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Dans le labyrinthe des versets du coran VII : Le problême de l' abattage rituel des bêtes

Je complète aujourd'hui l' appendice de la troisième partie de mon traité théologico-philosophique concernant les bêtes :

 

Appendice

 

 

Si les musulmans refusent actuellement l’assommage des bestiaux, avant leur égorgement, (ce qui pose le problème de la souffrance des bêtes égorgées dans les abattoirs halal) c'est à cause de cette interdiction à eux faite de ne pas consommer de bête assommée, déjà morte : voir ci-dessus les traductions de Penot, Chouraqui, Grosjean, hamidullah, Blachère, Saheeh, Haleem, Bewley, Moeinian, Arberry, Cortés, Asad et Pérez.

Selon le judaïsme, les hommes ont d'abord été végétariens. C'est après le Déluge, avec Noé que Yahvé autorise ses fidèles à manger la chair des bêtes, mais en les vidant de leur sang auquel l' âme est liée et pour rappeler qu' elles sont ses créatures dont la vie doit toujours être respectée comme avant le déluge, même s' il a autorisé depuis leur consommation donc leur meurtre. Au contraire du christianisme qui n' a pas repris les interdits alimentaires et de consommation de viande édictés par le judaïsme, l' Islam s 'est réapproprié ces interdits comme celui de la non consommation de viande de porc, par exemple, ce qui montre la continuité entre le judaïsme et l' Islam et confirmerait la thèse d' une alliance entre la tribu de Quraych et la secte des judéo-nazaréens.

 

En islam, il n’y a pas de critères permettant de classer les bêtes en halâl, licite ou harâm, illicite. Selon les interprétations, en dehors du porc, des espèces peuvent être consommables ou interdites de consommation : cas du cheval, consommé dans certains pays islamiques et non dans d’autres, très souvent pour des critères culturels, civilisationnels plus que religieux.

Si la chair des carnivores ou des charognards est interdite à la consommation, tout ce qui vit dans l’eau, milieu considéré comme pur, est comestible et les poissons au sang froid, ne relèvent pas de l’abattage rituel.

Pour les musulmans, les animaux ont donc des droits mais ces droits ne peuvent être confondus avec les droits des hommes.

En effet, comme le dit Elisabeth de Fontenay dans un entretien :

 

« J'aime cette phrase du poète juif autrichien Erich Fried : « Un chien qui meurt et qui sait qu'il meurt comme un chien, et qui peut dire qu'il sait qu'il meurt comme un chien est un homme. » Nous appartenons à la nature, mais nous nous en émancipons et savons la regarder du dehors. Certains animaux s'en détachent aussi… mais dans des proportions infiniment moindres, de façon qualitativement différente. Il faut être continuiste, mais il faut aussi réserver son moment et sa place à l'émergence. »

Le tragique, dit le philosophe Lyotard, « c'est que « nous sommes nés à notre insu » : quand s'éveille notre conscience d'être vivant, tout est joué, il est trop tard. Or, ce tragique, il faut à tout prix et paradoxalement le protéger : sans lui, nous cesserions d'être humain »

« Les animaux connaissent autant, voire plus, que nous stress et angoisse. Mais il est vrai que seuls les hommes se demandent « D’où venons-nous ? Qui sommes-nous ? Où allons-nous ? » Ce questionnement a été rendu possible par le langage et l’histoire, qui constituent la singularité humaine. »

 

http://www.cles.com/debats-entretiens/article/notre-rapport-aux-animaux-reste-decouvrir

 

Il y a donc dans l' Islam la possibilité de passer un contrat nouveau avec les animaux domestiques, à condition de bien comprendre le verset 3 de la sourate V « La table servie » qui édicte quelles interdictions alimentaires le musulman doit respecter, par exemple dans la traduction de D. Masson qui rend les termes arabes du coran par :

«  (La bête) morte à la suite d' un coup »

ou de R. Blachère :

«  la bête tombée sous des coups, »

ou de A. Bewley :

«  animals which have been killed by a blow »

ou de Cortés :

« la de animal asfixiado o muerto a palos, »

et non par les seuls termes de « bête assommée », qui serait proscrite, d'autant que le coran nous révèle une société islamique où le lien entre l' animal domestique et l' homme n'était pas rompu. Et cela afin de leur éviter les épouvantables souffrances que leur inflige l' élevage industriel et l' abattage industriel, rituel ou non, qu' Elisabeth de Fontenay assimile à la shoah, puisque, si les bêtes sont différentes de nous elles ont en commun avec nous le même souffle de vie ( nafs ou rouh) insufflé par Allah qui en font des créatures capables de reconnaître sa miséricorde.

 

Il y a urgence dans la mesure où l' abattage industriel rituel (ou non) sans étourdissement préalable, provoque contrairement aux préceptes du coran des souffrances inadmissibles aux bêtes : pendant d' interminables minutes ( je vous épargne les images ou les vidéos insupportables de ces souffrances) elles agonisent la tête tranchée sous le regard d' autres bêtes qui attendent dans l' angoisse, le stress, le sang, d' être égorgées à leur tour.

Tous les mauvais arguments religieux fournis par les imams pour justifier la poursuite de l' égorgement des bêtes sans qu' elles soient au préalable étourdies ne tiennent pas au regard des versets du coran ou des hadiths qui condamnent la souffrance des animaux et surtout au regard de cette souffrance effective et insoutenable que provoque leur égorgement à la chaîne sans qu' aucune des prescriptions exigées pour un abattage rituel ne soient respectées.

 

http://www.notre-planete.info/actualites/actu_2508_abattage_Halal_Casher_souffrance_animale.php

 

C'est vrai, le coran proclame dans la sourate XVI «  Les abeilles » la mise à disposition des bêtes aux hommes, dans les versets 5 à 8 (voir la scolie de l' axiome IV : Dieu a créé les bêtes pour le bien des hommes ), mais ce n'est pas pour leur infliger, ni même aux chiens, des souffrances qu' il considère comme inadmissibles ainsi qu' en témoigne ce hadith cité plus haut dans cette même scolie de l' axiome IV :

« Alors qu’un homme cheminait, il fut pris d’une grande soif. Il trouva un puits dans lequel il descendit et but. Quand il en sortit, il vit un chien haletant qui mangeait de la boue sous l’effet de la soif. L’homme se dit : «  Ce chien est en proie à une soif semblable à celle que je viens d’éprouver il y a peu. » Il descendit alors dans le puits et remplit d’eau sa chaussure qu’il tint entre ses dents jusqu’à ce qu’il se hissât en dehors du puits. Ainsi, il donna à boire au chien. Dieu lui en fut reconnaissant de sorte qu’il lui pardonna, et le fit entrer au paradis. » Les compagnons du Prophète lui demandèrent (surpris) : « Ô Messager de Dieu, nous serions récompensés pour (avoir été compatissants envers) des animaux ? »  Le Prophète  dit : « Pour tout foie humide (c'est-à-dire tout être vivant), il y a une récompense.» (Al-Bukhârî, Muslim)

 

Annexe I

 

Réponse du grand calife Abou Bakr al-Baghdadi de son palais de l' inhumanité à ses fidèles sujets qui par lettre unanime et anonyme avaient dénoncé les nuisances commises par les moutons à leur encontre :

 

À mes chers sujets si bien soumis et intentionnés

Nous Abou Bakr Al-Baghdadi le mirifique :

Ordonnons que tous les moutons soient recensés et transportés

En lieux appropriés pour un règlement définitif du problème par eux posés

Du fait de leur existence

*

Pour le transport de ces moutons
Quand la proximité des lieux de décontamination le permettra la marche sera adoptée
Sinon seront utilisés Nos camions de déménagement et à l'échelle de notre continent
Les trains de marchandise tirés par nos excellents chameaux de nos Royales Écuries de notre Royale Compagnie de chemin de fer
*
Pendant le transport des susdits le lieu de destination sera tenu secret

Comme sera tenue secrète la décision prise par nous de supprimer immédiatement

Á leur arrivée brebis et agneaux en les retranchant aussitôt des mâles qui serviront

dans nos Royales Usines d'engrais jusqu'à leur mort naturelle
*
Le meilleur moyen pour parvenir à ce règlement définitif de l'existence ovine

Consistera à utiliser non les camions à gaz déjà en action

Trop lents parce que tirés par des mulets
Ni les fusillades trop cruelles pour nos malheureux exécutants du fait des projections de sang d'os et de cervelles
Mais les chambres à gaz alimentées par les chênes de nos Royales Forêts
*
Le monoxyde de carbone semble approprié
Néanmoins nous n'excluons pas l'utilisation d'un autre gaz
Des recherches pleines de promesse sont en cours

Dans Nos Royales Usines Chimiques
*
Le problème redoutable de l'élimination des carcasses
Devra être résolu par l'utilisation de fosses communes avec de la chaux vive 
Les bûchers étant à éviter pour leur faible productivité

Pour leurs colonnes et nuages de fumée noire mais aussi leur odeur qui empuantit le voisinage
*
Les fours crématoires devront avoir la priorité
Pourvu qu'ils soient de la capacité suffisante et de la résistance nécessaire
Étant donné qu'ils fonctionneront 24 heures sur 24
Notre Royale Technologie a les moyens de nous les fournir

*

Nous donnons ordre à nos fidèles dobermans et dogues allemands

De planifier le transfert de toute la population moutonnière d'Europe, d' Afrique et d' Asie

En commençant par Notre Bien-aimé Royaume

Qui sera ainsi le premier à être débarrassé de cette pestilence ovine

*

En outre Donnons ordre formel que ce travail indispensable une fois exécuté

Toutes traces administratives ou matérielles soient détruites :

Comptes rendus de Conférence ou fours crématoires

Les chambres à gaz seront transformées en salles de douche pour notre bien-aimé peuple

*

Au cas où cette justifiée éradication serait dénoncée par quelques sujets Malintentionnés

Sommons nos fidèles perroquets d'aller partout en notre empire de mil ans

Répétant qu'il n'y a jamais eu de règlement définitif du problème ovin

Que les chambre à gaz n'ont jamais existé non plus que les fours crématoires

*

En cet instant décisif pour notre humanimalité cet ordre sera immédiatement détruit

Bien que non signé par Nous

Et le plus grand secret sera maintenu

Pour rendre cette Tâche moins difficile à accomplir vis à vis des moutons

Mais surtout de nos bien-aimés et soumis sujets parfois inutilement scrupuleux

**

 

Dans le labyrinthe des versets du coran VII : Le problême de l' abattage rituel des bêtes
Dans le labyrinthe des versets du coran VII : Le problême de l' abattage rituel des bêtes
Tag(s) : #Islam, #Islamisme, #Religions

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