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Publié par Elbiar

Dans le labyrinthe des versets du Coran VIII : Des femmes
Dans le labyrinthe des versets du Coran VIII : Des femmes
Dans le labyrinthe des versets du Coran VIII : Des femmes
Dans le labyrinthe des versets du Coran VIII : Des femmes
Dans le labyrinthe des versets du Coran VIII : Des femmes

 

 

Axiome I

 

Pas plus que le judaïsme ou le christianisme, l' Islam ne semble faire de la femme l' égal de l' homme, du moins tel que l' interprètent leurs fidèles respectifs

 

Axiome II

En matière de foi, une inégalité entre l' homme et la femme ne peut se concevoir

 

Axiome III

Dans toute communauté, il y a imbrication entre les tendances sociales et les principes culturels et religieux qui la renforce en fournissant aux individus des règles et des arguments pour agir et justifier aux yeux des autres membres leurs actions et renforcer leurs relations avec les autres membres de la communauté.

Dans le cas de l' Islam cette imbrication est particulièrement forte et repose sur l' évidence d' une infériorité de la femme par rapport à l' homme.

 

 

 

En se référant à Mary Douglas, on est poussé à penser que dans leurs échanges, les membres d'une communauté mobilisent des valeurs et des principes, fondés sur leur religion qui leur permettent d’agir avec les autres et de justifier leurs actions selon des formes qui puissent être comprises et acceptées par les autres. Ces croyances sont un langage puissant d’exhortation réciproque.

Les institutions, en tant que conventions sociales, sont soutenues par des accommodements à caractères cognitifs et religieux qui reposent sur une naturalisation des classes sociales qui permet de stabiliser des relations sociales à partir d’analogies avec des évidences qui sont en dehors des tendances sociales et qui échappent de ce fait au danger pour la cohésion du groupe, à des contestations incessantes.

Ces institutions sociales sont souvent stabilisées par des analogies structurelles avec le corps humain. Ainsi du statut des femmes, auquel la distinction des sexes réservent le soin de donner naissance et d' élever les enfants. Elles deviennent pour les hommes ce que leur main gauche et à leur main droite, et pourquoi pas ce que leur cerveau et à leur main, littéralement des mains gauches, donc moins efficaces que leurs mains droites, ce qui leur retirent tout droit à diriger et renforce l' analogie cerveau/ homme, main/femme.

Dans une communauté il y imbrication entre le contexte social et les principes culturels et religieux qui la stabilisent en lui procurant des justifications et des raisons d’être. Elle fournit aux individus des règles et des arguments pour agir avec les autres et pour organiser leurs relations.

Ainsi une grande partie des communautés musulmanes se fondent sur un ensemble d' arguments supposés tirés du coran, parole même de Dieu que l' on peut énoncer de cette manière :

 

1) Le femme est la moitié d' un homme puisqu' elle n' hérite que de la moitié de ce qu'hérite un homme, puisque dans le cas d' un procès il faut le témoignage de deux femmes pour un homme et puisque Mahomet a affirmé que la religion de la femme ne valait que la moitié de celle de l’homme

2) En matière de sexualité elle n'est plus la moitié mais le quart d' un homme puisque celui-ci a le droit de posséder 4 femmes

3) D'autant que Dieu en énonçant que les hommes étaient supérieurs aux femmes a recommandé qu' elles devraient cette même obéissance de soumis qu' ils ont vis à vis de lui, envers leur père, leur frère leur mari, et donc que leur mari pourrait les frapper en cas de désobéissance

4) La femme étant l' éternelle tentatrice, elle doit se dissimuler par un voile le plus dissimulateur possible à la concupiscence des autres hommes puisqu'elle est la possession de son mari. De toutes façons sa place est au foyer et sortir dans la rue est pour elle est indécent. Voir Arabie saoudite aujourd'hui.

5) Sur Terre, possession de son père, de son frère, de son mari, au mieux moitié de l' homme, ou quart de l' homme, au paradis soixante douzième de l'homme elle n'est plus que la toujours vierge, objet sexuel, promis notamment aux jahids.

 

 

 

Cet ensemble d' arguments dans la plupart des sociétés musulmanes et surtout dans la tête des musulmans y compris ceux qui vivent en occident, disqualifient tous ceux qui le conteste et qui osent dire qu'il est en contradiction avec l' harmonique fondamental de l' Islam comme de toutes religions monothéistes .

 

La distinction entre le Coran, son message et l’Islam en tant qu' interprétation de ce message aboutissant à l’orthodoxie des éléments cités plus haut, qui proclament l' infériorité de la femme a-t-elle une légitimité ?

Non, pour ceux qui ne voient dans le coran qu' un plagiat de la Bible, organisé à partir des fondements culturels et religieux des sociétés bédouines de l' Arabie, donc un ensemble de concepts de l' antiquité tardive, de sociétés patriarcales , aujourd'hui dépassées.

Non pour les croyants littéralistes qui proclament que toutes les versets du coran sont la parole même de Dieu qui n' a pas à être interprétée.

 

Théorème 1 :

 

Il n' y a pas de sexisme dans le coran, autrement dit d' infériorité de la femme par rapport à l' homme

 

Démonstration :

 

S4,V1 :

« Hommes, soyez fidèles à votre Seigneur. Il vous a créés d'un seul être dont il a crée l' épouse et par eux il a multiplié les hommes et les femmes. » Grosjean

« Humains, prémunissez-vous envers votre Seigneur. Il vous a créé d' une âme unique, dont il tira pour celle-ci une épouse ; et de l'une et de l'autre il a répandu des hommes en nombre et des femmes. » Berque

' Ohé, les humains,

frémissez de votre Rabb:

il vous a créés d’un seul être

et, de lui, il a créé son épouse

suscitant, des deux, femmes et hommes nombreux » Chouraqui

 

« O vous les hommes !

Craigniez votre Seigneur

qui vous a créé d' un seul être,

puis, de ceux-ci, il a créé son épouse

et il a fait naître de ce couple

un grand nombre d' hommes et de femmes. » Masson

 

S6,V98

Il est Celui qui vous a produits d’une âme unique…”S6.V98.

« Il vous a fait naître d' un seul » Grosjean

« Lui qui vous développe à partir d' une âme unique » Berque

« C' est lui qui nous a engendrés d' un être unique » Chouraqui

« C' est lui qui vous a fait naître d'une personne unique » Masson

Homme et femme ont été créés à partir d'une seule âme, d' une seule et même personne, par conséquent, il n' y pas dans ces versets de supériorité proclamée de l' homme sur la femme, qui n'est pas créée à partir de sa côte, comme le démontre aussi la très belle traduction d' Henri Meschonnic de Génèse 2, 21,22 , qui rompt avec la sempiternelle création à partir d' une côte d' Adam, montrant que même dans les traductions récentes, il est difficile pour des traducteurs du Pentateuque de se séparer de cette tunique de Nessus du patriarcat :

« Et Adonaï Dieu a fait tomber un engourdissement sur

l' homme et il s'est endormi

Et il a pris un de ses côtés et il a refermé

la chair par-dessous

 

Et Adonaï Dieu a construit le côté qu'il a pris de

l' homme en femme

Et il l' a fait venir vers l'homme »

 

 

le Coran n’attribue pas uniquement à  Eve le péché originel mais, il mentionne sans ambiguïté que tous deux Eve et Adam transgressent ensemble l’interdit originel :

 

S7.V22-23.

 

... Puis, lorsque tous deux eurent goûté de l’arbre […] Leur Seigneur les interpella :
Ne vous avais-je pas à tous deux interdit cet arbre [...] Tous deux dirent : Nous avons été injustes envers nous-mêmes et, si Tu ne nous pardonnes pas et ne nous fais pas miséricorde, nous serons très certainement perdants.”

« Il ( satan) les fit ( Adam et Eve) tomber par tromperie. Ils goûtèrent à l' arbre de vie, ils virent leur nudité… Leur Seigneur leur cria : Ne vous ai-je pas interdit cet arbre ? »

« Ils répondirent : Seigneur, nous nous sommes lésés nous-même. Si tu ne pardonnes pas… nous sommes perdants. » Grosjean

« Ainsi perfidement les faisait-il dévaler. Alors, dès qu' ils eurent goûté à l' arbre, ils découvrirent leur sexe... Cependant leur Seigneur les héla : «  Ne vous ai-je pas interdit cet arbre... »

« Notre Seigneur, dirent-ils, nous deux, nous venons d' être iniques envers nous-mêmes. A moins que Tu ne nous pardonnes… sûr que' nous sommes des perdants entre tous. » Berque

« Il les entraîne, tous deux, dans l’illusion.

Quand ils goûtent de l’Arbre,

leur sexe, à tous deux, leur apparaît...

Leur Rabb les appelle:

« Ne vous avais-je pas prohibé cet Arbre... »

« Ils disent: « Notre Rabb, nous sommes lésés !

Si tu ne nous pardonnes pas...

nous serons perdus ! » Chouraqui

« et il les fit tomber par sa séduction.

Lorsqu'ils eurent goûté aux fruits de l' arbre,

leur nudité leur apparut... »

« Leur Seigneur les appela :

« Ne vous ai-je pas interdit cet arbre ?... »

« Ils dirent :

«  Notre Seigneur nous nous sommes lésés nous-mêmes.

Si tu ne nous pardonnes pas…

nous serons au nombre des perdants. » Masson

 

Donc ensemble, Adam, l'homme, Eve, la femme sont responsables de leur chute

 


 

S40.V40.

Qui agit mal sera rétribué en fonction, et qui agit vertueusement, homme ou femme, en étant
croyant, entrera au Paradis... ”

« Quiconque agit mal sera payé d' un mal égal, mais le croyant ou la croyante dont l' œuvre est fidèle entrera au jardin...» Grosjean

« Qui fait une mauvaise action ne sera puni que de la pareille. Qui œuvre salutairement, qu' il soit mâle ou femelle, à condition de croire. Ceux-là entreront au jardin... » Berque

« Qui mal agit est rétribué de même.

Qui est intègre, homme ou femme,

adhère à Allah.

Ceux qui entrent au Jardin,

y sont pourvus sans mesure. » Chouraqui

« Celui qui commet une mauvaise action

ne sera rétribué que par un mal équivalent.

Quiconque, homme ou femme,

fait le bien en étant croyant…

Voilà ceux qui entreront au paradis... » Masson

 

verset 124 de la sourate IV :

« Mais quiconque croît, homme ou femme ( C' est nous qui surlignons), et fait le bien, entrera au jardin... » Grosjean

Si le Coran précise que les femmes et les hommes sont coresponsables de leur chute hors du jardin de l' Eden mais aussi ont droit au paradis en cas de bonne conduite, c'est bien parce qu' il fallait surmonter l' inégalité entre homme et femme, considérée comme évidente par les sociétés de l' antiquité tardive, le judaïsme, le christianisme et les autres religions.

hommes et femmes sont égaux en matière de religion  :


 

S3.V194-195.

« Seigneur, donne ce que tu promettais par tes messagers. Ne nous flétris pas au jour de la résurrection. Certes tu ne manques pas à ta promesse. Leur Seigneur les exauce : Je ne laisse perdre aucun de vos actes d' homme et de femme, car vous tenez les uns des autres. » Grosjean

Notre Seigneur, donne-nous ce que Tu nous as promis sur la tête de Tes envoyés. Ne nous mets pas à mal le Jour de la résurrection. Non, Tu ne failliras pas au rendez-vous. »

et leur Seigneur leur répond : «  Moi Je ne laisse perdre l'action d' aucun agissant parmi vous, homme ou femme, en réciprocité » Berque

« Notre Seigneur !

Accorde- nous

ce que tu nous as promis par la voix de tes prophètes ;

ne nous afflige pas le Jour de la Résurrection.

- Tu ne manques jamais à ta promesse -


 

Leur Seigneur les a exaucés ;

«  Je ne laisse pas perdre l'action

de celui qui, parmi vous, homme ou femme, agit bien.

Vous dépendez les uns des autres. » Masson


 

Toute inégalité de traitement ou de considération, toute discrimination, ne reposent que sur l' à priori d’une différence intrinsèque entre races supérieures et inférieures, peuples civilisateurs et peuples à civiliser, communautés supérieures et inférieures.

Il n’y a pas pour le Coran de sous-êtres ( les femmes par exemple), de races supérieures et de races inférieures, etc.


 

Théorème 2 :

Non seulement le coran proclame l' égalité de l' homme et de la femme mais aussi la nécessité de leur soutien réciproque au sein du couple


 

Démonstration :


 

S9.V71.

« Mais croyants et croyantes sont amis entre eux, ordonnent le bien, interdisent le mal, font la prière, acquittent l' aumône, écoutent Dieu et son apôtre. Dieu leur fait miséricorde car Dieu est le puissant, le sage. »

« Les croyants et les croyantes sont en rapport mutuels de protection : ils commandent le convenable et proscrivent le mauvais ; ils accomplissent la prière, acquittent la purification, obéissent à Dieu et à Son Envoyé : ce sont eux que Dieu aura en sa Miséricorde.

- Dieu est tout puissant et sage. » Berque

«  Les croyants et les croyantes sont amis

les uns des autres.

Ils ordonnent ce qui est convenable,

ils interdisent ce qui est blâmables ;

Ils s' acquittent de la prière,

Ils font l 'aumône

et ils obéissent à Dieu et à son Prophète.

Voilà ceux auxquels Dieu fera bientôt miséricorde.

Dieu est puissant et juste. » Masson


 

Le Coran rejette que l’on puisse considérer les femmes comme inférieures du fait même qu’elles femmes :


 

S16.V58-59.

«  Quand on leur annonce la naissance d' une fille, leur visage s' assombrit, ils suffoquent. Ils se cachent de leurs proches à cause de la triste nouvelle, ils hésitent à garder cette fille pour leur déshonneur ou à l' enfouir dans la poussière. Que mauvais sont leurs jugements ! » Grosjean

« quand on annonce à l' un d' eux, son visage noircit, il doit se contenir

et il se cache à tous, honteux de la funeste annonce : va-t-il ignominieusement la garder, ou l 'escamoter dans la poussière ?

- N'est-ce pas un odieux jugement ? » Berque

« Lorsqu'on annonce à l' un d' eux

la naissance d' une fille,

son visage s' assombrit,

il suffoque,

il se tient à l' écart, loin des gens,

à cause du malheur qui lui a été annoncé.

Va-t-il conserver cet enfant, malgré sa honte,

ou bien l' enfouira-t-il dans la poussière ?

- Leur jugement n'est-il pas détestable ? - Masson


 

N'y-a-t-il pas dans le coran meilleure condamnation de la société patriarcale et sexiste dans laquelle Mahomet développe son message, condamnation de cette situation où dans leurs transactions, les membres d'une communauté mobilisent des valeurs et des principes, qu' ils veulent fonder sur leur religion, qui leur permettent d’agir avec les autres et de justifier ces actions selon des modalités qui puissent être comprises et acceptées par les autres, d' autant qu 'elles sont renforcées par l' onction religieuse. Ainsi les croyances renforcent les contraintes sociales, ce qu' ici le coran réfute totalement. Nous avons surligné les termes du verset 59 qui le démontrent.

Cette dénonciation confirme la conception égalitaire du Coran en opposition totale avec la mentalité patriarcale de l’ensemble des cultures de l' antiquité tardive et notamment la société bédouine de l' Arabie. 

Mais cette égalité proclamée n' est-elle pas uniquement d’ordre théorique ? En pratique, la femme n’aurait pas le même statut que l’homme, ce qu' effectivement, elle n' a pas dans la société bédouine et dans les autre sociétés de l' antiquité tardive. De ce fait, il faut la protéger pour son bien, comme les dhimmis : de moitié d' homme à quart d' homme la voici maintenant une dhimmie.

Mais cela ne tient pas. Non seulement le coran condamne une des bases des sociétés de l' antiquité tardive, l' infériorité de la femme, mais il promeut une conception du couple en complète opposition avec cette conception paternaliste

S30.V21

«  Un de ses signes est d' avoir créé de vous des femmes près de qui vous reposer et d' avoir instauré entre vous l' amour et la bonté. » Grosjean

« … pa rmi Ses signes qu' Il ait créé pour vous à partir de vous-mêmes des épouses, afin qu' auprès d' elles vous trouviez l' apaisement ; qu' Il ait entre elles et vous établi affection et miséricorde... » Berque

« Parmi ses Signes :

Il a créé pour vous, tirés de vous,

des épouses

afin que vous reposiez auprès d' elles,

et il a établi l' amour et la bonté entre vous. » Masson


 

Mais comment harmoniser cette égalité entre homme et femme que le Coran affirme dans les versets sus-cités et l’existence de versets qui proclameraient la leçon inverse, les réduisant à n'être que la moitié d' un homme en ce qui concerne le témoignage en justice ou l’héritage, les cantonnant à la piété domestique, à l’obéissance craintive face à leur père, leur frère, leur mari toujours possession d'un autre mais jamais d' elle-même ?


 

Les croyances et les pratiques patriarcales et sexistes des sociétés musulmanes beaucoup plus que par le coran sont autorisées par les Hadîths et la Sharia, devenus les piliers essentiels pour maintenir le lien entre les individus de la communauté musulmane et ne pas remettre un de ses éléments les plus unificateurs, l' infériorité de la femme, en cause, au point qu' ils prennent le pas sur lui et qu' ils sont devenus la caution pour légitimer l' état archaïque, puisque remontant à l' antiquité tardive, des communautés musulmanes. Tour de passe passe ultime, Hadiths, Sharia, conçus comme les explications essentielles pour mieux comprendre le Coran, finissent par occulter le texte sacré qu’ils étaient censés éclairer, soit, la parole même de Dieu si l' on en croit ces mêmes croyants.

Tour de passe passe qui conduit à l' aberration de mettre le coran en retrait de la sharia et des hadtihs mais qui permet de résoudre la contradiction d' un coran stipulant à la fois la supériorité de l’homme sur la femme et à l’inverse, leur égalité puisque des hadîths existent pour faire pencher le plateau de la balance vers l' infériorité de la femme par rapport à l'homme :

Le Prophète a dit : « Si la malchance existe en quelque chose c’est en la femme, la maison et le
cheval. »

Le Prophète a dit : « Je n’aurais rien laissé après moi d’épreuve plus mauvaise pour l’homme que les femmes. »

Le Prophète a dit : « Un peuple qui accepte qu’une femme le dirige ne pourra connaître la
réussite. »

Le Prophète a dit  :
« J’ai vu que la majorité des hôtes du Paradis étaient les pauvres et quela majorité des hôtes de l’Enfer étaient les femmes. »

Le Prophète a dit : « Que l’un d’entre vous ne fouette pas sa femme comme l’on fouette un esclave et ensuite s’unisse à elle à la fin du Jour. »

Le Prophète a dit : « Lorsque
un homme invite au lit sa femme et que celle-ci se refuse, alors les Anges la maudissent jusqu’à l’aube. » 

Le Prophète a dit : « 
… La majorité des hôtes de l’Enfer sont des femmes et, ce, du fait qu’elles auront été ingrates envers leur mari… »

Le Prophète a dit s’adressant aux femmes un jour d’Aïd : « … Je n’ai rien vu d’autre parmi les êtres faibles en intelligence et en religion qui soit plus à même de faire perdre la raison à un homme fort résolu qu’une femme. Et en quoi sommes-nous faible en religion et en intelligence – demandèrent-elles – ? Il répliqua : Le témoignage de la femme ne vaut-il pas la moitié de celui de l’homme ?  » Elles acquiescèrent. Il dit : Cela provient bien de leur infériorité en intelligence. Il ajouta : Une femme ayant ses règles ne doit-elle pas s’abstenir de prier et de jeûner ? Elles acquiescèrent. Il dit : Cela provient bien de leur infériorité en religion. »

Hadiths cités par le docteur Al Ajami dont nous suivons en partie l' exégèse qu' il fait des versets du coran apparemment contradictoires sur le problème de l' égalité ou non de la femme par rapport à l'homme.

Les dits hadiths sont extraits du Sahih de Al Bukhârî et ne correspondent que trop à cet état archaïque des sociétés de l' antiquité tardive et notamment bédouine et aujourd'hui des communautés musulmanes, à tel point qu' ils sont reçus pour argent comptant de la parole divine. Or ils ne font que redonner à la femme «  son statut de demi-être, créature vouée à l’Enfer ... tentatrice, fardeau et épreuve pour l’homme, diminuée de moitié en intelligence et religion, » qui ne mérite «  donc qu’être asservie à la mâle puissance du sexe fort. Sans son protectorat elle n’est rien de bon. » Docteur Al Ajami .

Ainsi ces hadiths auraient plus de valeur que le Coran parce notamment plus faciles à comprendre et surtout parce qu' ils flattent la bête sexiste en nous, en la caressant dans le sens de son poil, c'est-à-dire de cette inadmissible inégalité entre homme et femme.

Or ils sont en complète contradiction avec l' harmonique fondamentale de toute religion ( voir axiome I de la partie II Islam et tolérance : L' harmonique fondamentale de tout texte sacré est la miséricorde infini de Dieu pour sa créature.) et donc du coran, ces hadîths n’exprimeraient au fond qu’une reconnaissance de la fragilité de la femme dans sa féminité essentialisée, et nous ne devrions pas alors confondre sa protection indispensable avec l’enfermement, dont pourtant la réalité s' impose à nous dans nos sociétés occidentales, où le long combat des femmes pour être débarrassées de cet enfermement a fini par donner les fruits positifs que nous connaissons, même si du fait de son dévoilement, le corps des femmes est objet d' exploitation éhonté.

Ces sept hadîths sont extrêmement explicites, c'est pourquoi la majorité des ulémas ou des imams en France les utilisent.

Oe ce ne sont que de simples reflets des mentalités de la société patriarcale dans lequel ils se sont développés. S'ils doivent être jugés c'est à la lumière de ce que proclame le coran dont le message peut-être considéré comme pour celui du judaïsme ou du christianisme, universel.

Tout verset qui témoignerait en apparence d'un manquement à l’égalité homme femme ne serait qu'une preuve que sa signification est mal comprise parce qu ' elle est comprise à travers ce prisme

d' une communauté patriarcale dont les individus mobilisent tout un alphabet de croyances, qui leur permet d’agir avec les autres, de justifier leurs actions sans pouvoir sortir de ce cadre au risque de ne plus pouvoir être compris et justifié dans leurs propos et agissements.

Du fait de son harmonique fondamentale le Coran, ne peut proclamer qu' un message d' amour, de justice et de tolérance ( axiome I et II de la partie II ) .

 

Théorème 3 :

 

Un bon musulman ne peut accepter, comme tout autre croyant de toute autre religion que le Coran, ou toute autre écriture sacrée, ou tout autre texte, puissent enseigner l' intolérance et la discrimination entre les hommes et plus particulièrement entre l' homme et la femme, sauf à prouver que sa religion n'est comme le dit Bergson dans son chapitre II de son  livre " Les deux sources de la morale et de la religion",  qu' " une réaction défensive de la nature contre le pouvoir dissolvant de l'intelligence"

 

 

Démonstration :

 

Lorsqu' un de ces textes “Sacrés” s’écarte du théorème 3, deux possibilités peuvent être envisagées :

 

1) le texte n'est pas compris

2) Le texte n’est pas authentique

Voici notre croyant placé devant ce dilemme, ou le texte auquel il croit en tant que parole divine n' est pas ce qu' il croit qu' il est et/ou il ne le comprend pas.

Dans le cas de la discrimination homme/femme il peut facilement résoudre ce dilemme. Dans une communauté qui veut respecter la basse continue de toute religion : ( voir axiome II de la partie II, « L' ostinato de l' âme est d' atteindre la joie par l' amour de Dieu qui la conduit à l' amour de son prochain », il n' a pas le droit de discuter du fait de savoir s’il a le droit ou non, de frapper sa femme, comme il peut lui arriver d' avoir la tentation de bastonner son âne, puisqu' il sait qu'il n' a pas le droit de faire ce qu 'il fait à son âne, à fortiori à sa femme. Dieu, son Prophète, son Livre, ne peuvent l’autoriser à frapper « sa » femme, ni un âne ( voir l' axiome I de la partie III

« L' Islam comme le judaïsme dote les animaux d'une âme au contraire du christianisme où l' âme reste l' apanage de l' homme » et sa scolie « Dans le coran, les bêtes bénéficient du statut de créature, tout comme les êtres humains. »

Donc on ne comprend pas le fameux verset 34 de la sourate IV «  Les femmes » avec son fameux «  corigez-les », «  frappez-les », « battez-les », « strike them », «  beat them », « hit them », «  pegadles » :

1) « Les hommes ont autorité sur les femmes en vertu de la préférence que Dieu a accordée aux uns sur les autres et en vertu des dépenses qu' ils font [ pour assurer leur subsistance]. Les femmes pieuses sont celles qui ont de la retenue et savent préserver ce que leur époux ignorent par un effet de la Sollicitude divine. Quant à celles dont vous craignez les incartades, admonestez-les, faites lit à part et corrigez-les ! Si elles vous obéissent [de nouveau] ne cherchez plus à leur nuire car Dieu est Grand et Élevé. » Penot


 

2) « Les hommes ont autorité sur les femmes,

du fait qu’Allah fait grâce

à certains plus qu’à d’autres,

et du fait qu’ils dépensent leurs biens.

Les vertueuses adorent, et gardent

le mystère de ce qu’Allah garde.

Admonestez celles dont vous craignez la rébellion,

reléguez-les dans des dortoirs, battez-les.

Si elles vous obéissent,

ne cherchez pas contre elles de querelle.

Voici, Allah, le Sublime, le Grand » Chouraqui

 

3) « Les hommes ont autorité sur les femmes,

en vertu de la préférences que Dieu leur a accordée sur elles,

et à cause des dépenses qu' ils font

pour assurer leur entretien. 

Les femmes vertueuses sont pieuses :

elles préservent dans le secret ce que Dieu préserve.

Admonestez celles dont vous craigniez l 'infidélité ;

Reléguez-les dans des chambres à part et frappez-les.

Mais ne leur cherchez plus querelle,

si elles vous obéissent.
- est élevé et grand - » Masson

 

4) « - Les hommes assument les femmes à raison de ce dont Dieu les avantage sur elles et de ce dont ils font dépense sur leurs propres biens. Réciproquement, les bonnes épouses sont dévotieuses et gardent dans l' absence ce que Dieu sauvegarde. Celles de qui vous craigniez l' insoumission, faites-leur la morale, désertez leur couche, corrigez-les. Mais une fois ramenées à l' obéissance, ne leur cherchez pas prétexte.

- Dieu est Auguste et Grand. » Berque

 

5) «  Les hommes ont autorité sur les femmes à cause des préférences de Dieu et à cause des dépenses des hommes. Les vertueuses sont dociles, elles protègent ce qui doit l' être selon la consigne de Dieu. Celles dont vous craigniez la désobéissance, exhortez-les, reléguez-les dans leur chambre, frappez-les, mais si elles vous écoutent ne les querellez plus, car Dieu est sublime et grand. » Grosjean

 

6) « Les hommes sont le soutien des femmes en raison des avantages qu' Allah a accordés aux uns sur les autres, et en raison aussi des charges matérielles qui incombent aux hommes ; les femmes vertueuses sont celles qui demeurent dévotes, fidèles [ aux maris] en leur absence, selon ce qu' Allah a prescrit. Si vous craigniez l' inconduite de vos femmes, admonestez-les ! Si elles persistent, éloignez-les de vos lits et, au besoin, corrigez-les ! Si elles se soumettent, ne cherchez pas à les maltraiter. Allah est Auguste et Grand. » Bah

 

7) «  Les hommes sont des directeurs pour les femmes, à cause de l' excellence qu' entre eux Dieu accorde aux uns sur les autres, ainsi que de la dépense qu'ils font de leurs biens. Les femmes de bien sont celles qui sont de dévotion, qui protègent, même dans le secret, ce que Dieu a protégé. Et quant à celles dont vous craigniez l' infidélité, exhortez-les, abandonnez-les dans leurs lits, et battez-les. Si elles viennent à vous obéir, alors ne cherchez plus de voie contre elles. Dieu demeure haut, grand, vraiment ! » Hamidullah

 

8) « Les hommes ont autorité sur les femmes du fait qu' Allah a préféré certains d' entre vous à certains autres, et du fait que [les hommes] font dépense, sur leurs biens [, en faveur de leurs femmes]. Les [femmes] vertueuses font oraison et protègent ce qui doit l' être (?), du fait de ce qu' Allah consigne (?). Celles dont vous craignez l' indocilité, admonestez-les ! Reléguez-les dans les lieux où elles couchent ! Frappez-les ! Si elles vous obéissent, contre elles de voie [ de contrainte] ! Allah est auguste et grand. » Blachère

 

9) « Men are in charge of women by [right of] what Allah has given one over the other and what they spend [for maintenance] from their wealth. So righteous women are devoutly obedient, guarding in [the husband's] absence what Allah would have them guard. But those [wives] from whom you fear arrogance - [first] advise them; [then if they persist], forsake them in bed; and [finally], strike them. But if they obey you [once more], seek no means against them. Indeed, Allah is ever Exalted and Grand. » Saheeh

 

« MEN SHALL take full care of women with the bounties which God has bestowed more abundantly on the former than on the latter, and with what they may spend out of their possessions. And the righteous women are the truly devout ones, who guard the intimacy which God has [ordained to be] guarded. And as for those women whose ill-will you have reason to fear, admonish them [first]; then leave them alone in bed; then beat them; and if thereupon they pay you heed, do not seek to harm them. Behold, God is indeed most high, great! » Asad

 

« Husbands should take good care of their wives, with [the bounties] God has given to some more than others and with what they spend out of their own money. Righteous wives are devout and guard what God would have them guard in their husbands’ absence. If you fear high-handedness from your wives, remind them [of the teachings of God], then ignore them when you go to bed, then hit them.If they obey you, you have no right to act against them: God is most high and great. » Haleem

 

« Men have charge of women because Allah has preferred the one above the other and because they spend their wealth on them. Right-acting women are obedient, safeguarding their husbands´ interests in their absence as Allah has guarded them. If there are women whose disobedience you fear, you may admonish them, refuse to sleep with them, and then beat them. But if they obey you, do not look for a way to punish them. Allah is All-High, Most Great. » Bewley

 

« Men are put in charge of women; that is because, God has simply decided to provide them with faculties which facilitate this task of them and also that they spend out of their resources for their wives’ maintenance. The righteous women would gladly accept this division of the task as it is God’s commandment. They will therefore keep vigilance on their husband’s honor and belonging in their absence. As far as those women who rebel this commandment of their Lord, first try to reason with them and advise them of the consequence of rebelling against their Creator. If they do not submit them, punish them by separating your bedroom. As a last resort, you may beat them [not in a violent manner]. If they come to their senses, be nice to them; God is the Highest and the Greatest » Moeinian

 

« Men are the managers of the affairs of women for that God has preferred in bounty one of them over another, and for that they have expended of their property. Righteous women are therefore obedient, guarding the secret for God's guarding. And those you fear may be rebellious admonish; banish them to their couches, and beat them. If they then obey you, look not for any way against them; God is All-high, All-great » Arberry

 

10) « Los hombres tienen autoridad sobre las mujeres en virtud de la preferencia que Dios ha dado a unos más que a otros y de los bienes que gastan. Las mujeres virtuosas son devotas y cuidan, en ausencia de sus maridos, de lo que Dios manda que cuiden. ¡Amonestad a aquéllas de quienes temáis que se rebelen, dejadlas solas en el lecho, pegadles! Si os obedecen, no os metáis más con ellas. Dios es excelso, grande. » Cortés

 

« Los hombres están a cargo de las mujeres debido a la preferencia que Allah ha tenido con ellos, y deben mantenerlas con sus bienes. Las mujeres piadosas obedecen a Allah y a sus maridos, y cuidan en ausencia de ellos [su honor y sus bienes] encomendándose a Allah. A aquellas de quienes temáis que se rebelen, exhortadlas y dejadlas solas en sus lechos [sin cohabitar], o recurrid a otra medida para que recapaciten; si os obedecen no las maltratéis. Allah es Sublime, Grande. » Asad, Pérez

 

 

Théorème 4 :

 

Comme pour toute religion les mots clef peuvent servir de caution aux points de vue archaïque ou patriarcal des individus, sans tenir compte de leur message de fond, de leur harmonique, de leur ostinato qui leur donne un autre sens, universel.

 

Démonstration :

 

 

Il ressort de ce verset que ( nous continuons de suivre ici l' exégèse du docteur Al Ajami) :

 

http://oumma.com/Frapper-sa-femme-avec-le-Coran-1-2

 

http://oumma.com/Frapper-sa-femme-avec-le-Coran-et

 

1) Les hommes ont autorité sur les femmes.

2) Les femmes vertueuses sont celles qui obéissent à leur mari.

3) Si elles désobéissent, frappez-les.

Mais ne vaut-il pas mieux comprendre en fait que :

1) « Les hommes assument ( et non ont autorité sur) les femmes  à raison de ceux que Dieu les avantages les uns les autres et de ce qu’ils dépensent de leurs biens. »


 

2) « Les femmes vertueuses sont dévouées à Dieu et non celles qui obéissent à leur mari, c'est bien ainsi que à peu près tous nos traducteurs traduisent cette deuxième affirmation de notre verset : sauf Asad et Pérez ajoutent que « Las mujeres piadosas obedecen à Allah et y a sus maridos »


 

3) Le sens classique des deux premières affirmations de notre verset ou de notre syllogisme a été invalidé puisque que :

a) Ce verset n’indique pas que les hommes ont autorité sur les femmes.

b) Il indique sans équivoque que la piété n’est point d’obéir aux époux mais à Dieu.

D' autant que Le Coran dans son harmonique fondamentale ( voir axiome II de notre partie II) ne peut qu' être favorable à une égalité de droit et de considération entre les hommes et les femmes. 


 

Une analyse de ce verset met en évidence l' opposition entre les deux premières propositions et le “frappez-les” de la troisième proposition. Il n’y a qu’une seule solution possible à cette opposition : Le coran ne peut avoir ordonné de frapper les femmes en cas de conflit conjugal.

Mais la difficulté est que le verbe daraba ne semble pouvoir signifier que frapper.

Il faut réellement prendre en compte les incohérences engendrées par ce type de lectures et sortir textuellement du non-sens constaté. Une solution simple semble dénouer la problématique : D’une part, le verbe daraba en la locution « wa-dribûhunna » ne peut pas signifier en ce verset « et frappez-les ». D’autre part, il apparaît logiquement que parmi les différents sens possibles de la racine verbale daraba l’expression pourrait être ici : « éloignez-vous d’elles ».

Nous aurions alors pour v34-35 , en cas de conflit conjugal, grave l’enchaînement suivant : 1- Exhortation au bien. 2- Abstention de rapports. 3- Séparation provisoire, éloignez-vous d’elles et non plus “frappez-les”. 4- Appel à des conciliateurs (v35).
L’ensemble
devient cohérent, conforme à cette harmonique fondamentale de toute religion, signalée à de multiples reprises.


 

Théorème 5 :


 

L’arabe en tant que langue d' un texte considéré comme sacré, comme toutes les langues des autres textes sacrés a un passé.


 

Démonstration :


 

Les principaux critères de la langue arabe ont été déterminés seulement à partir du IIe siècle de l’Hégire et il fut fait un grand effort de régularisation d’une réalité linguistique bien plus complexe et instable. Cette systématisation a abouti à la fixation de la langue arabe classique. Cependant, cet arabe classique, même s’il sert de référent offre des particularités antérieures à sa normalisation qui se retrouvent dans le texte du coran, rendant sa lecture et sa compréhension problématique.

Le Coran n’envisage pas que le cas de “l’épouse indocile” mais aussi, dans la même sourate, la situation inverse où l’homme est impliqué selon les mêmes perspectives :

Si une femme craint de son mari infidélité [nushûz] ou qu’il s’éloigne [i‘râd] ; il ne leur sera pas alors fait grief de rechercher la conciliation. La réconciliation est ce qui est préférable car les âmes sont portées à l’avidité…”

Ce verset est bien l’équivalent des v34-35 mais cette fois c’est le comportement du mari qui est fautif. L’on y retrouve la même cause un « nushûz » et, comme en résumé, la notion d’éloignement suivie de la préférence à donner à la conciliation.

Preuve du machisme quasiment indélébile  : le mot nushûz n’apparaît dans le Coran qu’en ces deux seuls versets, v34 et v128 . La symétrie autoriserait à penser que le mot nushûz pour les femmes est celui des hommes. Pour le nushûz attribué à la femme au v34 et le nushûz attribué à l’homme au v128 selon les traducteurs les couples suivants  : infidélité/abandon ; désobéissance/abandon ; insubordination/ hostilité ; insoumission/désaffection ; indocilité/rudesse ; rébellion/dureté ; inconduite/hostilité ; malversation/maltraitement,

1) « Si une femme craint que son époux n' exerce des brutalités à son encontre ou ne se détourne d' elle, ils ne seront pas blâmés de rechercher une conciliation ; l' âme étant portée à l' égoïsme ( litt. : L' avarice) la conciliation se révèle préférable » Penot

2) « Si une femme redoute de son mari dureté ou indifférence,

pas de grief contre eux s’ils s’arrangent entre eux:

oui, l’arrangement est meilleur.

La tendance des êtres est à l’avarice » Chouraqui

 

3) « Quand une femme redoute

l' abandon ou l'indifférence de son mari ;

nul péché ne sera imputé

s' ils se réconcilient vraiment,

car la réconciliation est un, bien.

Les homme sont portés à l' avarice. » Masson


 

4) «  Si une femme craint de son mari désaffection, éloignement, point de faute pour l' un ni l'autre à s' entendre tous deux sur un accomodement, car mieux l' accomodement, malgré la rapacité toujours présente dans les âmes... » Berque


 

5) «  Si une femme craint que son mari soit dur ou indifférent, on ne fera pas grief d' un arrangement entre eux. S' arranger est un bien. L' âme est portée à l' avarice » Grosjean  


 

6)  « Si une femme craint, de la part de son mari, une attitude hostile ou indifférente, il n' y a pas d'objection à ce que tous deux cherchent à trouver un arrangement entre eux ; la réconciliation est toujours meilleure ; certes l' homme est enclin à l' égoïsme » Bah


 

7) « Et si une femme craint de son mari infidélité ou indifférence, alors on ne leur fera pas grief qu' ils se réconcilient d' une quelconque réconciliation, - et la réconciliation est meilleure, car les âmes sont portées à l' avidité » Hamidullah


 

8) « Si une femme craint, de son époux, rudesse ou indifférence, nul grief à leur faire s' ils procèdent entre eux à quelque arrangement, car l' arrangement est un bien. La ladrerie est offerte aux âmes, » Blachère


 

9) « And if a woman fears from her husband contempt or evasion, there is no sin upon them if they make terms of settlement between them - and settlement is best. And present in [human] souls is stingines » Saheeh


 

« And if a woman has reason to fear ill-treatment from her husband, or that he might turn away from her, it shall not be wrong for the two to set things peacefully to rights between themselves: for peace is best, and selfishness is ever-present in human souls. » Asad


 

« If a wife fears high-handedness or alienation from her husband, neither of them will be blamed if they come to a peaceful settlement, for peace is best. Although human souls are prone to selfishness, » Haleem


 

« If a woman fears cruelty or aversion on her husband´s part, there is nothing wrong in the couple becoming reconciled. Reconciliation is better. But people are prone to selfish greed. » Bewley


 

« If a woman feels being mistreated or not loved by her husband, [she should speak up and] the couple should find a solution for their marital problems; after all, establishing a peaceful relationship is the best of all. Know that narrow mindedness [in marital relationship] is a general characteristic of human beings. » Moeinian


 

« If a woman fear rebelliousness or aversion in her husband, there is no fault in them if the couple set things right between them; right settlement is better; and souls are very prone to avarice. » Arberry


 

10) « Y si una mujer teme malos tratos o aversión por parte de su marido, no hay inconveniente en que se reconcilien, pues es mejor la reconciliación. El ánimo es propenso a la codicia, » Cortés


 

« Si una mujer temiese que su marido no cumpliere con las obligaciones para con ella o la rechazare, entonces, no incurrirán en falta si llegan a un acuerdo para evitar el divorcio, pues ello es lo mejor. El alma es propensa a la avaricia, » Asad, Pérez


 

C’est donc malgré tout par défaut que nous traduirons nushûz par hostilité : « celles dont vous craignez hostilité [nushûz] » v34 et « Si une femme craint de son mari hostilité [nushûz] » v128


 

L’analyse littérale avait mis en évidence qu’un texte en apparence explicite, S4.V34 , soulevait de nombreux problèmes de cohérence. Mais cette compréhension problématique, univoque pouvait être rectifiée pour assurer à ce verset plus de cohérence avec l' harmonique fondamentale de l' Islam, rétablissant ainsi le vrai sens oblitéré par les lunettes du sexisme des sociétés de l' antiquité tardive.

Les hommes assument [qawwâmûna] les femmes […]
Les femmes vertueuses [qânitât] sont dévouées à Dieu [...]
Quant à celles dont vous craignez l’hostilité [nushûz], exhortez-les, puis faites lit à part et, enfin, éloignez-vous d’elles [wa-dribûhunna] […] Et si vous craignez le désaccord entre les deux faites alors appel à un arbitre de la famille de l’époux et un de la famille de l’épouse. Si le couple souhaite au fond la réconciliation, Dieu rétablira l’entente entre eux…” S4.V34-35.

Ce verset se lit avec son symétrique :

Si une femme craint de son mari hostilité [nushûz] ou qu’il s’éloigne ; il ne leur sera pas alors fait grief de rechercher la conciliation. La réconciliation est ce qui est préférable car les âmes sont portées à l’avidité…” S4.V128.

Les versets coraniques sus-cités ne dépendent plus d’une vison patriarcale et sexiste en se référant à la polysémie des mots, d' autant plus nécessaire que nous savons que la langue du coran dans ses première transcriptions est dépourvue de tout l' arsenal des voyelles, des accents, des points, des virgules qui rendent plus aisés la lecture d'un texte.


 

Théorème 6 :

La lecture d’un texte, a fortiori sa traduction est dépendante de l' arsenal des croyances et des préjugés qui font sens aux yeux des autres membres de la communauté et leur permettent d'y agir et de justifier leurs actes.


 

Démonstration :


 

Nous possédons un texte mais ce texte n’est qu’une série de mots. Ceux-ci peuvent servir une lecture littérale de ce texte dans une communauté fermée s' appuyant sur une religion fermée, donc essentiellement littéraliste et ritualiste ou inversement.

Dans le cas de l' Islam, il est urgent de rompre avec une lecture fermée du coran pour en faire le porteur d’un message de paix, de tolérance, et d’amour.

Cela semble possible à la condition que les musulmans ne se laissent pas impressionner dans leur lecture par la volonté de se démarquer du christianisme et du judaïsme en rompant avec ce complexe d'infériorité/supériorité vis à vis de ces religions qui ont précédé la leur, pour accepter d' entrer en dialogue avec elles.Ce qui ne veut pas dire renoncer à un certain nombres de croyances qui leur sont propres mais qui n' ont nul besoin d' être en réaction par rapport à un occident où la promotion de la femme semble les épouvanter comme s'ils y voyaient la marque du diable.

« Conformément à ce message coranique, le Prophète Muhammad a inlassablement exhorté les hommes à se débarrasser de leurs préjugés sexistes et à ce que, pour Dieu, ils s’amendent et se réforment afin de créer, hommes et femmes, croyants et croyantes, une société idéale sans haine et sans ségrégation. » Lorsque l’on demanda à Aïsha quel était le comportement du Prophète, elle répondit : « Son comportement était le Coran. » Ibn Hanbal


 


 

Dans le labyrinthe des versets du Coran VIII : Des femmes
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