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Publié par Elbiar

Kamel Daoud contre "le confortable angélisme sur l' Islam"
Kamel Daoud contre "le confortable angélisme sur l' Islam"
Kamel Daoud contre "le confortable angélisme sur l' Islam"

Kamel Daoud contre "le confortable angélisme sur l' Islam"

Je profite de l' article de Fawzia Zouari qui défend Kamel Daoud pour remettre  à la une mon article et rendre hommage au vrai héritier intellectuel de Camus qu' il est :

http://www.marianne.net/fawzia-zouari-kamel-daoud-derange-confortable-angelisme-islam-100240551.html

 

"Aujourd'hui, maman est morte. Ou peut-être hier, je ne sais pas. j' ai reçu un télégramme de l' asile : " Mère décédée. Enterrement demain. Sentiments distingués." Cela ne veut rien dire. C' était peut-être hier."  

Camus

***

 

"Aujourd'hui, M'ma est encore vivante.

Elle ne dit plus rien, mais elle pourrait raconter bien des choses. Contrairement à moi, qui, à force de ressasser cette histoire, ne m' en souvient presque plus" 

 

Daoud

Hommage à Kamel Daoud : De "l' étranger" de Camus à " Meursault contre-enquête" de Kamel Daoud

***

 

Il y a des livres irréfutables où pas une phrase, pas un mot, pas une virgule n'est en trop. C'est le cas de "L'étranger" de Camus avec ce fameux meurtre de "l' arabe" dont on ne presque sait rien, puisque ce n' est pas le propos de Camus.

Il y a des livres irréfutables parce que construit sur un mot " l'arabe" qui attendait depuis longtemps, depuis le début de son utilisation dans "l'étranger" d' être dévoilé dans toute sa force, son évidence. C' est le cas de "Meursault contre-enquête " de Kamel Daoud.

C' est pourquoi je ne saurais trop vous engager à en entreprendre la lecture sans plus tarder.

Or, j' ai écris depuis longtemps un livre ( pas publié), d' abord intitulé " Dans le ravin de la femme sauvage ", puisque j'avais habité sur une des lèvres de ce ravin de la femme sauvage, à Alger

( Pour de plus amples informations sur cette "femme sauvage" par exemple: http://www.kassaman.com/article-l-histoire-du-ravin-de-la-femme-sauvage-ruisseau-a-alger-116614153.html )

dont j' ai modifié le titre en m' apercevant qu' il était déjà utilisé par la grande écrivaine Leïla Sebbar, qui est donc devenu " L' ectoplasme Tromsk et la petite adolescente".

Je ne ferais pas assaut de modestie et par conséquent je suis sûr, si vous vous lancez dans sa lecture que vous constaterez qu' il s'insère entre "l' étranger" et " Meursault contre-enquête, pour former une trilogie sur l' histoire récente de l' Algérie. le premier, le livre de Camus se déroulant dans l' Algérie encore française, dans les années quarante, le second, le livre de Daoud dans l' Algérie devenue algérienne, dans les années quatre-vingt dix et " L' ectoplasme Tromsk..." entre ces deux périodes.

 

Pour lire " L' ectoplasme Tromsk et la petite adolescente" vous pouvez suivre ce lien :

 

http://latina.jeanpierre.perso.neuf.fr/page12.html

 

ou bien celui-ci :

 

https://fr.scribd.com/doc/273906361/l-Ectoplasme-Tromsk-et-la-petite-adolescente

 

ou encore :

 

http://fr.calameo.com/read/000195935f221481ddc09

 

 

***

 

 

Hommage à Kamel Daoud : De "l' étranger" de Camus à " Meursault contre-enquête" de Kamel Daoud

"Il s’embarquait jour après jour dans les yeux de sa fille. Chaque fois, Il lui racontait une nouvelle histoire, en fait toujours la même mais ce n'était plus l'histoire des nains de la forêt des Epiprobables; elle était trop grande pour un conte d’enfant avec des nains. Une nouvelle histoire avec des personnages sans autre ressemblance que fortuite avec la réalité, avec des personnages de conte quand même, monstrueux au regard de leurs sentiments, parce que réels, si sans ressemblance autre que fortuite par rapport à la réalité, l'histoire des hurlements qui, la nuit, montent du ravin de la femme sauvage."

Latina

 

 

Nice, oui, avec, dans un ciel boursouflé, des ogres qui se battent, abominables, contre les géants et les anges.

Nice, oui, avec, dans un ciel boursouflé, des ogres qui se battent, abominables, contre les géants et les anges.

 

"Cette fois-ci, Tromskovski lui proposait: « Si tu veux, on peut commencer

avec la vieille dame…». La petite adolescente, trop grande pour un conte d’enfants avec des nains demandait: «Madame Sansjoie, la femme du braconnier Sansjoie ? » dont il lui avait parlé dans une autre histoire, il y avait longtemps. « Non. Pas madame Sansjoie.», répondait-il, « Pas cette sorcière de madame Salmanazzar.», continuait-il, qu’il avait inventée dans une histoire précédente, en fait la même, qui intervenait plus tard...

«Non, tout simplement cette vieille dame, à présent, maintenant, ici, là, avec ses cheveux blancs rassemblés en chignon qui dégage un visage juvénile, qui est assise devant sa machine à coudre le temps, qui parle d’une voix blanche, essoufflée, qui dit par exemple : «Il va faire beau, demain. Tu crois que j’aurai le temps de la revoir…»."

 

 

 

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