. Santé. Mars 2014

L'élevage industriel doit disparaître
L'élevage industriel doit disparaître
L'élevage industriel doit disparaître
L'élevage industriel doit disparaître
Tag(s) : #Principe de précaution, #Ecologie, #élevage industriel, antibiotique

Partager cet article

Repost 0
Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :