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Sommes-nous seuls dans l' univers? Chapitre 2
Sommes-nous seuls dans l' univers? Chapitre 2
Sommes-nous seuls dans l' univers? Chapitre 2

Je poursuis mon article du 27 Août : Sommes-nous seuls dans l' univers ?

http://www.autruchement-dit.com/2016/08/sommes-nous-seuls-dans-l-univers-de-l-equation-de-drake-au-paradoxe-de-fermi.html

En suivant Stephen Webb qui dresse la liste de 50 solutions possibles dans son ouvrage Where Is Everybody ? (2002), on peut classer les réponses au paradoxe de Fermi en quatre types :

1) Ils sont là (They Are Here), type de réponse le plus populaire et le plus traité.

2) Ils existent mais n'ont pas encore communiqué (They Exist But Have Not Yet Communicated)

3) Ils n'existent pas (They Do Not Exist).

Et

4) Ils ont disparu anéantis par un événement interstellaire majeur ou à cause de leur intelligence.

En effet

a) Notre galaxie est un endroit dangereux :

les objets néfastes pour la vie y sont nombreux et leurs effets sont importants. Les trous noirs, étoiles à neutrons, quazars peuvent expliquer que des civilisations extraterrestres n'ont pu apparaître ou qu’ elles ont été détruites.

Voir les liens ci-dessous qui illustrent cette affirmation, et que la Terre ne continuera peut-être pas toujours à avoir de la chance d’ éviter un cataclysme interstellaire :

 

http://www.autruchement-dit.com/2014/08/predictions-et-megatendances-pour-2030-la-terre-continuera-t-elle-a-avoir-de-la-chance.html

 

http://www.nature.com/ncomms/2014/140318/ncomms4481/full/ncomms4481.html

 

La fréquence moyenne des supernovas (toutes les 100 millions d'années, dans un rayon de 30 années-lumière) est une explication satisfaisante au « Grand silence » de potentielles autres civilisations que le notre. Pour James Annis, les sursauts gamma étaient plus nombreux dans le passé de l'Univers ; ils auraient pu anéantir des civilisations alors en plein développement.

Si l'on suppose que la colonisation de l’espace interstellaire nécessite un développement de 106 années (1 000 000 ) alors que la probabilité qu'un événement cosmique destructeur, comme un sursaut de rayon gamma ou une hypernova, surviennent est telle que toutes les civilisations sont condamnées à être anéanties par ces catastrophes cosmiques, avant qu'elles aient l'opportunité d'essaimer.

 

b) les civilisations extraterrestres exponentiellement expansives ne peuvent exister.

l'absence d'observations extraterrestres peut s'expliquer par la possibilité que la croissance exponentielle d'une civilisation et son expansion dans l’ univers n'est pas un modèle de « développement soutenable ». L'exploration de l'espace est en effet liée à la croissance de la population, à son impact environnemental et à l'appauvrissement des ressources du fait de la nécessité d’ une population énorme qui finit par dépasser les capacités en ressource de la planète de départ et de son système solaire.

Jacob D. Haqq-Misra et Seth D. Baum rappellent que l'histoire de l'Île de Pâques illustre, que la destruction de l'environnement peut mettre un coup de frein au développement d'une culture, mais sans la faire disparaître (c'est le syndrome de l'île de Pâques).

Ils reprennent le postulat de Sagan : étant donné la longévité de l'univers, il doit exister des civilisations extraterrestres ayant essaimé dans l'espace. Or pourquoi ne se manifestent-elles pas ? Parce que leur croissance insoutenable en a limité l’ expansion. Les civilisations extraterrestres continueraient d’exister, isolées dans des régions inaccessibles (« hypothèse de la persistance », persistence hypothesis), de la même manière que sur Terre il a pu exister jusqu’au début du XXI ème siècle des zones non explorées avec des tribus inconnues , ce qui est de moins en moins probable du fait du « rétrécissement » de la Terre intervenu avec nous nouveaux moyens de transport et d’ exploration.

 

Mais

 

La détection d'exoplanètes, depuis 1995,

 

http://www.lefigaro.fr/sciences/2016/08/24/01008-20160824ARTFIG00296-une-planete-decouverte-autour-de-notre-plus-proche-voisine-proxima-du-centaure.php

 

a conduit à repenser la notion d'habitabilité et a confirmé que la formation de systèmes stellaires est un phénomène courant, voire banal. La connaissance de la composition chimique et de la

dynamique de la galaxie, et en particulier de sa zone d'habitabilité, laissent envisager qu'il existe de nombreuses planètes viables plus anciennes que la Terre. La confirmation que la vie est apparue rapidement sur la Terre, la découverte d'espèces extrémophiles, tendent à montrer que le règne du vivant est plus diversifié et plus présent dans la galaxie que prévu, ce qui ne fait que renforcer le paradoxe de Fermi.

Pourquoi ne nous contactent-ils pas ces extraterrestres plus anciens que nous ?

D’autant que l'évolution technologique globale d’une civilisation serait du même type que décrit par la loi de Moore dans la domaine de l’informatique qui montre la croissance exponentielle de la puissance des ordinateurs, ( doublement de leur puissance tous les 2 ans),

- donc caractérisée par une croissance exponentielle de leur capacité à contrôler leur environnement et à dégager les moyens de se lancer à la conquête des étoiles.

La réponse est donné en b) par la croissance insoutenable du fait de l’ épuisement de ressources de leur monde, qui se rapprocherait du phénomène que nous observons aujourd’hui pour notre planète.

 

Pourquoi la vie intelligente serait apparue ailleurs que sur la Terre « hypothèse de la Terre rare ?

Le principe anthropique dit faible (Weak anthropic principle, WAP) exprime que la position de la Terre dans l'univers est nécessairement privilégiée au sens où elle doit être compatible avec l'existence d'une forme de vie évoluée, puisque nous sommes là pour l'observer.

Dans un univers plus petit, la vie n'aurait pas eu la possibilité d' apparaître.

Le principe anthropique dit fort (Strong anthropic principle, SAP) exprime que l'univers doit avoir reçu des lois et des paramètres fondamentaux tels que des êtres évolués puissent y apparaître à un certain moment. Il postule une volonté ou une nécessité à l'origine de l'évolution de l'univers. Il suggère donc un dessein cosmique à l'origine de l'apparition de l'humanité.

C’est une des réponses au paradoxe de Fermi la mieux partagée du fait de notre naturel anthropomorphisme et notre propension à croire au-delà de notre raison, qui aboutit in fine au Final anthropic principle (FAP) qui postule que la vie intelligente devait advenir et, une fois advenue, survivre pour toujours, dans un univers dont c’est la finalité que de l’ accueillir.

On ne saurait être plus finaliste et anthropomorphiste et en désaccord avec le propos de Spinoza « que la nature n’ a aucune fin à elle prescrite »

 

A suivre :

 

http://www.autruchement-dit.com/2016/09/sommes-nous-seuls-dans-l-univers-chapitre-iii.html

 

Sommes-nous seuls dans l' univers? Chapitre 2
Tag(s) : #Science

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