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Publié par Elbiar

Ouf ! La peau de chagrin de notre polluante industrie continue de se réduire (?!)
Ouf ! La peau de chagrin de notre polluante industrie continue de se réduire (?!)

 

 

 

Le patron du conglomérat américain,General electric(GE), Jeff Immelt, qui a racheté Alstom, malgré les manœuvres du docteur folamour du tout français, Montebourg, poursuit sa stratégie de désengagement des activités financières – banque de détail, crédit immobilier ou à la consommation, assurances… – pour se recentrer sur les secteurs industriels prometteurs, des équipements et des infrastructures à haute valeur ajoutée (énergie, santé, transport…). GE a déjà cédé l’équivalent de 68 milliards de dollars (60 milliards d’euros) d’actifs financiers.

L’entreprise a annoncé qu’elle en céderait encore pour arriver à 100 milliards de dollars d’ici à la fin de l’année.

De GE Capital, M. Immelt ne compte garder que les structures offrant des solutions de financement aux clients souhaitant acheter les produits de GE, comme ses moteurs d’avion, ses appareils d’imagerie médicale, ses turbines de centrale électrique ou ses équipements pétroliers. Vous noterez la cohérence du projet de ce grand patron d' une très grande entreprise : Je vous conseille donc d' en acheter les actions qui ne vont pas manquer de se valoriser. En même temps vous soutiendrez un patron qui veut gagner de l' argent non pas dans la finance mais dans l' industrie.

Il a fixé un cap, en avril, en confirmant ce virage stratégique pris en 2014 : à partir de 2018, les activités industrielles généreront 90 % des profits de GE (contre 57 % en 2014).


Lorsque GE a racheter Alstom à la barbe de notre ministre du redressement économique, les docteurs Folamour de la désindustrialisation ont souligné que la France ne perdait pas de sa substance industrielle, car les usines d’Alsthom resteraient dans l’Hexagone.

Mais en fait, elle abandonnait une nouvelle partie de sa souveraineté industrielle, puisqu' avec Alstom, elle cèdait ses turbines et ses réseaux électriques, après avoir cédé ses téléviseurs et son imagerie médicale (Thomson), son aluminium (Pechiney), son acier (Usinor-Sacilor) et, son ciment (Lafarge) au suisse Holcim, et ses équipements de télécommunication (Alcatel) au finlandais Nokia.

Les docteurs Folamour du « sans usines », ( L' industrie cela pollue! La France n' a jamais aimé son industrie, le marxisme s' étant imposé comme la doxa indépassable de notre horizon économique. Voir un précédent article, 

http://www.autruchement-dit.com/2015/02/une-belle-reussite-francaise-sa-politique-de-chomage-de-masse.html»)

ont réussi leur entreprise : la France a perdu des centaines de milliers de cols-bleus, pour devenir l’un des pays les moins industrialisés d’ Europe.

http://www.lemonde.fr/economie/article/2015/09/12/general-electric-une-lecon-et-une-revanche-industrielle_4754203_3234.html#pBYxq4MK04eSVBm5.99
 

Pendant ce temps, L'Allemagne a, elle, créé 129.000 emplois dans l'industrie depuis 2008 malgré la crise.

Le fameux redressement productif promis par notre président n'a pas eu lieu alors que nos voisins d' outre-Rhin et d' outre-Manche ont réussi à relancer l' emploi industriel.

Depuis le premier trimestre de 2008, la production industrielle calculée par l'Insee a chuté de 16,5 %. Consolation (?!) c' est moins qu' en Espagne ou en Italie, où la production manufacturière a baissé d'environ 25 %.

En Allemagne, l'industrie produit désormais autant qu'en 2008. Et Outre-Manche, la production de l'industrie n' est que de 5 % plus faible que celle de  2008.

 

Conséquence, au deuxième trimestre de cette année la valeur ajoutée dégagée par l'industrie ne représentait plus que 11 % du PIB en France, contre 12 % sur les trois premiers mois de 2008. En Italie, l'industrie manufacturière a perdu 2 points dans le PIB depuis 2008, mais représente encore tout de même 16 % de la valeur ajoutée annuelle. Quant à l'Allemagne, c'est le seul pays de la zone euro à avoir vu la part de son industrie dans le PIB se stabiliser depuis le début de la crise, à 23 % de sa richesse nationale. Seul le Royaume-Uni fait moins bien que l'Hexagone avec une industrie qui ne compte plus que pour 9 % de la richesse produite chaque année par le pays.

L'industrie française a détruit 446.000 emplois depuis le premier trimestre 2008. C'est moins que l'Espagne qui a perdu 756.000 postes industriels et que l'Italie, qui en a détruit près de 600.000. Mais, une fois encore, les destructions d'emplois dans l'industrie en France sont sans commune mesure avec l'Allemagne. Outre-Rhin, l'industrie a réussi à créer 129.000 postes en sept ans.


Les explications sont multiples permettant à nos économistes atterrés de mieux nous voiler la vérité ( Si elles sont nombreuses, nous ne pouvons rien y faire, seulement continuer de défendre nos acquis, au détriment de l' emploi) :

1) L'euro, incite les industriels à concentrer leurs activités dans les pays les plus productifs et les mieux pourvus en main-d’œuvre.

2) Le coût du travail trop élevé pèse sur la compétitivité

3) La fiscalité changeante n'incite pas à l'investissement.

4) le mauvais positionnement de l'industrie française dans les industries de moyenne gamme où la part du du coût du travail est importante.

5) La crise a empêché les partenaires commerciaux de la France d'Europe du Sud, nos clients les plus importants d'acheter nos produits.

En fait, les 35 heures et la fiscalité sont responsables de cette débâcle, d' où les efforts pour réduire la fiscalité de nos entreprises au moyen d' usines à gaz où nos concitoyens se perdent et l' annonce de la réforme du code du travail qui bien entendu ne devra pas toucher à ces fameuses 35 heures.

Il n'est pas question de « brutaliser « notre société comme le proclame François Hollande. Lui, n' est pas Sarkozy !

Heureusement, jusqu'ici

a) l' Euro faible par rapport au $,

b) le prix du pétrole au plus bas

c) les taux d' intérêts, de même

et, soyons juste

d) la mise en place du crédit d'impôt pour la compétitivité et l'emploi (Cice)

ont profité à nos entreprises industrielles, et leur ont permis d' accroître leurs marges qui, au premier trimestre, atteignent 34,3 % de la valeur ajoutée. Ce qui permet d' espérer que ce redressement se traduira par les investissements indispensables pour leur redonner de la compétitivité et créér des emplois qui nous font cruellement défaut. 


http://www.lesechos.fr/journal20150911/lec1_france/021317433652-lindustrie-a-detruit-pres-de-500000-emplois-depuis-2008-1154422.php?Egswp7fgegEfZr3U.99#xtor=RSS37

Ouf ! La peau de chagrin de notre polluante industrie continue de se réduire (?!)

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