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Sommes-nous seuls dans l'univers ? De l' équation de Drake au paradoxe de Fermi
Sommes-nous seuls dans l'univers ? De l' équation de Drake au paradoxe de Fermi
Sommes-nous seuls dans l'univers ? De l' équation de Drake au paradoxe de Fermi

Si nous savons où nous sommes dans la voie lactée et même dans l' univers, voir mes articles,

http://www.autruchement-dit.com/article-merveille-de-la-science-2-114426734.html

http://www.autruchement-dit.com/article-merveille-de-la-science-114399751.html

 

Sommes-nous seuls dans l’ univers ?

Ou bien sommes-nous les derniers survivants dans l’univers ?

 

Il est impossible de répondre à ces deux questions par des affirmations péremptoires sans échapper au danger dénoncé par Spinoza dans son appendice de la partie 1 de son éthique, à savoir l’ anthropomorphisme :

 

« j’ai pensé qu’il valait la peine de soumettre ici ces préjugés à l’examen de la raison. D’ailleurs, tous les préjugés que j’entreprends de signaler ici dépendent d’un seul, à savoir : que les hommes supposent communément que toutes les choses naturelles agissent, comme eux-mêmes, en vue d’une fin, et bien plus, qu’ils admettent pour certain que Dieu lui-même dispose tout en vue d’une certaine fin, car ils disent que Dieu a fait toutes choses en vue de l’homme, et l’homme à son tour pour qu’il lui rendît un culte.»

 

Néanmoins nous disposons d’ une équation qui permet de poser le problème de manière scientifique :

 

C’est l’équation de Drake qui réalise cette performance d’ essayer de déterminer une quantité inconnue, celle du nombre de civilisations extraterrestres dans notre galaxie à partir d'autres quantités qui sont tout aussi inconnues qu'elle.

 

L'équation proprement dite est le produit de sept facteurs :

Sommes-nous seuls dans l'univers ? De l' équation de Drake au paradoxe de Fermi

où:

  • R* est le nombre d'étoiles en formation par an dans notre galaxie ;

  • fp est la fraction de ces étoiles possédant des planètes ;

  • ne est le nombre moyen de planètes potentiellement propices à la vie par étoile ;

  • fl est la fraction de ces planètes sur lesquelles la vie apparaît effectivement ;

  • fi est la fraction de ces planètes sur lesquelles apparaît une vie intelligente ;

  • fc est la fraction de ces planètes capables et désireuses de communiquer ;

  • L est la durée de vie moyenne d'une civilisation, en années.

Les valeurs utilisées par Drake et ses collègues en 1961 sont :

  • R* = 10 an-1

  • fp = 0,5 ;

  • ne = 2 ;

  • fl = 1 ;

  • fi = fc = 0,01 ;

  • L = 10 000 ans.

Ce qui donne N = 10 civilisations en mesure de communiquer dans la Voie Lactée.

Donc en choisissant des valeurs plausibles pour chaque paramètre, on obtient généralement une valeur de N > 1 , donc nous ne serions pas seuls dans la voie lactée, a fortiori dans l’ univers, a fortiori dans un multivers.

Dans l'état actuel de nos connaissances, l'estimation de la plupart des facteurs entrant dans la formule de Drake reste très incertaine, si bien qu'en fonction des choix, le résultat N peut être bien inférieur ou égal à un (auquel cas nous serions probablement les seuls êtres technologiquement avancés dans la galaxie), ou bien au contraire égal à plusieurs centaines ou milliers. Le principal intérêt de cette équation est de montrer qu'une question semblant relever de la science-fiction peut être appréhendée de façon scientifique, à partir de l'estimation de paramètres astronomiques et/ou probabilistes bien définis.

la difficulté repose sur l'évaluation des termes qui la composent.

Ainsi, bien que le taux de formation d'étoiles et le nombre d'exoplanètes soit relativement connus, les autres paramètres sont hautement hypothétiques. Ils font intervenir des notions liées à la physique, à l'évolution de la vie, de l'intelligence, des civilisations. Le résultat est que la précarité du résultat dépasse de loin ce que l’on considérer comme recevable ou incontestable.

C’est cette équation de Drake qui conduit au paradoxe de Fermi. Si N > 0, si nous ne sommes pas seuls dans la voie lactée, pourquoi l'humanité n'a, jusqu'à présent trouvé aucune trace de ces civilisations extraterrestres ou n’ a pas eu de contacts avec elles, alors que le Soleil est plus jeune que beaucoup d'étoiles situées dans la galaxie.

Selon Fermi, des civilisations plus avancées auraient dû apparaître parmi ces systèmes planétaires plus âgés et laisser des traces visibles depuis la Terre, telles des ondes radio.

 

S’il y a des civilisations extraterrestres, leurs envoyés devraient déjà avoir pris contact avec nous, or ce n’est pas le cas. Pourquoi ?

 

Pour résoudre ce paradoxe toute une série de théories ont été proposées à la fois par des scientifiques et des auteurs de science fiction .

Comme d’habitude puisque c’est notre penchant naturel de penser que l’ univers est fait pour nous ces théories font donc œuvre d'anthropomorphisme.

 

Ainsi

 

1) Michael Michaud montre que les extraterrestres sont la plupart du temps représentés comme des humanoïdes.

Ci-dessous le dessin de Alan Dunn à l’ origine semble-t-il du paradoxe de Fermi avec son dessin du New Yorker du 20 mai 1950, proposant une explication au mystère de la disparition des poubelles de New York.

Sommes-nous seuls dans l'univers ? De l' équation de Drake au paradoxe de Fermi

On peut voir que ces extraterrestres possèdent une anatomie et une physionomie semblable à celle de l'homme, ainsi qu'une intelligence proche avec cette même curiosité de fouiller dans nos poubelles comme nous fouillons les entassements de déchets laissés par les civilisations antérieures pour mieux connaître leur mode de vie.

 

La probabilité de rencontrer des extraterrestres à forme humanoïde, sans une bonne dose d’ anthropomorphisme de notre part est infinitésimale si non impossible.

 

2) De même, les intentions qui leur sont attribuées (bienveillante ou malveillante) sont caractérisées par un « effet miroir systématique ».

Tout ce que nous voyons chez les autres n’est que le reflet de nous-mêmes.

Par exemple quand quelque chose nous plaît ou nous déplaît chez quelqu’un, ici les extraterrestres, il s’agit généralement de ce qui nous plaît ou déplaît en nous.

Les principes de non-ingérence et d'isolationnisme retenus dans certains scénarios pour expliquer que des extraterrestres plus avancés que nous ne nous aient pas contactés dévoilent ce mécanisme par lequel l'humanité projette ses propres préoccupations, notamment les USA dont nous savons qu’ils oscillent entre entre isolationnisme et non ingérence et la politique contraire qui a pris le dessus avec la division politique du monde après la deuxième guerre mondiale.

Le programme SETI, Search for Extra-Terrestrial Intelligence de rechereches de traces d' autres civilisatrions extraterrestress dans les années 1960 est fondé sur l’ équation de Drake et se veut une réponse au paradoxe de Fermi qui repose sur l’idée d’une hypothétique échelle graduée des civilisations allant des moins évoluées au plus évoluées comme si toute civilisation aboutissait forcément à la nôtre et était en mesure de la dépasser, ce qui n’est que le décalque de l’ évolution de la vie et de l’ intelligence sur notre planète.

 

3) le facteur principal demeure le temps : le paradoxe de Fermi a en effet plus de chances d'être résolu si l'espérance de vie d'une civilisation moyenne est longue. Selon la formule de Freeman Dyson, « les distances interstellaires ne sont pas une barrière à des espèces qui disposent de millions d'années d'évolution ».

 

 

Pour en savoir plu sur l' équation de Drake :

 

https://fr.wikipedia.org/wiki/%C3%89quation_de_Drake

 

 et le paradoxe de Fermi :

 

https://fr.wikipedia.org/wiki/Paradoxe_de_Fermi

 

A suivre :

 

http://www.autruchement-dit.com/2016/08/sommes-nous-seuls-dans-l-univers-chapitre-2.html

 

Sommes-nous seuls dans l'univers ? De l' équation de Drake au paradoxe de Fermi
Tag(s) : #Science

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