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En France la méfiance vis à vis du peuple est profonde. Le bon sens populaire n'est considéré que comme du populisme. Hommage à Magyd Cherfi (Zebda)
En France la méfiance vis à vis du peuple est profonde. Le bon sens populaire n'est considéré que comme du populisme. Hommage à Magyd Cherfi (Zebda)
En France la méfiance vis à vis du peuple est profonde. Le bon sens populaire n'est considéré que comme du populisme. Hommage à Magyd Cherfi (Zebda)
En France la méfiance vis à vis du peuple est profonde. Le bon sens populaire n'est considéré que comme du populisme. Hommage à Magyd Cherfi (Zebda)
En France la méfiance vis à vis du peuple est profonde. Le bon sens populaire n'est considéré que comme du populisme. Hommage à Magyd Cherfi (Zebda)

 

 

En France la méfiance vis à vis du peuple est profonde. Ce n'est pas pour rien que la démocratie représentative s' est imposée avec ce défaut aujourd'hui rédhibitoire d' une classe d' élus qui cumule les mandats comme si nos élus avaient le don d' ubiquité et qui se comporte comme si elle était immortelle en se faisant élire et réélire au même mandat par exemple de maire jusqu' à ce que mort ne s'ensuive pas.

Tout ce qui vient du peuple sauf ses bulletins de vote, et encore, ce n'est pas le cas des bulletins de vote pour le FN, est entaché de ce fameux populisme, véritable monstre prêt à tout dévorer et surtout la démocratie.

Cette méfiance est bien entendu hérité de la monarchie qui tout au long de son histoire n' a cessé de le massacrer lorsqu' il se révoltait à juste titre pour protester contre une fiscalité injuste et trop lourde. Il lui était même interdit à ce peuple de se constituer. Tout rassemblement de quelques individus étant interdit.

La révolution comme l' a montré Tocqueville ne fait que reprendre cette méfiance. D' autant que son déroulement même montre son influence et sa force, une fois qu'il s'est assemblé et mis en mouvement, d' abord contre la monarchie totalement impuissante face à sa volonté de changement puis contre les modérés partisans d' une monarchie constitutionnelle à l' anglaise.

On ne veut voir dans ce peuple qu'une foule, une masse en proie à une folie meurtrière, prompte à massacrer et à dresser sur une pique la tête de tel ou tel malheureux dont elle a cru qu' il voulait se mettre en travers de sa volonté.

Avec la III ème république, le droit de s' assembler, de manifester lui est enfin reconnu, mais c'est son seul droit en dehors de périodes d' élections.

Tout élément de démocratie directe est soigneusement éliminé, ainsi du référendum d' initiative populaire. Ce n'est qu' avec Nicolas Sarkozy qu'un porte étroite est ouverte avec l' instauration d' un référendum d' initiative partagée, dont les conditions démontrent une fois de plus cette méfiance vis à vis du peuple.

Jugez plutôt de ces conditions : une proposition de loi, signée par des députés et des sénateurs, doit être soutenue par un cinquième des parlementaires puis être jugée conforme à la Constitution par le Conseil constitutionnel. La proposition de loi doit ensuite être signée par 10% du corps électoral (soit 4,5 millions de citoyens) et le Parlement ne doit pas examiner de texte sur le même sujet dans un délai de six mois. Passé ce délai, le président de la République convoque un référendum sur la proposition de loi. On ne s' étonnera pas de ne pas voir de référendum de ce type mis en place dans les années à venir.

Tout ce préambule pour en venir aux réticences d' une grande partie des élus socialistes à la proposition de déchéance de la nationalité pour les « Français » auteur d' attentats islamistes. Une très large majorité des citoyens français y compris de sensibilité de gauche est favorable à une telle mesure sans ignorer qu' elle est symbolique et que c' est en donnant à nos services de sécurité de plus amples moyens techniques et juridiques que le terrorisme pourra être contenu. Il y a donc entre les élus du PS et ses électeurs une rupture qui illustre parfaitement celle qui s' est créée entre le peuple ou une partie du peuple et ses élus.

Le bon sens populaire voit dans cette mesure symbolique justement son effet symbolique qui est de rappeler que la citoyenneté française est un bien précieux et qu' il n' est pas question de la galvauder, de la réduire à moins que rien, renforçant ce sentiment qu' ont les Français qu' un grand nombre d' entre eux dans nos quartiers communautarisés n' y voit qu' un moyen de faire valoir leurs droits sans accepter les devoirs qui y sont liés et notamment d' accepter le vivre ensemble à visage découvert et sans être voilé pour les femmes, et la laïcité si précieuse pour eux et pour tous.

 

Je veux en profiter pour rendre hommage à Magyd Cherfi du groupe Zebda, qui écrit dans une tribune de « Libération », après les derniers et terribles attentats de Paris, intitulée «Je deviens solennellement français» :

« Il y a des jours comme ça où on aime la France, où on a envie de chanter la Marseillaise, envie d’être tricolore comme un supporter insupportable. Il y a des jours où on se reproche de pas être assez français. Des jours où on voudrait s’appeler Dupont quand on s’appelle Magyd. Suis-je toqué ? Suis-je choqué ? Oui je laisse se répandre la douleur en mon cœur et reposer ma tête percutée de plein fouet.

C’était un carnage et c’est mon jour de baptême, je deviens solennellement français, c’est dit. Je promets devant le fronton des mairies d’aimer la France pour le pire et le meilleur, de la protéger, de la chérir jusqu’au dernier souffle. Suis-je sonné ? Miné ? Je nais.

http://www.liberation.fr/debats/2015/11/15/carnages_1413562

 

Vous pouvez lire ses chroniques sur son site officiel :

 

http://magydcherfi.com/choux-litteraire/

 

Je le répète il y a un bon sens du peuple que trop souvent une élite médiatico-politico-intellectuelle regarde de haut et balaye d' un grand revers de manche. Elle n' a pas toujours tort de rejeter ce « il-n'y-a-qu' à », « ce-il-faudrait-que », mais le dédain, le mépris, le caractère systématique avec lequel elle les condamne finit par provoquer ce « malheur » des Français, cette impression qu' ils ne sont pas écoutés, entendus, qu'ils sont tout simplement abandonnés, bouche cousue, yeux fermés à tous les dangers des transformations de leur société dont il conserve la nostalgie qu' elle était celle d' un âge d'or aujourd'hui disparu. C'est pourquoi un dialogue sans condescendance doit être constant entre les élites et le peuple pour que les premières comprennent ses inquiétudes, ses revendications et puissent y apporter des réponses argumentées dépassant le « c' est-du-populisme », « il ne faut pas, », «  c'est-du-racisme », «  Vous-n' avez-pas-le-droit-de-penser-cela, -de-dire-cela », donc de déployer toute une pédagogie sans mépris.

Je le répète il y a un bon sens du peuple qui perçoit tout de suite que l' arrivée massive de réfugiés venus du moyen et proche orient, du Maghreb, où se déploie un type de société tout différent du notre, encore marqué par le machisme, l' infériorité de la femme et de l'individu face à la communauté, avec une religion dont le moins que l' on puisse dire, est qu' elle est vécue de manière rigoriste, va poser des problèmes massifs d' intégration dans notre société occidentale.

Voir les violences d' ordre sexuel commises contre plusieurs dizaines de femmes à Cologne, Hambourg, Stuttgart, Berlin, Düsseldorf, Francfort, Munich en Allemagne mais aussi Vienne et Salzbourg en Autriche, Zurich en Suisse le soir de la Saint Sylvestre, où sont impliquées majoritairement de jeunes réfugiés demandeurs d' asile ou immigrés d' origine algérienne, marocaine, syrienne, irakienne...

Dans son bon sens, le peuple dans les sociétés musulmanes pense que l' application de la charia est justifiée, qu' elle est conforme au message de Mahomet qui dans le Coran ne cesse de vouer aux gémonies les mécréants.

Quoi de plus normal que de couper la main du voleur. Vous pouvez être sûr qu' il ne recommencera pas!

De décapiter le trafiquant de drogue qui est une menace pour la jeunesse!

De lapider la femme adultère qui met en danger la famille !

C' est ce même terrible bon sens que nous voyons à l' œuvre dans la bible avec le fameux « œil pour œil dent pour dent ».

 

Mais face à la foule qui s'apprête à lapider la femme adultère, Jésus intervient avec pédagogie, celle que justement je réclame de nos hommes politiques, en déclarant : « Que celui d'entre vous qui est sans péché jette le premier la pierre contre elle. »

Je ne peux résister devant la beauté et l' humanité de ce texte à vous le citer :

 

"1Jésus se rendit au mont des Oliviers.

2 Mais dès le matin il revint dans le temple et tout le peuple s'approcha de lui. Il s'assit et se mit à les enseigner.
3 Alors les spécialistes de la loi et les pharisiens amenèrent une femme surprise en train de commettre un adultère. Ils la placèrent au milieu de la foule
4 et dirent à Jésus: «Maître, cette femme a été surprise en flagrant délit d'adultère.
5 Moïse, dans la loi, nous a ordonné de lapider de telles femmes. Et toi, que dis-tu?»
6 Ils disaient cela pour lui tendre un piège, afin de pouvoir l'accuser.
Mais Jésus se baissa et se mit à écrire avec le doigt sur le sol.
7 Comme ils continuaient à l'interroger, il se redressa et leur dit: «Que celui d'entre vous qui est sans péché jette le premier la pierre contre elle.»
8 Puis il se baissa de nouveau et se remit à écrire sur le sol.
9 Quand ils entendirent cela, accusés par leur conscience ils se retirèrent un à un, à commencer par les plus âgés et jusqu'aux derniers; Jésus resta seul avec la femme qui était là au milieu.
10 Alors il se redressa et, ne voyant plus qu'elle, il lui dit: «Femme, où sont ceux qui t'accusaient? Personne ne t'a donc condamnée?»
11 Elle répondit: «Personne, Seigneur.» Jésus lui dit: «Moi non plus, je ne te condamne pas; vas-y et désormais ne pèche plus.»

Jean8, 1-11

 

Il y a donc un bon sens populaire qui se révèle à la fois d'une grande perspicacité pour comprendre les problèmes mais qui court au plus simple, au plus pressé, au plus coutumier, au plus ancestral, à la tradition, pour leurs solutions. C'est tout le mérite d' une vraie élite que de prendre en compte cette perspicacité du peuple et de l' amener à des solutions qui ne soient plus celle, dans les pays musulmans, de l' application de la charia,

et en France, de maintenir l' abolition de la peine de mort tout en ne donnant pas l' impression que le violeur se retrouvera en liberté au bout de quelques années,

de proclamer que la prison n' est pas le meilleur et le seul moyen d' éviter la récidive mais que le délinquant ne s' en tirera pas qu' avec un bref séjour au commissariat,

que les réfugiés doivent être reçus avec la dignité que l'on doit à des êtres humains, mais qu'un contrôle strict doit être exercé sur leur demande d' asile et que si cette demande est rejetée ils soient renvoyés dans leur pays d' origine et ne restent pas des passagers clandestins de notre société,

que les immigrés ont les mêmes droits en France que les citoyens français mais qu' ils ont un devoir de s' adapter à notre culture, à notre civilisation du vivre ensemble laïc et de la liberté de la femme et que ce n' est pas à notre société de s' adapter à leur culture en acceptant la non-mixité par exemple de leur pays d' origine, qu' ils ont quitté pour la raison qu' il ne leur apportait plus la paix et les moyens d' assurer leurs besoins premiers que notre pays leur donne généreusement, à la seule condition qu' ils en acceptent ses fondements;

quant à ceux qui ont la nationalité française acquise depuis deux ou trois générations, qu' ils la considèrent comme la leur et comme Magyd Cherfi qu' ils proclament qu' ils en sont fiers, et quand leur pays est touché par des attentats qu' ils s'en sentent solidaires au lieu de se cantonner dans une réserve évidente lors des grandes manifestations à la suite des attentats contre Charlie qui a été en grande partie passée sous silence, de même qu' en Allemagne les forces de police ont été, semble-t-il, incitées à minimiser les violences sexuelles à l' encontre des femmes, comme si pousser sous le tapis du non-dit ces violences sexuelles, allait résoudre le problème de l' intégration,

et de se contenter de déclarations demandant de ne pas faire d' amalgame entre islam et terrorisme, au lieu de se joindre à leur concitoyens auxquels ils donnent l' impression de ne pas être solidaires.

 

 

En France la méfiance vis à vis du peuple est profonde. Le bon sens populaire n'est considéré que comme du populisme. Hommage à Magyd Cherfi (Zebda)
En France la méfiance vis à vis du peuple est profonde. Le bon sens populaire n'est considéré que comme du populisme. Hommage à Magyd Cherfi (Zebda)
Tag(s) : #Choc des civilisations, #Démocratie, #Fracture sociétale, #Islam, #Islamisme, #Immigration, #Laïcité, #Nationalté, #Populisme

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