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Publié par Elbiar

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Une grande partie du discrédit de notre classe politique et de nos médias vient de leur usage intensif de la langue de bois qui diffuse un bruit de fond dont l' harmonique fondamental est le politiquement correct.

Politiquement correct qui assure au pouvoir politique et médiatique le monopole de la pensée, de ce qu' il faut dire et de ce qu' il ne faut pas dire. Tout discours qui s' écarte de ce politiquement correct est immédiatement voué aux gémonies, tout intellectuel qui s' écarte de ce discours, qui tente de montrer que ce politiquement correct est un voile jeté sur des problèmes réels auxquels sont confrontés les citoyens, est considéré comme réactionnaire, raciste, favorable au front national, faisant le lit de celui-ci. Les exemples d' Eric Zemmour ou d' Alain frinkelkraut et de bien d'autres, sont une illustration de l' impérialisme de ce politiquement correct.

Il faut penser politiquement correct aujourd'hui, comme François Hollande, tout en nuance tout en synthèse, d' autant que nos médias sont là pour relayer ce ce que veut nous faire croire le pouvoir.

Tout citoyen qui désire penser par lui-même, risque de se retrouver dans le mauvais camp de ceux,

qui pensent que l' état n'est pas la panacée à nos problèmes, (voir son admirable efficacité concernant notre chômage de masse),

qui pensent que le libéralisme n'est pas ce monstre froid qui n' engendre que pauvreté, des riches toujours plus riches et des pauvres toujours plus pauvres, base du discours de Karl Marx qui proclamait que de ce fait le capitalisme libéral s' effondrerait de lui-même,

qui ne pensent pas que seule une politique de la demande peut nous assurer une augmentation de notre niveau de vie surtout si l' on adopte la semaine de 32 heures ( il est bien connu selon nos  économistes atterrés, que moins l' on travaille plus on crée de richesses ! Sans doute grâce à la multiplication des petits pains par une main invisible),

qui ne pensent pas que, plus ils y a d'immigrés mieux notre société se porte, et notamment s' ils sont musulmans et engoncés dans une vision littérale, salafiste, intégriste  de leur religion,

qui ne pensent pas que dans un grand nombre de nos quartiers notre culture, notre manière de pensée sont adoptées par la majorité des habitants, qu'ils sont ainsi devenus des enclaves étrangères où il ne fait pas bon se sentir et se dire français.

Tout citoyen est donc tenu de parler la langue de bois officielle, et quiconque s' y soustrait devient suspect.

Ce politiquement correct,  méli-mélasse de dogmes inspirés du marxisme et de ses avatars post- modernes, est devenu la langue officielle des médias et de la classe politique. Bien entendu, il n'est pas question pour moi en condamnant cette bouillie, d' accepter le racisme ou le machisme comme allant de soi et pouvant être défendu. Cela va sans dire, mais encore mieux en le disant afin, peut-être (?!) de m' éviter d' être catalogué comme raciste et machiste, ce qu' il me semble, je vais avoir du mal à éviter avec cet article !

Cette langue officielle n’est pas encore obligatoire dans la population en général, mais c' est tout comme. Elle est déjà enseignée dans les écoles ( foin de nos ancêtres les gaulois, de Saint-louis, de Jeanne d' Arc, de Richelieu, etc.). Quiconque occupe une position officielle, dans quelque domaine que ce soit qui risque d être un jour placé devant un micro ou une caméra de télé, a intérêt à s' exprimer dans une langue de bois droit-de-l' hommiste. D' ou cette pâtée insipide, mâchonnée par le personnel politico-médiatique français, qui donne l' impression que nous avons à faire avec des zombies cathodiques. 

Car sinon les représailles sont massives, d' abord de la part d' associations de justiciers subventionnées par notre argent, spécialisées dans la lutte contre le racisme, la discrimination, la xénophobie et la lutte contre l' islamophobie ( avec la conséquence que l' on sait : l' attentat contre Charlie, dont les journalistes, comme les victimes d'un viol, l' ont bien cherché par leurs blasphèmes à l' encontre des religions !). A la moindre sortie de l' autoroute du politiquement correct, « les tontons-flingueurs de la pensée unique distribuent excommunications et condamnations », et grâce au relais des médias ils anéantissent la réputation de ces empêcheurs de penser en rond, qu' ils traînent devant les tribunaux, comme s' ils étaient des pédophiles, des violeurs, des assassins.

Certes il s’agit d’intimidation intellectuelle puisque malheureusement, nous sommes encore en démocratie et que la liberté d' expression y est soi-disant un bien des plus précieux. Mais comme dans la Russie Poutinienne, il faut interdire l’expression d' une pensée libre, dissidente.

On comprend mieux les cris d' orfraie contre Nicholas Sarkozy qui a pris la place de Marine Le Pen dans l' opprobre générale de la part du gouvernement et des médias, de gauche, ( qui par parenthèse, en fait s' inquiète de la réussite de celui-ci dans sa lutte contre le front national, qui les prive de la perspective d' un second tour béni opposant Hollande à Marine ).

de quoi s' agit-il ?

Lors d’une réunion à L’Isle-Adam (Val-d’Oise), NS avait parlé du plan de la Commission européenne qui prévoit une meilleure répartition des réfugiés entre les Etats membres de l’Union européenne (UE) pour aider la Grèce et l’Italie, aux premiers rangs dans l’afflux de migrants, venus de Syrie, d' Erythrée et même d' Afghanistan. Dans son intervention il a eu le malheur, ( Peut-être se prend-il pour Jésus !) d' user d' une parabole où cet afflux de population était assimilé à une explosion de canalisation dans une maison.

« Il n’y a plus d’argent, plus d’emplois, plus de logements, mais ils ( Les commissaires européens) ont trouvé un truc (…), ils ont considéré que la solution au problème d’immigration c’était pas de réduire, c’était de répartir », a-t-il expliqué : « Dans une maison (…), il y a une canalisation qui explose, elle se déverse dans la cuisine. Le réparateur arrive et dit j’ai une solution : on va garder la moitié pour la cuisine, mettre un quart dans le salon, un quart dans la chambre des parents et si ça ne suffit pas il reste la chambre des enfants. »

Que n'a-t-il pas dit ?

Aussitôt, François Hollande a estimé que « quand il s'agit de personnes, d'êtres humains, quand il s'agit de sujets aussi graves, il faut les aborder avec gravité et donc avec maîtrise. ». Réflexion non électoraliste visant à conforter les français dans ce lieu commun que nous serines les médias à longueur de semaines que NS n' a pas changé, qu ' il est toujours aussi  « clivant ».

Mais, mais, mais, notre président, comme ses homologues hongrois, polonais, tchèque et slovaque, a réaffirmé très fermement son opposition à la solution de « quotas » proposée par la Commission européenne. ( Comme NS) « Ce n'est pas la bonne méthode, a plaidé M. Hollande. ( Comme NS) La bonne méthode, c'est une politique globale, une solidarité, un engagement des pays, pas la contrainte. »

Et notre premier ministre de lui emboîter le pas, en déclarant vendredi au Bourget que « la vie politique [méritait] mieux que ces phrases stigmatisantes et qui ne sont pas au niveau ». « Si nous voulons redonner confiance à nos compatriotes dans l’action, la parole publique, nous devons être bien sûr les uns et les autres, moi le premier, exemplaires dans l’attitude, ( En se servant d' un Falcon pour son usage privé, par exemple) dans les mots que nous utilisons, en faisant en sorte qu’on ne divise pas ».

Donc ce que NS a commis d' impardonnable, c' est d'avoir utilisé non pas les mots de la langue de bois mais les mots permettant à tout citoyen, inquiet devant cet afflux massif de réfugiés de comprendre son opposition au plan de la Commission européenne prévoyant une répartition de ces réfugiés entre les Etats de l’UE, invités à se partager la prise en charge de 40 000 demandeurs d’asile originaires de Syrie et d’Erythrée arrivés en Italie et en Grèce depuis le 15 avril. La France serait censée en accueillir 4 051 venant d’Italie et 2 701 venant de Grèce et également accueillir 2 375 des 20 000 réfugiés reconnus par les Nations unies, qui demandent pour eux une protection internationale.

Pourtant ce qui est condamnable, c' est le rejet de ce plan de répartition qui affirmerait, s' il était adopté la solidarité de tous les états de l' UE entre eux et non cet égoïsme national qui laisse l' Italie et la Grèce affronter seules ce problème, d' abord humain, avant d' être politique.

Vous le comprenez, je mets dans un même sac Hollande et Sarkozy pour les embarquer dans un pointu en direction d'ailleurs, en espérant toutefois que viendra à leur secours l' ONU pour les sauver de la déshydratation et d'une mort certaine.

Enfin pas tout à fait dans le même sac : la langue de bois gouvernemental cachant une volonté de ne rien faire contre l' immigration, de constructif et volontariste, ce qui est une caractéristique de ce gouvernement qui ne cesse de proclamer sa volonté de réformes en évitant soigneusement de les faire dans les domaines prioritaires de la lutte contre le chômage de masse, si ce n'est en adopant des recettes éculées, dispendieuses et inefficaces, tandis que chez NS il y a la volonté de renforcer les frontières de L' UE avant de songer à une quelconque répartition de ces immigrés entre les états européens, ce qui ne me paraît pas mettre la charrue avant les boeufs. ( Veuillez excuser cette métaphore agricole et cette référence à des bêtes alors qu' il est question "de personnes, d'êtres humains").


En savoir plus sur :

 

http://www.contrepoints.org/2010/09/24/1845-politiquement-correct-totalitarisme-bienpensanc

 

http://www.lemonde.fr/immigration-et-diversite/article/2015/06/19/vives-reactions-apres-les-propos-de-nicolas-sarkozy-sur-l-immigration_4658061_1654200.html#vjgJkoP1gxwLXhzu.99

 

77% des Français rejettent une candidature de Hollande à la présidence et 72% celle de Sarkozy

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