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Publié par Elbiar

Sommes-nous seuls dans l'univers ? Chapitre III
Sommes-nous seuls dans l'univers ? Chapitre III
Sommes-nous seuls dans l'univers ? Chapitre III
Sommes-nous seuls dans l'univers ? Chapitre III
Sommes-nous seuls dans l'univers ? Chapitre III
Sommes-nous seuls dans l'univers ? Chapitre III
Sommes-nous seuls dans l'univers ? Chapitre III
Sommes-nous seuls dans l'univers ? Chapitre III
Sommes-nous seuls dans l'univers ? Chapitre III
Sommes-nous seuls dans l'univers ? Chapitre III

 

 

Si la vie peut exister, rien ne permet de dire qu'elle puisse atteindre un stade de développement suffisant pour être qualifiée d'intelligente ou comparable au notre: « hypothèse de l'intelligence rare »).

Tout le monde ne peut pas être Homo Sapiens. les espèces utilisant des outils sont peut-être rares dans l'univers. L'outil dépend de l'environnement, or une planète ne possédant pas de métal ne permettrait pas à des êtres de développer une technologie de maîtrise de leur environnement aussi puissante que celle d’Homo. Rien ne prouve que le progrès scientifique est inéluctable. La galaxie pourrait abriter des civilisations qui se sont satifaites de la taille de la pierre, du bois, de l’os, où la pensée vitaliste resterait prégnante et la nécessité de ne pas violenter la terre mère, l’océan père et la forêt monde, un absolu. Il est donc possible qu’ une intelligence du même type que celle de l'espèce humaine soit rare pour ne pas dire improbable de même que le langage. Les recherches  montrent que la faculté de parler est le fruit d'une très longue évolution dépendant de conditions que toutes les planètes pourraient ne pas avoir eues.

 

Le fait qu'aucun signal ou aucune trace extraterrestre n'aient été détectés prouverait peut-être que les civilisations ont tendance à disparaître avant d'atteindre un développement suffisant pour se lancer à la conquête des étoiles : victimes d'une guerre nucléaire suivie d'un hiver nucléaire, ou d'une guerre bactériologique ou/et chimique.

Les civilisations extraterrestres ont pu aussi disparaître du fait de la surpopulation et des désastres écologiques qui en ont résulté, comme il semble que ce soit la direction que prend notre civilisation aujourd'hui.

La destruction pourrait aussi résulter d'expériences scientifiques échappant à leurs promoteurs.

Exemples : Par la prise de pouvoir des robots appliquant les lois de la robotique, parvenus à la conclusion que le pire danger pour l' humanité est l'homme et programmant sa disparition

- ou à la suite de l'invention des nanotechnologies, Eric Drexler, dans son livre Engins de création, évoque l'existence possible du « grey goo » (« gelée grise ») : des nanorobots programmés pour se reproduire qui échapperaient au contrôle de leur créateur pour recouvrir la planète entière éliminant toute trace humaine.

 

Le paradoxe de Fermi pourrait s’ expliquer par le fait qu'il existe un temps de vie pour chaque civilisation déterminé qui ne leur permet pas d'essaimer dans la galaxie ou de communiquer avec d'autres mondes.

Il y aurait comme un « grand filtre », hypothèse introduite en 1996 par Robin Hanson, qui bloquerait la plupart des évolutions à un niveau qui rendrait impossible toute expansion.

Au cas où un tel filtre existerait bien, le problème est de savoir s'il est aujourd'hui derrière nous ou devant nous.

Une étude des chercheurs Aditya Chopra et Charles Lineweaver, publiée en janvier 2016 dans la revue Astrobiology, reprend cette hypothèse et estime que sur la plupart des planètes, dont l'habitabilité ne peut pas, selon eux, être maintenue plus de 1 ou 1,5 milliard d'années, le changement des conditions physiques « conspire à éliminer la vie naissante avant qu'elle ait une chance d'évoluer suffisamment pour réguler les cycles globaux ».

Il y a plusieurs façons d’envisager la nature du Grand Filtre qui vont de l’extinction causée par un phénomène naturel (météorite, virus…) à l’autodestruction (guerres, catastrophe écologique…) en passant par un grand exterminateur qui éliminerait toutes les civilisations qu’il rencontre.

Dans notre représentation de l’évolution d’une civilisation intelligente, celle-ci commencerait avec des formes de vies élémentaires, passerait par le stade où nous en sommes aujourd’hui et poursuivrait par une colonisation de l’espace ou, au moins, une activité visible de loin. Le fait est que, puisque nous n’ avons aucun signe de présence d’ extraterrestres dans notre voie lactée, aucune autre civilisation n’a atteint, semble-t-il, ce stade.

Quant à nous, nous sommes placés devant ce dilemme : ou nous avons échappé au Grand Filtre et nous serons bientôt la première espèce à coloniser la galaxie ou le Grand Filtre est devant nous, sans doute plus très loin, étant donné la manière dont nous dégradons notre planète.

La découverte de forme de vie moinsi évoluée que la nôtre ailleurs (par exemple la preuve d' une forme de vie multicellulaire sur Mars par exemple) n’est pas une bonne nouvelle : cela voudrait dire qu’atteindre ce stade d’ évolution peut être courant mais qu' après, là où nous sommes arrivés, le Grand Filtre entrerait en action pour nous faire disparaître. Évidemment, la proposition inverse est vraie : découvrir une intelligence extraterrestre plus évoluée que nous remettrait en cause ce Grand Filtre destructeur de civilisation à partir d’ un certain niveau de leur évolution. Mais pour le moment notre galaxie reste muette...

Il y a donc deux versions :

une, optimiste nous avons échappé au Grand Filtre et nous serons bientôt la première espèce à coloniser la galaxie ;

l’autre, pessimiste, implique que le Grand Filtre est devant nous et qu’au regard de nos progrès technologiques de ces derniers siècles, il n’est sans doute sur le point d’agir pour nous faire disparaître.

Allons plus loin dans ces scénarii non pas farfelus mais qui pèsent leur poids d’ anthropomorphisme et leur effet miroir :

 

Pourquoi ne saurions-nous pas dans une sorte de zoo ?

Théorisée en 1973 par l'astronome John A. Ball, cette hypothèse pose que des extraterrestres existeraient bien et s'intéresseraient même à notre espèce par curiosité scientifique et en cherchant à interagir le moins possible avec nous, en nous observant à distance, Cette hypothèse est une réponse au paradoxe de Fermi.

Ball reprend la thèse qu'étant donné la longévité de l'univers, les civilisations extraterrestres doivent être nombreuses et ont dû se répandre dans la galaxie tout entière. Elles n’interviennent pas par éthique écologique.

 

« Pour Stephen Baxter, le paradoxe de Fermi peut être résolu au moyen d'une hypothèse proche de celle du zoo : l'hypothèse du « planétarium » (planetarium hypothesis). La Terre serait prise dans une puissante simulation de réalité virtuelle qui lui masquerait les signes et preuves de la présence extraterrestre. Des signaux électromagnétiques dissimuleraient la signature de leur présence en générant l'équivalent d'un planétarium, à l'échelle du Système solaire tout entier. L'idée a été reprise dans la nouvelle de Robert Heinlein, Universe, mais aussi au cinéma dans Matrix ou The Truman Show » 

 

Finissons avec la malédiction de l’ intelligence formulée par Jean-Paul Baquiast et Christophe Jacquemin.

Ils soulignent que si la vie sur Terre remonte à 3,5 milliards d'années, elle n'a longtemps pris que des formes virales ou monocellulaires. Il a fallu 600 millions pour que des formes de vie pluricellulaires apparaissent.

La séparation entre primates et hominidés est toute récente à l’ échelle géologique puis qu’elle daterait d’environ - 8 millions d’ années.

Les australopithèques premiers primates bipèdes connus, apparaissent vers environ -5 millions d'années. Les premiers humains "homo habilis" (homme habile) semblent dater de -3 millions, mais leurs premiers outils connus datent de -2,5 millions, armés de haches et de couteaux de pierre rudimentaires ils chassent collectivement les animaux. Vers -1,6 millions d'années, les "homo erectus" (homme debout) sortent d'Afrique pour s’installer au Proche-Orient, en Europe, en Chine et en Indonésie. Ils sont de plus grande taille, mais conservent les mêmes outils.

Il y a environ -600 000 ans, commence la première d'une série de périodes glaciaires exigeant de toutes les espèces un effort accru d'adaptation. Pour se protéger homo erectus se vêt de fourrures, il construit des huttes et s'installe dans des cavernes. Vers -500 000 ans, il domestique le feu, depuis cette époque la maîtrise de l'énergie apparaît comme l'un des éléments dominants de l'évolution de la civilisation et de ses relations avec l'environnement.
Or si les outils aux mains de ces pré-humains et humains leur ont permis d'envahir la surface de la Terre et de transformer les milieux naturels, ils ont été responsables dès les origines d'une prédation de plus en plus marquée des espèces végétales et animales.
La raison pour laquelle les australopithèques se sont ainsi différenciés des autres primates, en devenant capables de ce que l'on a nommé ensuite des formes d'intelligence, reste encore un mystère. L'on soupçonne une mutation qui se serait produite
par hasard dans leurs cerveaux et qui se serait maintenue.
« Mais pourquoi parler d'anthropocène et non pas de façon plus précise d'
intelligocène? Le terme serait plus approprié si l'on considère que les bouleversement et destructions ayant affecté les espèces naturelles sont pour l'essentiel le résultat du développement d'une espèce humaine dotée d'intelligence. »

Ces destructions de plus en plus étendues au cours des âges prennent aujourd'hui des aspects catastrophiques qui apparaissent comme irréversibles et qui sont le prélude à la disparition de l’ homme et de son intelligence.
Rien n'interdit d'ailleurs de penser que ce scénario a été celui de Vénus ou de Mars qui auraient disposé il y a quelques milliards d'années, d'une vie biologique voisine de celle existant sur Terre, que l'intelligence y serait apparue provoquant les mêmes effets destructeurs que nous observons actuellement sur Terre.

Cette « intelligocène », période très brève à l’ échelle géologique serait celle de l’ extinction rapide d’ une espèce trop envahissante, l' homme.

Nous avons là une réponse au paradoxe de Fermi. Les civilisations fondées sur l’ intelligence aurait une espérance de vie ne leur permettant pas la conquête des étoiles et donc de se manifester auprès des autres civilisations.

Au fond, le programme de la nature serait de se débarrasser de l’homme, cette anomalie due au hasard, à cette aberration qu’est l’ intelligence qui permet à l’homme de travailler à sa perte parce qu’ elle est une arme dont il se sert de telle sorte qu’ elle épuise les ressources de la Terre qui se retourne contre lui.

Les hommes le sauraient qui tentent de pallier à cette intelligence en essayant de la brider par la raison,

Voir mon article sur Pierre rabhi :

http://www.autruchement-dit.com/2014/08/hommage-a-pierre-rabhi-pouvons-nous-quitter-le-quai-delabre-de-notre-societe-de-consommation-pour-l-ile-enchantee-de-la-frugalite.ht

 

cependant inopérante.

D’où le recours à la religion, notamment aux monothéismes plus puissants qui privilégient non le exercice libre de la raison, mais la soumission à la communauté pour assurer sa survie, ce qui a été à la fois un facteur de l’hégémonie de l’ homme sur les autres espèces ne disposant pas de cette arme qui cimente la cohésion d’un groupe et lui assure sa suprématie sur les groupes moins unis, mais en même temps un joug insupportable à certains hommes, Giordano Bruno, Galilée par exemple.

Sans compter la ruse de cette foi avec l’ hypothèse du dessein intelligent remettant en cause une évolution soumise au hasard et à la nécessité, vraiment insupportable à notre anthropomorphisme.

Mais la nature a existé avant l’ homme elle existera après l’ homme.

 

Au quatre hypothèses

1) Ils sont là.

2) Ils existent mais n'ont pas encore communiqué

3) Ils ont disparu anéantis par un événement interstellaire majeur ou à cause de leur intelligence

4) Ils n'existent pas

Force est de constater qu’aucune réponse ne peut l’ emporter et que le mieux serait de cultiver notre jardin comme le préconise Pierre Rabhi et ainsi de tenter de démentir la conjoncture de Jean-Paul Baquiast et Christophe Jacquemin.

Fidèle à Spinoza je me contente de penser quela nature n’a aucune fin à elle prescrite” et de penser qu’ il y a un aspect “merveilleux” de la science et de la raison qui nous permettent d’ ouvrir un champs d’hypothèses infinies au contraire des religions qui nous fournissent des réponses fermées et d’une banalité terre à terre, qualifiée de parole de dieu, qui ne sont que l’ habit de mère grand que le loup a revêtu pour croquer le petit chaperon rouge.

 

***

Il n'est pas possible de limiter de manière fiable le comportement des robots en concevant et en appliquant un ensemble de règles

Pour plus de précisions :

http://www.autruchement-dit.com/2015/01/l-avenir-de-l-humanite-repose-t-il-sur-les-robots-4.html

 

 

Sommes-nous seuls dans l'univers ? Chapitre III
l'avenir de la Terre

l'avenir de la Terre

 

 

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