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Publié par Elbiar

Trop tard, pas assez. La mise en oeuvre d' une politique des petits pas, des demi-mesures et du grand écart pour lutter contre le terrorisme wahhabite.
Trop tard, pas assez. La mise en oeuvre d' une politique des petits pas, des demi-mesures et du grand écart pour lutter contre le terrorisme wahhabite.
Trop tard, pas assez. La mise en oeuvre d' une politique des petits pas, des demi-mesures et du grand écart pour lutter contre le terrorisme wahhabite.
Trop tard, pas assez. La mise en oeuvre d' une politique des petits pas, des demi-mesures et du grand écart pour lutter contre le terrorisme wahhabite.

 

 

 

Enfin le Conseil français du culte musulman CFCM) se décide à sortir de sa préoccupation première, dénoncer un anti-islamisme, une islamophobie pas plus forte dans notre pays que l' antisémitisme, la judéophobie ou l' anti-christianisme, l' anti-catholicisme, pour promouvoir un Islam de paix et de tolérance. En effet, Le président du CFCM, Anouar Kbibech, a annoncé aujourd'hui la mise en place d'une «habilitation» des imams pour instaurer «un islam tolérant et ouvert» en France. 

Cette «habilitation», qui serait délivrée par le CFCM, devrait prévoir une vérification des connaissances théologiques, de l'adhésion aux valeurs républicaines et la signature d'une «charte de l'imam» en cours d'élaboration, par les futurs imams. Il n' est pas préciser si cette habilitation aurait un caractère obligatoire. Mais si elle ne l' a pas, on peut espérer qu' une forte pression sera exercée sur les mosquées et les lieux de prières pour qu' elles se dotent d' un imam « habilité ».

On peut toujours rêver pensez-vous, vous qui comme moi n' êtes guère satisfait de la réaction de notre gouvernement à la suite des terribles et derniers attentats à Paris. Comme le député de l' Essone et président de « debout la France » Nicolas Dupont-Aignan, je pense que les mesures prises par notre gouvernement interviennent trop tard, 130 morts trop tard, et qu' elle ne prennent pas assez en compte notre sécurité. Nous sommes toujours dans la politique des «  petits pas et des demi-mesures, sauf en ce qui concerne le grand écart de notre départ en guerre contre Daech dont

 

1) je ne suis guère persuadé que ce soit la bonne initiative pour notre sécurité. Ce n'est pas en faisant la guerre qu' on assure la paix. C' est en préparant la guerre que nous préservons la paix. C' est la diplomatie, c'est-à-dire la négociation avec l' ennemi, (bien entendu en position de force) qui la maintient ou la ramène.

 

2) Parce qu' il me semble que ce gouvernement, classiquement détourne notre attention de ce qui ne va pas à l' intérieur, c' est-à-dire la préoccupante extension du wahhabisme dans nos quartiers pour nous entraîner dans une "guerre" où il peut prendre la stature de commandant en chef auquel nous devrions faire totale allégeance sous prétexte d' "union nationale" et rafler la mise lors des prochaines élections présidentielles.

 

***

 

Pour faciliter la tâche du CFCM, je rappellerai ici mes propositions pour une lecture moderne, ouverte du coran, qui peut très bien n' être qu' une religion de paix et de tolérance comme je l' avais démontré dans un précédent article:

 

http://www.autruchement-dit.com/2015/04/dans-le-labyrinthe-des-versets-du-coran-iv-l-islam-religion-de-paix-et-de-tolerance.html

 

***


 

Puisque dans le véritable labyrinthe qu' est le coran nous sommes confrontés à des versets contradictoires qui penchent tantôt résolument du côté du recours à la violence et à la guerre contre les autre-croyants et les non-croyants, tantôt du côté du recours à la tolérance et à la paix vis à vis des autre-croyants et des non-croyants,le musulman est plongé dans une grande perplexité ; Comment se sortir de cette contradiction ? A quels versets doit-il se conformer ?

 


 


 

Proposition I pour sortir de cette contradiction :


 

Faire un décompte entre versets violents et versets tolérants


 

La moins satisfaisante, même si elle permet de vérifier que ce sont les versets de tolérance et de paix qui l' emportent sur les versets violents, dans une proportion plus ou moins forte, qui ne dépasse pas les 1/3 en gros pour les versets de violence et de guerre par rapport aux versets de paix et de tolérance.

Le Coran compte quelque 6300 versets au total, dont 300 contiennent des mots tels que «combattre» ou «tuer». Cinq versets, en tout, sont une injonction à tuer.

Ce qui n'est guère plus, que dans le judaïsme et le christianisme où les appels au meurtre existent sans que les juifs et les chrétiens se croient tenus de respecter ces appels.

Mais n' y aurait qu' un seul verset violent que cela poserait un problème aux musulmans, puisque la doxa wahhabite a imposé l' « invention » grâce aux pétro-dollars de la famille Saud , d' un coran incréé, parole directe de Dieu dont seule une lecture et interprétation littéraliste sont admises.


 


 

Proposition II :


 

Renverser la doxa sur l' abrogation du verset plus ancien par le verset plus récent.


 

En effet cette contradiction massive dans les versets du coran a été une pierre d' achoppement dès les origines de l' Islam.

Les « savants » coraniques « littéralistes »  ont pensé trouver dans le coran lui-même le moyen de surmonter cette difficulté : l' abrogation d' un verset par un autre verset.

Bien entendu ils ont décidés tout naturellement d' adopter le principe de la chronologie qui pourtant n' avait pas été utilisé pour rédiger le coran, puisque les « savants » coraniques avaient choisi une rédaction « étoilée », « concentrique », « spiralé » à partir d' un thème central ou initial pour composer les sourates du coran.

Le verset abrogeant serait celui venu après le verset abrogé, celui « descendu » après. Le plus récent abrogeant le plus ancien.

Outre que l' on ne comprend pas bien pourquoi des versets arrivés après d' autres primeraient sur ceux-ci, on ne comprend pas bien pourquoi un Dieu tout-puissant éprouverait le besoin de se corriger.

N'est-il pas plus judicieux de penser :

1) que les versets les premiers descendus sont les plus importants, Dieu commençant par les commandements fondamentaux en bonne logique pour entrer dans des précisions bien moins universalistes liés à tel ou tel événement mal compris, dans un contexte historique précis,


 

2) parce qu' ainsi disparaît une contradiction fondamentale entre un Dieu Tout miséricordieux proclamé comme tel dans la sourate I «  L'entrée », qui prônerait pourtant le meurtre de ses créatures, en opposition avec le contexte général de toute religion qui proclame l' infinie miséricorde de Dieu vis à vis de ses créatures : voir les axiomes de la partie I et II de notre traité :


 

Axiome I :

L' Islam pas plus que les autres monothéismes n'est une religion qui prône la violence.

Avec son Corollaire :

Autant que les autres monothéismes, l 'Islam peut-être qualifié de religion de Paix, de Tolérance et de Miséricorde.


 

Et ceux de la partie II :


 

Axiome I :

L' harmonique fondamentale de tout texte sacré est la miséricorde infini de Dieu pour sa créature.

Axiome II :

L' « ostinato » de l' âme est d' atteindre la joie par l' amour de Dieu qui la conduit à l' amour de son prochain.

Sans compter qu' on ne peut s' empêcher de se poser cette question : sont-ce les religions qui prônent la guerre et la violence dans le monde? Ou est-ce que ce sont les hommes qui les « inventent » pour sanctifier leur propre violence et fanatisme?

La religion serait utilisée comme moyen de légitimation de la violence en «sanctifiant» un combat terrestre, ce que font les milices du soi-disant état islamique aujourd'hui.


 


 

Proposition III:


 

Abroger l' abrogation d' un verset par un autre verset.


 

Notons qu' il y a toujours eu des exégètes coraniques pour contester ce principe de l' abrogation, notamment les mutazilites qui s'appuyaient sur la raison, la philosophie grecque pour interpréter les versets du coran et aujourd'hui Muhammad Asad qui affirme : « Comment imaginer que Dieu puisse, comme un simple écrivain, raturer son œuvre. » . En effet n' y-a-t-il pas une impossibilité à concevoir un Dieu bégayant son message, obligé de s' y reprendre à deux, trois fois pour le corriger ?


 

Le verset de référence des « abrogationnistes » est le V106 dans la sourate 2 « La vache ». On peut y ajouter le verset 39 de la sourate 13 « Le tonnerre », le verset 52 de la sourate 22 « Le pèlerinage » et aussi les versets 101 de la sourate 16 « Les abeilles », les versets 6-7 de la sourate 87 « Le très-haut ».

Voici ce verset dans la traduction du docteur Al Ajami, accompagné des autres traduction aux quelles nous avons pris l' habitude de nous adosser  :

“ Que Nous abrogions un verset, ou que Nous le fassions oublier, Nous en apportons un

meilleur ou un équivalent. Ne sais-tu pas que Dieu est Omnipotent. » Al Ajami

1) «  Il n'est pas un verset que Nous abrogeons ou que Nous fassions tomber dans l' oubli que nous le remplacions par un verset préférable ou[à tout le moins] équivalent. Ignores-tu que Dieu est Omnipotent ? » Penot

2) « Nous ne transférons aucun Signe,

nous n’en laissons pas oublier,

sans en susciter un autre, meilleur ou similaire.

Ne le sais-tu pas ?

Allah est puissant sur tout ! » Chouraqui


 

3) « Dès que nous abrogeons un verset

ou dès que nous le faisons oublier,

nous le remplaçons par une autre meilleur ou semblable.

- Ne sais-tu pas

que Dieu est puissant sur toute chose ?- Masson


 

4) «  - Nous n' abrogeons un verset, ni ne le faisons passer à l'oubli, sans en apporter de meilleur ou d' analogue.

- Ne sais-tu pas que Dieu est Omnipotent ?… Berque


 

5) « Que nous abrogions ou effacions un verset, nous en apportons un pareil ou un meilleur. Ne sais-tu pas que Dieu peut tout » Grosjean


 

6) « Lorsque Nous abrogeons un verset ou que Nous le faisons oublier, Nous lui substituons un autre, encore meilleur ou semblable.Ne sais-tu pas qu » Allah est Omnipotent ? » Bah


 

7) « Si Nous abrogeons un quelconque verset ou que Nous le fassions oublié, Nous en apportons un meilleur ou équivalent. Ne sais-tu pas que Dieu est capable de tout ? » Hamidullah


 

8) «  Dès que nous abrogeons une aya ou la faisons oublier, Nous en apportons une meilleure ou semblable. Ne sais-tu point que qu 'Allah, sur toute chose, est omnipotent ? » Blachère


 

 9) « We do not abrogate a verse or cause it to be forgotten except that We bring forth [one] better than it or similar to it. Do you not know that Allah is over all things competent? » Saheeh


 

« Any message which, We annul or consign to oblivion We replace with a better or a similar one. Dost thou not know that God has the power to will anything? » Asad


 

« Any revelation We cause to be superseded or forgotten, We replace with something better or similar. Do you [Prophet] not know that God has power over everything? » Haleem


 

« Whenever We abrogate an ayat or cause it to be forgotten, We bring one better than it or equal to it. Do you not know that Allah has power over all things? » Bewley


 

« And for whatever verse We abrogate or cast into oblivion, We bring a better or the like of it; knowest thou not that God is powerful over everything? » Arberry


 

« If God abolish an existing law of His [perhaps in account of not serving the time and purpose any more], He will replace it with another one which is more appropriate for you. Do you not know that God has control over everything [and may change His own laws at will]? » Moeinian.


 

10) « Si abrogamos una aleya o provocamos su olvido, aportamos otra mejor o semejante. ¿No sabes que Dios es omnipotente? Cortés


 

« No abrogamos ninguna ley ni la hacemos olvidar sin traer otra mejor o similar. ¿Acaso no sabes que Allah tiene poder sobre todas las cosas? » Asad, Pérez


 

Rappelons-le, même pour les arabophones, le coran est un texte difficile, un vrai labyrinthe de versets contradictoires, rédigés dans une langue archaïque dont nous avons vu qu' elle pourrait être considérée plus comme un avantage que comme un inconvénient, pour une interprétation ouverte de ce texte sacré aux yeux des musulmans.

C' est pourquoi il m' a semblé judicieux, même si cela se révèle un peu fastidieux pour mes lecteurs, de fournir différentes traductions, afin de mieux montrer l' étendue des possibilités de traductions, donc d' interprétations du coran, qui ne peuvent in fine que montrer son « ouverture », la nécessité de l' interpréter, contrairement à ce que veut imposer la doxa littéraliste wahhibito-salisfisto-saudienne, pour qui il n' y a de coran qu' en langue arabe, même si les pétro-monarques saudiens prennent bien soin de diffuser gratuitement dans toutes les langues de la planète, un coran à leur mesure, c'est-à-dire fondé sur une lecture littéraliste mais surtout sur l' idée d' une soumission d' esclave à Allah en partant de l' idée qu' un croyant soumis et un sujet soumis. Ainsi sont diffusées universellement les versions d' un coran fermé, faisant de l' Islam une religion fermée, une religion du combat contre les autre-croyants, affirmant un prosélytisme universel s' appuyant sur cette théorie de l' abrogation apparemment incluse et commandée par le coran, puisque que les versets de combat, de guerre aux incroyants sont les derniers « descendus » et donc abrogeraient les versets les premiers descendus, tolérants prônant un Islam de paix et de tolérance, ce que nous avons rejetés dans notre deuxième proposition.


 

Ce qui nous amène à faire la constatation, que plus que les autres , par ses contradictions, par ce passage de versets prônant d' abord la paix et la coexistence, puis une certaine passivité à l' égard des agresseurs, ensuite une injonction de répliquer, de les combattre, enfin de faire la guerre à tous les non-musulmans agresseurs ou pas, qui correspondrait au renforcement du nombre des musulmans et donc de leur force, l'Islam serait la meilleure illustration que les religions sont des inventions de l' homme qui tiennent comme le dit Spinoza dans l' appendice de la première partie de son éthique à ce préjugé qu' il voit ce monde comme organisé à ses fins propres, qui n'existent pas, celui-ci n' ayant «  aucune fin qui lui soit prescrite » :


 

« que les hommes supposent communément que toutes les choses naturelles agissent, comme eux-mêmes, en vue d’une fin, et bien plus, qu’ils admettent pour certain que Dieu lui-même dispose tout en vue d’une certaine fin, car ils disent que Dieu a fait toutes choses en vue de l’homme, et l’homme à son tour pour qu’il lui rendît un culte. »


 

Mais si nous restons pour le moment dans une exégèse coranique ne recourant pas à tout ce que la science peut apporter à une étude critique du coran, le meilleur moyen est celui formulé dans notre troisième proposition, l ' abrogation de l' abrogation.


 

En fait nous sommes avec cette théorie de l' abrogation devant une invention qui avait pour but de renforcer le pouvoir des califes, à la fois chefs religieux et chefs politiques, en faisant du coran une arme de guerre religieuse contre les autre-croyants et les non-musulmans, en sacralisant le devoir de guerre du musulman contre eux, en imposant une soumission religieuse fondement de leur autorité en tant que commandeur des croyants, un peu du même ordre que la légitimation sous l' ancien régime du pouvoir absolu des rois, vicaires du christ, autrement dit en quelque sorte eux aussi « commandeurs des croyants », avec comme conséquences les épisodes de la saint Barthélémy, de l' abrogation de l' édit de tolérance de Nantes et le supplice du chevalier de la Barre, entre autres.


 

En ce sens le définition de la religion que donne Bergson dans  « Les deux sources de la morale et de la religion » s'applique plus particulièrement à l' Islam :

« Envisagée de ce premier point de vue [ « assurer aux sociétés la cohésion voulue], la religion est donc une réaction défensive de la nature contre le pouvoir dissolvant de l ' intelligence ». En effet, « si l'individu détourne sa réflexion… pour la diriger… sur la gêne que la vie sociale lui impose, sur le sacrifice qu' il fait à la communauté » la cohésion de celle-ci est mise en danger.


 

C'est à partir de l' étude du docteur Al-’Ajamî tenant d' un Islam d' ouverture, de paix et de tolérance, qu' il est possible de comprendre que nous sommes avec cette théorie de l' abrogation devant une « invention », dont il est possible de se passer


 

http://oumma.com/Point-de-contrainte-en-religion%2C5667


 


 

Comment concilier le fait que la Parole de Dieu soit dans le coran, proclamée incréée et en même temps que Dieu la modifie ? A la rigueur abroger un verset pour le remplacer par un meilleur peut être compréhensible, mais abroger un verset pour un équivalent ? Quel intérêt à « faire oublier » un verset toujours inclus dans le coran ?

A ces questions il est possible d' avoir des réponses en s' appuyant sur la polysémie des mots utilisés dans le verset 106 de la sourate 2 «  La vache » qui prétend fonder l' abrogation :

Suivons le docteur Al Ajami qui nous indique que le verbe nasakha peut signifier « effacer , abroger ainsi que « transcrire, transférer ».


 

D' où cette nouvelle version du verset 106 qu' il nous propose :

Que Nous [transcrivions ] ou transférions un verset, ou que Nous le fassions

oublier,

Nous en apportons un meilleur ou un équivalent. Ne sais-tu pas que

Dieu est Omnipotent”

il s’agit en ce sens du transfert ou de la transcription d’un verset à partir de la « Table Protégée »,


 

D'autre part, le verbe ansâ, signifie bien faire oublier, mais aussi laisser


 

“Que Nous transcrivions ou transférions un verset,

ou que

Nous le laissions, Nous en

apportons un meilleur ou un équivalent. Ne sais-tu pas que

Dieu est Omnipotent.”


 

Dans ce cas Dieu décide de ne pas transcrire ou transférer tel ou tel verset de la “Table Protégée” . Il ne le révèle pas.


 

Les juifs et les chrétiens qui détiennent des écrits révélés par Dieu avant la révélation du coran, n'ont aucune préséance et ne sont pas en droit de rejeter le nouvel écrit sacré qu' est le coran, comme le proclame le verset 105 de la sourate 2 :


 

“Les dénégateurs parmi les Gens du Livre ainsi que les polythéistes n’aiment pas que vous soit révélé un bienfait de la part de votre Seigneur. Or, Dieu privilégie de Sa miséricorde qui Il veut. Dieu est certes détenteur d’une grâce inépuisable.” Al Ajami


 

1) « Les mécréants, gens du Livre ou polythéistes, ne voulaient pas qu'une faveur de votre Seigneur vous soit accordée ; or Dieu distingue qui Il veut en lui accordant Sa miséricorde et Dieu détient une faveur immense » Penot.


 

2) « Ceux qui effacent Allah

parmi les tentes de l’Écrit et les associateurs

n’acceptent pas que descende sur vous

le meilleur de votre Rabb.

Allah privilégie de ses matrices qui il décide,

Allah doté de surabondances grandioses. » Chouraqui


 

3) « Ceux d' entre les gens du Livre qui sont incrédules

et les polythéistes ne voudraient pas qu'une grâce descendent sur vous.

Dieu accorde, en particulier, sa miséricorde à qui il veut.

Dieu est le Maître de la grâce incommensurable . » Masson


 

4) « Les dénégateurs, parmi les gens du Livre, non plus que les associants n'aiment que rien de bon descendent sur vous de votre Seigneur. Or Dieu privilégie de Sa miséricorde qui il veut. » Berque


 

5) « Ceux qui ont le livre sans la foi et ceux qui ajoutent des dieux ne veulent que votre Seigneur vous donne une révélation. Mais Dieu fait miséricorde à qui il veut, Dieu dispode d'une grâce sans borne. » grosjean


 

6) « Les mécréants parmi les gens du Livre et les polythéistes n'aiment pas que votre Seigneur vous accorde des bienfaits, mais Allah accorde sa grâce à qui il veut. A allah appartient la faveur suprême. » Bah


 

7) « Ni ceux des gens du Livre qui ont mécru, ni les faiseurs de dieux, n'aiment qu'on fasse descendre sur vous un bienfait de la part de votre Seigneur. Alors que Dieu réserve à qui il veut Sa miséricorde ! Et Dieu est détenteur de l' énorme grâce. » Hamidullah


 

8) « Ceux qui sont incrédules, parmi les Détenteurs de l' Écriture, ainsi que les Associateurs ne voudraient point qu' un bien, descende sur vous, de votrte Seigneur. [Mais] Allah accorde en particulier sa grâce (rahma) à qui il veut. Allah est le Détenteur de l' Immense Faveur. » Blachère


 

 9) « Neither those who disbelieve from the People of the Scripture nor the polytheists wish that any good should be sent down to you from your Lord. But Allah selects for His mercy whom He wills, and Allah is the possessor of great bounty. » Saheeh


 

« Neither those from among the followers of earlier revelation who are bent on denying the truth, nor those who ascribe divinity to other beings beside God, would like to see any good ever bestowed upon you from on high by your Sustainer; but God singles out for His grace whom He wills-for God is limitless in His great bounty. » Asad


 

« Neither those People of the Book who disbelieve nor the idolaters would like anything good to be sent down to you from your Lord, but God chooses for His grace whoever He will: His bounty has no limits. » Haleem


 

« Those of the People of the Book who are kafir and the idolaters do not like anything good to be sent down to you from your Lord. But Allah selects for His mercy whomever He wills. Allah´s favour is truly vast. » Bewley


 

« The idol worshippers, as well as the Christians and the Jews alike, resent (among other things, out of jealousy) to see that something good (Qur’an) is being sent to you (and not to them) from the Lord. The choice, however, is the Lord’s; He is the One Who decides to shed his grace upon whoever He chooses (naturally based upon the merit of the recipient.) » Moeinian


 

« Those unbelievers of the People of the Book and the idolaters wish not that any good should be sent down upon you from your Lord; but God singles out for His mercy whom He will; God is of bounty abounding. » Aberry


 

10) « Los que no creen, tanto gente de la Escritura como asociadores, no desearían que vuestro Señor os enviara bien alguno. Pero Dios particulariza con Su misericordia a quien Él quiere. Dios es el Dueño del favor inmenso. » Cortés


 

« Desean los incrédulos de la Gente del Libro [judíos y cristianos] y los idólatras que no os descienda ningún bien de vuestro Señor, pero Allah distingue con Su misericordia a quien Él quiere; y Allah es el poseedor del favor inmenso. » Asad, Pérez


 


 

Le verset 106 répond à ce verset 105 : Il n' y a pas d'exclusivité de la révélation. Toute communauté peut recevoir une révélation, en même temps, quand à son harmonique fondamentale, (voir axiome I de la partie II) forcément identique, si dans la forme distincte.


 

“ Par le Livre explicite que Nous

avons fait récitation arabe afin que vous puissiez y réfléchir. Il est en

vérité auprès de Nous dans la Mère du Livre, [umm al kitâb],

sublime et sage.” S43.V2-4. Al Ajami

1) «  Par le Livre révélateur !

Nous avons fait un Coran arabe afin que vous le méditiez.

[Consigné] dans son prototype (Litt. : dans la « Mère du Livre »), il se trouve auprès de Nous empreint de hauteur et de sagesse. » Penot

2) « « Par l’Écrit manifeste,

Nous voici, Nous avons mis

l’Appel en arabe: al-Qur’ân.

Peut-être discernerez-vous ?

Elle est auprès de nous,

la Mère de l’Écrit, sublime, sage. » Chouraqui

3) « «  Par le Livre clair !

Oui, nous en avons fait un Coran arabe !

-Peut-être comprendrez-vous !-

Il existe auprès de nous, sublime et sage, dans la mère du Livre. » Masson

4) « « Par l' Écrit explicite

Nous l' avons fait Coran arabe, escomptant que vois raisonniez

aussi bien demeure-t-il, sagesse sublime, dans l' Original en Notre sein. » Berque

5) «  Nous avons en fait un Coran arabe, peut-être comprendrez-vous. Oui, et il est très haut et sage dans l' écriture mère près de nous. » Grosjean

6) « « Par le Livre éclairant !

En vérité, Nous en avons fait un Coran en langue arabe, pour que vous puissiez bien comprendre.

Il est auprès de Nous, dans la Version Mère, un Livre de transcendance et de sagesse. » Bah

7) « « Par le Livre évident !

Oui, Nous avons désigné ceci comme une Lecture arabe ;

- peut-être comprendriez-vous ? -

oui, et elle est auprès de Nous, dans l »Écriture-Mère, haute, sage, assurément. » Hamidullah

8) «  Par l' Écriture explicite !,

Nous avons fait [ de celle-ci] une Prédication en arabe ! Peut-être raisonnerez-vous.

En vérité, cette Écriture, dans l' Archétype auprès de nous, est certes sublime et sage ! » Blachère

9) « Indeed, We have made it an Arabic Qur'an that you might understand.

 And indeed it is, in the Mother of the Book with Us, exalted and full of wisdom. » Saheeh


 

« CONSIDER this divine writ, clear in itself and clearly showing the truth: behold, We have caused it to be a discourse in the Arabic tongue, so that you might encompass it with your reason.

And, verily, [originating as it does] in the source, with Us, of all revelation, it is indeed sublime, full of wisdom. » Asad


 

« By the Scripture that makes things clear, We have made it a Quran in Arabic so that you [people] may understand. It is truly exalted in the Source of Scripture kept with Us, and full of wisdom. » Haleem


 

« By the Book which makes things clear. We have made it an Arabic Qur´an so that hopefully you will use your Intellect. It is in the Source Book with Us, high-exalted, full of wisdom. » Bewley


 

« By the Clear Book, behold, We have made it an Arabic Koran; haply you will understand; and behold, it is in the Essence of the Book, with Us; sublime indeed, wise. » Arberry


 

« (God) swear by this book which explains its subject matter so clearly. This Qur’an is revealed in Arabic to you [who were expecting it in another language as a sign of miracle] so that you read it in your own maternal language and understand it. This book, which is preserved in the heaven by God almighty Himself, is the source of all the scriptures and God revealed literatures; it is the most honorable book and full of wisdom. » Moeinian


 

10) « ¡Por la Escritura clara! Hemos hecho de ella un Corán árabe. Quizás, así, razonéis. Está en la Escritura Matriz que Nosotros tenemos, sublime, sabio. » Cortés


 

« [Juro] Por el Libro evidente [el Corán y sus preceptos]

Que ciertamente hemos revelado el Corán en idioma árabe [¡Oh, gente de La Meca!] para que reflexionéis [y comprendáis su significado].

El cual está registrado en el Libro Madre [La Tabla protegida] que poseemos, y es [el Corán un Libro] sublime y sabio. » Asad, Pérez


 

(J'ai mis en gras les traductions anglaises de Asad et de Bewley par leur référence à la raison et à l' intellect pour mieux comprendre le livre sacré.)


 


 

Poursuivons avec le docteur Al Ajami la justification de la nécessité d' abroger l' abrogation avec les versets 21 et 22 de la sourate 85 «  Les constellations » puis le verset 39 de la sourate 13 « Le tonnerre » :

S85,V21-22

“ Ce Coran est une noble récitation

émanant de la Table Protégée »  Al Ajami

1) « Et ceci est un noble coran gardé sur une tablette » Grosjean. »

2) « Pourtant ceci est une Prédication sublime sur une Table conservée ! » Blachère.

3) « Pourtant, voici l’Appel glorieux, al-Qur’ân, sur une Table bien gardée. » Chouraqui

4) « il s' agit pourtant bien, d 'un Coran glorieux [ consigné] sur une Table préservée [ de toute altération] Penot.

5) « Ceci est, au contraire, un Coran glorieux écrit sur une Table gardée ! » Masson.

6) « Silence ! Voici un Coran magnanime issu d' une table bien, gardée. » Berque.

7) « Ceci est, au contraire, un Coran glorieux écrit sur une Table gardée ! » Bah. « Ceci est, au contraire, une Lecture, sur une tablette protégée. »

8) « Ceci est, au contraire, une glorieuse Lecture, sur une tablette protégée ! » Hamidullah

 9) « Nay, but this [divine writ which they reject] is a discourse sublime, « But this is an honored Qur'an [Inscribed] in a Preserved Slate. » Saheeh

« This is truly a glorious Quran upon an imperishable tablet [inscribed]. » Asad

« It is indeed a Glorious Qur´an [written] on a preserved Tablet. » Bewley

« Nay, but it is a glorious Koran, preserved on a Tablet. » Haleem

10) « ¡Sí es un Corán glorioso, en una Tabla bien guardada! » Cortés

« Y por cierto que éste es un Corán glorioso Que está registrado en una tabla protegida. » Asad, Pérez

S13,V39.

“ Dieu efface ce qu’il veut, ou il

confirme, car Il détient la Mère du Livre.” Al Ajami

1) « Dieu efface ce qu' Il veut et confirme [ ce qu'il veut] ; auprès de Lui se trouve le prototype de l' Écriture ( Litt. : La Mère du Livre).

2) 4)« Allah élimine ce qu’il décide ou le confirme.

La Mère de l’Écrit est près de Lui. » Chouraqui

3) « « Dieu efface ou confirme ce qu' il veut.

La mère du livre se trouve auprès de lui. » Masson

4) « Dieu abolit ce qu'Il veut, ou le confirme : Il tient le Livre original » Berque

5) « Dieu efface et confirme ce qu' il veut.Il a la source du livre » Grosjean.

6) « Il appartient à Allah d' abroger ou de maintenir ce qu' Il veut. C'est Lui qui détient la source mère du Livre. » Bah

7) «  Dieu efface ce qu'Il veut. Il confirme aussi. Et la prescription-mère est auprès de Lui. » Hamidullah

8) « Allah efface et confirme ce qu' Il veut et, auprès de lui, est l ' archétype du livre » Blachère.

9) « Allah eliminates what He wills or confirms, and with Him is the Mother of the Book. » Saheeh

« God annuls or confirms whatever He wills [of His earlier messages] -for with Him is the source of all revelation. » Asad

« God erases or confirms whatever He will, and the source of Scripture is with Him. » Haleem


 

« Allah erases whatever He wills or endorses it. The Master Copy of the Book is in His Hands. » Bewley


 

« God blots out, and He establishes whatsoever He will; and with Him is the Essence of the Book. » Arberry

« The original source of all Divine Books (referred to as Mother of the Books) is at the disposition of the Lord. He erases (from the previously revealed Books) whatever he decides (in accordance with a planned strategy by Him) and keeps intact whatever He wills. Moeinian

10) « Allah anula o confirma [de Su Designio] lo que quiere. Él tiene en Su poder el Libro donde están registradas todas las cosas [la Tabla Protegida]. » Asad, Pérez

« Dios abroga o confirma lo que quiere. Él tiene la Escritura Matriz » Cortés

.


 

Ainsi se dégage une théorie coranique de la Révélation : à partir d’un Écrit matriciel immuable, archétypique, « la mère du Livre » il pourra y avoir diverses transcriptions, ne s' abrogeant pas l' une l' autre parce que voulues par Dieu en fonction des circonstances, aucune n' ayant quelque précellence.


 

le Coran est une version arabe de cet « archétype du livre », de cette « Escritura matriz », de cette « Essence of the Book », afin que les Arabes puissent accéder à leur tour, par cette transcription en arabe à son contenu.

A chaque révélation, cet « archétype du livre » sera transcrit en fonction de la langue, du niveau culturel, et d'autres conditions aux différentes communautés, par exemple juive, chrétienne. Il y a donc même origine et identité sur le fond entre le Coran, et la Bible, avec cette «  harmonique fondamentale» de l' amour de Dieu pour ses créatures et de celles-ci pour Dieu.

Par conséquent, ce que Dieu a révélé à telle ou telle communauté de croyants n'est pas une vérité exclusive des autres vérités qu' il a révélées sous d' autres formes à d'autres communautés de croyants, les juifs, les chrétiens, etc...

Ce que Dieu a annoncé à telle ou telle communauté de croyants est une forme de Sa vérité qui sera différente à chaque révélation mais sur le fond sera pleinement sa vérité.

C'est pourquoi le docteur Al-’Ajamî traduit ainsi ce fameux verset soi-disant abrogatif :


 

« Que Nous transférions un verset de la Table protégée ou que Nous ne le laissions en attente, Nous apportons dans les deux cas, par transfert à partir de la Table protégée, un verset meilleur -c’est-à-dire plus adapté en forme et en fond à l’époque où il est révélé- verset étant aussi équivalent -c’est-à-dire délivrant un message équivalent, qu’il s’agisse ou pas de la transcription d’un même verset matriciel. Dieu est le seul capable de réaliser cela. »

que l' on peut rapprocher de la traduction donnée en anglais par Tinian Moeinian :

« (God) swear by this book which explains its subject matter so clearly. This Qur’an is revealed in Arabic to you [who were expecting it in another language as a sign of miracle] so that you read it in your own maternal language and understand it. This book, which is preserved in the heaven by God almighty Himself, is the source of all the scriptures and God revealed literatures; it is the most honorable book and full of wisdom. ».

Ce qui met à bas la doxa coranique littéraliste, que  le coran contiendrait la dernière révélation de Dieu qui viendrait abroger les précédentes révélations, comme la théorie de l' abrogation permet d' abroger les versets de paix et de tolérance, les plus nombreux dans ce livre, au profit des versets de violence et d' appel à la guerre contre les autre-croyants pour le transformer en une arme de guerre, ce qui a été semble-t-il historiquement une volonté des premiers califes pour sanctifier leur pouvoir.

Nous reviendrons sur ce fait historique fondamental que, dès le début le coran, a été instrumentalisé pour des raisons politico-militaires, ce qui lui a donné et lui donne du fait des fondamentalistes cet aspect rébarbatif d' appel à la violence et au meurtre, contre quoi tente de s' élever des musulmans sincères et ouverts comme le docteur Al-’Ajamî par exemple, au risque de leur vie.

Aspect rébarbatif que souligne dans une lettre Alexis Tocqueville qu' il envoie à Arthur de Gobineau :

« J’ai beaucoup étudié le Coran à cause surtout de notre position vis-à-vis des populations musulmanes en Algérie et dans tout l’Orient. Je vous avoue que je suis sorti de cette étude avec la conviction qu’il y avait eu dans le monde, à tout prendre, peu de religions aussi funestes aux hommes que celle de Mahomet. Elle est, à mon sens, la principale cause de la décadence aujourd’hui si visible du monde musulman et quoique moins absurde que le polythéisme antique, ses tendances sociales et politiques étant, à mon avis, infiniment plus à redouter, je la regarde relativement au paganisme lui-même comme une décadence plutôt que comme un progrès. Voilà ce qu’il me serait possible, je crois, de vous démontrer clairement, s’il vous venait jamais la mauvaise pensée de vous faire circoncire… »

qu' il confirme à un autre de ses amis, Richard Milnes :

« Vous me paraissez seulement comme Lamartine être revenu de l’Orient un peu plus musulman qu’il ne convient. Je ne sais pourquoi de nos jours plusieurs esprits distingués montrent cette tendance. À mesure que j’ai mieux connu cette religion, j’ai mieux compris que c’est surtout d’elle que sort la décadence qui atteint de plus en plus sous nos yeux le monde musulman. Quand Mahomet n’aurait commis que la faute de joindre intimement un corps d’institutions civiles et politiques à une croyance religieuse, de façon à imposer au premier l’immobilité, qui est dans la nature des Saoudiens, c’en eût été assez pour vouer dans un temps donné ses sectateurs à une infériorité d’abord et ensuite à une ruine inévitable. La grandeur, et la sainteté du christianisme, est de n’avoir au contraire entrepris de régner que dans la sphère naturelle des religions, abandonnant tout le reste aux mouvements libres de l’esprit humain. ».

De même, Voltaire avec sa tragédie « Mahomet, ou le fanatisme » jouée en 1742, se révèle violemment anti – musulman. En fait à travers l' Islam, il visait l' église catholique, qu' il haïssait, certes de manière si voilée, qu' ayant dans sa malice dédié sa pièce au pape celui-ci lui donna sa bénédiction. J' entends encore le rire sarcastique de Voltaire recevant cette bénédiction papale. Voir mon article :


 

www.autruchement-dit.com/-au-palais-de-la-stupidit%C3%A9-de-l-intol%C3%A9rance-la-trag%C3%A9die-de-voltaire-le-fanatisme-ou-mahomet-le-proph%C3%A8te


 


 

Des années plus tard, du fait de ses recherches pour son « Essai sur les mœurs et l' esprit des nations » de 1756, il connaît mieux l' Islam et notamment l 'empire ottoman, il revient sur sa position anti- musulmane. En tant que théiste, il a maintenant plus de sympathie pour l' islam. Il fait donc dire dans son chapitre XIII «  Discours d' un turc », de son essai «  Il faut prendre parti ou le principe d' action » de 1772 :

« Sa religion [ à Mahomet] est sage, sévère, chaste et humaine : sage puisqu’elle ne tombe pas dans la démence de donner à Dieu des associés, et qu’elle n’a point de mystère ; sévère puisqu’elle défend les jeux de hasard, le vin et les liqueurs fortes, et qu’elle ordonne la prière cinq fois par jour ; chaste, puisqu’elle réduit à quatre femmes ce nombre prodigieux d’épouses qui partageaient le lit de tous les princes de l’Orient ; humaine, puisqu’elle nous ordonne l’aumône, bien plus rigoureusement que le voyage de La Mecque. Ajoutez à tous ces caractères de vérité, la tolérance. Songez que nous avons, dans la seule ville de Stamboul, plus de cent mille chrétiens de toutes sectes, qui étalent en paix toutes les cérémonies de leurs cultes différents, et qui vivent si heureux sous la protection de nos lois, qu'ils ne daignent jamais venir chez vous, tandis que vous accourez en foule à notre porte impériale»

Ainsi comme Gobineau, comme Milnes, Voltaire, certes par haine de « l' infâme » ( l' église catholique) montre une empathie indiscutable pour l' Islam n' y voyant plus cette religion de violence, d' intolérance que beaucoup y voit encore, non sans raison du fait de la doxa littéraliste qui dénature le coran mais une religion «  sage, sévère, chaste et humaine » et tolérante.

Il reste une quatrième proposition, que j' évoquerai plus en détail dans un prochain article :

Considérer le coran non plus comme un texte sacré mais comme un texte dont il est possible de faire l' archéologie,

au moyen de toutes les sciences qui ont permis le développement d' une exégèse biblique à la fois d' une très grande complexité et d'un très grand intérêt, comme le démontre depuis des années un savant comme Thomas Römer dans ses cours du collège de France et comme a commencé de le faire pour la constitution du coran François Déroche à ce même collège de France, à la suite du savant allemand Christoph Luxemberg contre lequel une fatwa a été lancée et Edouard marie Gallez notamment. Il s' agit de montrer que le coran appartient pleinement à ce que l' on appelle l' antiquité tardive et qu' il a été composé dans un milieu politique, religieux, culturel où se confrontaient les juifs, les chrétiens, les zoroastriens, les polythéistes, dont les sourates font une référence constante et que peut-être comme pour Jésus, le Mahomet du coran n'a que peu à voir avec le vrai Mahomet qui selon Edouard Marie Gallez ne serait pas mort en 632 mais en 634, assassiné à Jérusalem, qu' il avait conquise après avoir battu les Byzantins, alors que sa tribu était l' allié de la secte des judéo-nazaréens et qu' il ne se revendiquait pas comme le prophète d' une nouvelle religion, à l' instar de Jésus.

 

http://www.college-de-france.fr/site/thomas-romer/_course.htm

http://www.college-de-france.fr/site/francois-deroche/_course.htm

http://www.capucins.net/coran-aujourdhui/index.html

http://anglesdevue.canalblog.com/archives/2007/05/16/4947746.html

http://legrandsecretdelislam.com/

 

Trop tard, pas assez. La mise en oeuvre d' une politique des petits pas, des demi-mesures et du grand écart pour lutter contre le terrorisme wahhabite.
Trop tard, pas assez. La mise en oeuvre d' une politique des petits pas, des demi-mesures et du grand écart pour lutter contre le terrorisme wahhabite.

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