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Publié par Elbiar

Non madame Taubira, les politiques de non-incarcération ne freinent pas la criminalité. No, Señora  Taubira, las políticas de no encarcelamiento no inhiben la delincuencia.
Non madame Taubira, les politiques de non-incarcération ne freinent pas la criminalité. No, Señora  Taubira, las políticas de no encarcelamiento no inhiben la delincuencia.

Estimada Christiane, estoy de acuerdo, no ponemos más a nuestros jóvenes en la cárcel y liberemos a todos los delincuentes que han completado una pequeña parte de su condena.
sí...
Yesss!
Mis amigos, ¡fuego! sobre el FNPS!

En un an le nombre des détenus dans les prisons françaises a baissé de 2%, tandis que la criminalité est dans l' ensemble en hausse même si dans son bulletin mensuel l' observatoire national de la délinquance et de la réponse pénale précise :

"Le bilan de la délinquance en 2014, pour ce qui est des vols, des violences et des autres atteintes aux personnes ou à leurs biens subies par les habitants de la France métropolitaine, ne peut pas être effectué dès maintenant. »

d' autant que selon les délits, les chiffres sont contrastés comme le montre l' infographie publiée par le figaro ci-dessous, présentée par le robot Albert au-dessus de tout soupçon de partialité, ce qui n'est pas le cas de nos hommes politiques qui instrumentalmisent les dits chiffres.

 

 

Non madame Taubira, les politiques de non-incarcération ne freinent pas la criminalité. No, Señora  Taubira, las políticas de no encarcelamiento no inhiben la delincuencia.

Usted puede comprobar que el balance de la criminalidad en Francia es hecho contrastar, pero en el conjunto inquietante, sobre todo para las violencias físicas

 

Cette baisse du nombre des détenus, bienvenue compte tenu de de la surpopulation carcérale, est due à la politique initiée par la ministre de la justice, Christiane Taubira.

 

***

 

Résumé de l' article :

 

Le refus du tout carcéral ne sera efficace,

1) que si l'on passe par une action résolue contre la criminalité en renforçant les moyens et les effectifs de la police. ( Ce qui n'est pas le cas avec notre actuelle ministre)

2) que si l 'on construit le nombre de places suffisantes en prison pour incarcérer le surplus de délinquants et criminels arrêtés et condamnés par notre justice. Les peines réellement accomplies jouant alors leur rôle dissuasif. ( Ce qui n'est pas le cas avec la politique carcérale de notre actuelle ministre)

3) Ce qui permettra d' offrir aux délinquants et criminels purgeant leur peine des conditions de vie décentes et de mettre en place des services de réinsertion dignes de ce nom. ( qui sont à l' état embryonnaire aujourd'hui.)

4) C' est alors et alors seulement que l'on pourra abandonner le tout-carcéral comme en Suède pour développer des peines de substitution qui ne seront plus jugées par la population comme du laxisme.

5) et que l'on pourra adoucir les dites peines, comme en Suède, sans provoquer un tollé général.

 

***

Je vais aller dans cet article contre le sentiment général, ce qui est loin de me déplaire, en affirmant que la prison est le pire des moyens pour lutter contre l'insécurité si elle ne permet pas d' emprisonner dans des conditions décentes tous les délinquants et criminels qu' une police et une justice résolument mobilisées pour pacifier la société vont respectivement arrêter puis condamner.

Les chiffres sont là pour le démontrer. Dès que l'on se sert de ces chiffres pour confirmer que nos juges ne sont pas aussi laxistes que les Français le pensent, que la criminalité n'augmente pas ou bien moins que les Français le pensent, ceux-ci se détournent des chiffres à eux présentés,

( comme pour le nombre de musulmans en France, voir mon article :

 

http://www.autruchement-dit.com/2014/11/analyse-spectrale-de-la-crise-des-societes-des-pays-developpes-hommage-a-michele-tribalat.html)

 

au prétexte qu' ils seraient faux ou bien manipulés, pour se rabattre comme en météo non plus sur le degré réel des températures mais sur leur ressenti qui corroborerait leur sensation qu'il fait plus froid qu' en réalité, autrement dit le ressenti de leur insécurité, bien plus fort que leur insécurité réelle, ce qui leur permet de soutenir que tout va mal, que nos juges ne condamnent pas à des peines suffisamment lourdes et que nos prisons sont des hôtels où avec nos deniers les pires délinquants et criminels se pavanent à leurs frais.

 

Je reprends une grande partie mon précédent article :

 

http://www.autruchement-dit.com/la-prison-doit-%C3%AAtre-condamn%C3%A9e-%C3%A0-mort-pour-les-courtes-peines

 

 

« Puisque la prison est surtout le lieu où le condamné s'endurcit et, s'il est primo-délinquant, le lieu où il devient récidiviste et, s'il est récidiviste le lieu où il devient un délinquant incorrigible, où bien s'il est de religion musulmane un salafiste, le mieux n'est-il pas d' écourter le plus possible le séjour des condamnés en prison.

Mais me direz-vous que devient l'exemplarité de la peine ? Justement il y a exemplarité de la peine à partir du moment où elle est appliquée, ce qui n'est plus le cas aujourd'hui par manque de place dans nos prisons. Je propose donc d'appliquer systématiquement sans aucune dérogation toute peine d'emprisonnement fut-elle de un jour ?!

Et s'il n'y a pas de place, de libérer systématiquement tout condamné emprisonné en train de purger sa peine, n'aurait-il purgé que le quart de cette peine ou le dixième.

Vous rétorquerez que je porte ainsi atteinte à l'exemplarité de la peine. Pas du tout.

Le plus marquant pour un délinquant c'est son arrestation, je n'y porte pas atteinte;

c'est sa condamnation devant les juges, je n'y porte pas atteinte;

c'est l'application de sa peine par les juges d'application des peines, je n'y porte pas atteinte ;

c'est son incarcération avec le traumatisme que peut représenter celle-ci pour un primo-délinquant surtout, je n'y porte pas atteinte.

Comme je ne porte pas atteinte au légitime sentiment de vengeance des familles des victimes puisqu'il y a bien condamnation et incarcération.

Par contre je porte atteinte à l'endurcissement du délinquant dont nous savons que c'est le principal résultat de la prison, puisque, n'aura-t-il pas plutôt pris ses marques dans la prison, ses habitudes et nous savons que l'habitude est un non seulement une seconde nature mais encore une grand éteignoir de souffrances, je le libère.

Je porte atteinte aussi aux salafistes de tout poil qui sévissent dans nos prisons en empêchant que leur endoctrinement se poursuive. »

 

C'est pourquoi j' aimerais soutenir la doctrine qui étaye l' action de notre ministre de la justice, madame Taubira, mettre fin au tout-carcéral, à savoir substituer le plus possible aux peines d' emprisonnement, d'autres peines. Mais, évidemment il y a un mais...

Cette fois-ci pour expliquer mon mais, ce n'est pas au fameux modèle allemand que je me référerai mais au modèle suédois à partir d'un article de Libération, (que Dieu le bénisse s'il existe, pour défendre des positions toujours marquées du sceau de ce grand ouf de soulagement qu' a constitué pour la société Française mai 68), article intitulé :  « Suède : Les prisons se vident. »

http://www.liberation.fr/monde/2015/02/17/suede-les-prisons-se-vident_1204515

 

Commençons par un petit état des lieux en comparant une cellule de la prison suédoise de

Skänninge à 200 km au sud de Stockholm et des Baumettes dans le 9 ème arrondissement de Marseille.

Prison suédoise

Prison suédoise

Les Baumettes

Les Baumettes

Sans commentaires.

 

Pourquoi les prisons se vident-elles en Suède ce qui permet de faire des économies, ( nous savons qu'une journée de prison coûte très chère au contribuable, un peu moins de 100 euros, de même qu'une journée d' hôpital. Donc, s'il est justifié d' éviter la prolongation des séjours à l'hôpital, il est justifié d'éviter la prolongation des séjours en prison), économies dont le gouvernement suédois se sert pour développer un programme d'accompagnement des détenus libérés pour accélérer leur réinsertion et leur éviter la récidive.

Cette prison de Skänninge qui n' a rien d' exceptionnel en Suède, héberge 234 détenus, qui y purgent des peines allant de un mois à la perpétuité.

Son directeur, Joachim Danielsson, est à la tête d’une équipe de plus de 200 personnes ( Notez 200 personnes pour 234 détenus).

Les détenus vivent par groupe de neuf, dans des logements constitués d’une cuisine, d’une salle de séjour et de chambres individuelles de 7 mètres carrés, avec écran de télévision au mur et salle de bains attenante.

Les gardiens ne sont pas armés.

En journée, chacun se livre à ses tâches. Six heures par jour, cinq jours par semaine, les détenus travaillent, suivent une formation ou une thérapie.

«L’an dernier, six ont passé l’examen théorique du permis bateau, et tous l’ont réussi», raconte fièrement le directeur.

Les prisonniers peuvent faire du yoga, enregistrer des histoires pour leurs enfants. Il y a même un lieu où deux prêtres réfléchissent avec les condamnés à de longues peines, sur leur réhabilitation.  

Bien entendu, si toutes ces activités sont possibles, c’est parce que grâce à cette politique du non tout-carcéral, les prisons suédoises ne sont pas surpeuplées.

Selon Nils Oberg, patron de l’administration pénitentiaire, la baisse du nombre des détenus en Suède a commencé en 2004 pour s' accélérer depuis 2010. Avec 5.525 détenus pour 9,7 millions d’habitants, la Suède affiche désormais un des taux de détention les plus bas d’Europe ( de 57 pour 100 000 habitants, contre 118 en France, soit 77.883 détenus). 

Pour mesurer l' état de notre système pénitentiaire sachez qu' en France, Au 1er février 2015, 6 établissements ou quartiers de prison ont une densité supérieure ou égale à 200 %, 31 établissements ou quartiers ont une densité supérieure ou égale à 150 et inférieure à 200 %, 48 établissements ou quartiers ont une densité supérieure ou égale à 120 et inférieure à 150 % et 32 établissements ou quartiers ont une densité supérieure ou égale à 100 et inférieure à 120 %.

Au 1er janvier 2015, le nombre de détenus en surnombre était de 12.117.Au 1er janvier 2015, le nombre de détenus dormant sur un matelas posé à même le sol était de 992.

Comment expliquer une telle différence ?

En Suède, « l’éventail des peines alternatives à l’incarcération a contribué à dépeupler les prisons. «Notre système judiciaire est basé sur une tradition humaniste. Nous privilégions toujours la réhabilitation à l’enfermement», commente Lennart Strinäs, juge au tribunal de première instance de Malmö. La détention, dit-il, «nuit plus souvent qu’elle n’aide». Notamment dans le cas des courtes peines. Mais aussi pour les premières condamnations, qui mènent très rarement à l’incarcération. Pas de prison non plus pour les mineurs, qui encourent une peine maximale de quatre ans de réclusion en centre éducatif fermé. ». Rien de bien différent en France, notez.

Les magistrats suédois ont à leur disposition un arsenal de sanctions alternatives. En 1994, la Suède a été le premier pays à tester les bracelets électroniques. Le placement sous surveillance électronique peut s’appliquer pour des condamnations allant jusqu’à six mois de privation de liberté. Les tribunaux peuvent aussi avoir recours à la contrainte pénale : sursis avec mise à l’épreuve, travail d’intérêt général, injonction de soins… Résultat : si 5.525 condamnés sont sous écrous, plus de 13 000 purgent leur peine dehors. Pour les deux groupes, l’objectif est le même, martèle le directeur de l’administration pénitentiaire, Nils Oberg : éviter la récidive, qui tourne autour de 40% sur trois ans. Punir ne suffit pas : «Presque 100% des détenus vont retourner un jour dans la société. Il faut les préparer, les équiper, pour éviter qu’ils se retrouvent de nouveau derrière les barreaux. Notre tâche est de faire en sorte que toute condamnation, à l’enfermement ou non, apporte quelque chose.» Stigmatiser le détenu est contre-productif... La peine doit donc être purgée dans la dignité. »

Si Nils Oberg pense que les orientations libérales de la Suède ont joué un rôle majeur, il reconnaît que cette baisse de 6 % des détenus ne s' expliquent pas uniquement par elles. En fait c'est une tendance de fonds pour la plupart des pays développés.

D' ailleurs le site RtoZ contredit M. Oberg, estimant que le taux de criminalité de la Suède n'a pas baissé, mais a au contraire augmenté. La baisse de la population carcérale semble en partie s'expliquer bien plutôt, par les effets de la loi votée par la Cour suprême suédoise en 2011 allégeant les sanctions à l'égard des délits considérés comme mineurs, comme ceux liés à la drogue ou les vols.

Cette hausse de la criminalité le ministère de la justice suédois ne la nie pas.

 

En fait, Les politiques de non-incarcération ne freinent pas la délinquance.

 

En France, chaque fois qu'il y a eu une politique volontariste de « déflation carcérale » la criminalité a augmenté ce qui a discrédité cette volonté de désencombrer les prisons, d'autant qu'elle n'était pas accompagnée de mesures compensatrices comme en suède où le gouvernement a intensifié les poursuites contre les délinquants en permettant qu' ils soient plus rapidement sanctionnés pour avoir enfreint la loi même si l'infraction et la sanction sont mineures. Ainsi, alors que le nombre d'affaires portées par le procureur devant les tribunaux a baissé de 4% en France entre 2008 et 2010, il a augmenté de 6% sur la même période en Suède, ce qui explique l' augmentation de la criminalité signalée par le site RtoZ.

 

En France on mène une politique fondée essentiellement sur l’ emprisonnement ou le recours au bracelet  électronique comme solution pour désencombrer nos prisons alors que la Suède a choisi de privilégier une politique fondée

1) sur un accompagnement des prisonniers les conduisant progressivement vers la liberté,

2) sur des prisons de plus en plus ouvertes où ils se retrouvent en semi-liberté, avec des soins pour les toxicomanes.

La volonté suédoise n’est pas de bâtir des prisons mais de soigner les prisonniers.


Le cas des Pays-Bas est éclairant et montre pourquoi la volonté de notre ministre de la justice de refuser le tout-carcéral risque d' échouer.

Le nombre des détenus y diminuent aussi, mais

1) parce que l' on y a construit de nombreuses prisons dans les années 1990, ce qui a permis de mener une politique pénale de fermeté

2) qui a conduit à faire reculer la criminalité puisque l' application des condamnations étaient suivie d' effet par l'incarcération des condamnés, rendue possible par ces places dans les prisons,

3) au contraire de la France où nous avons aujourd'hui une surpopulation carcérale.

 

De même aux États-Unis, le nombre de détenus diminue en raison du recul de la criminalité divisée par 2 depuis le début des années 90, même si les États-unis sont le champion toutes catégories du taux de détenus pour 100.000 habitants juste derrière la Corée du Nord, respectivement 800 et 730, France 118, Suède 57, Pays-Bas 69,5.

 

En fait nous sommes en présence d'une tendance de fond aux explications multiples dont une se semble se révéler probante et montre pourquoi la politique entamée par notre ministre de la justice risque d' échouer, l' action de la police
.

 

Dans les grandes villes, des politiques offensives de reprise en main de la situation ont été menées. L’intervention policière a été déterminante. Pour certains criminologues, la criminalité a baissé parce qu’une partie des délinquants est désormais sous les verrous ! Aux États-Unis, le nombre de prisonniers a doublé dans les vingt dernières années, ce qui nous est présenté en France comme une catastrophe. En Grande-Bretagne et en Australie aussi.

Comme c'est le sentiment dans la population, question de bon sens me direz-vous, la répression policière paye. Donc avant de renoncer à une politique du tout-carcéral, le remède serait de renforcer nos effectifs policiers et de construire un nombre suffisant de prisons pour y incarcérer ce plus grand nombre de délinquants qui va être ainsi arrêtés.

Certes pour être complet, parmi les causes de cette baisse depuis les années 90 de la criminalité, Peut-être faut-il ajouter aussi le vieillissement de la population, du fait de l' équation, moins de jeunes moins de délinquants.

Steven Levitt a même soutenu dans son best-seller Freakonomics que l’avortement, dans les années 1970, avait été un facteur déterminant : dans les milieux les plus défavorisés où se recrutent le plus de délinquants, on fait désormais moins d’enfants, en recourant à l'interruption volontaire de grossesse plus accessible
.

A quoi nous pouvons ajouter le fait que les jeunes sont scolarisés plus longtemps, mieux éduqués ;

que la consommation du crack a été remplacée par la consommation de drogues moins criminogènes puisque l'on peut se les procurer plus facilement.

D'autant qu'il est moins facile aujourd'hui de voler,  puisque les magasins, les bureaux, les entrepôts, les habitations, les automobiles sont équipés de dispositifs de surveillance de plus en plus perfectionnés et difficiles à neutraliser.

 

Le cas de New York confirme bien que c'est l' action de la police qui se révèle fondamentale dans la chute de la criminalité. Dans un premier temps, cela aboutit à une explosion du nombre des détenus. Pourvu que les gouvernements cohérents, comme celui des Pays-Bas, aient fait construire les prisons nécessaires pour incarcérer ces nouveaux délinquants, sinon leur arrestation ne sera pas suivi de leur incarcération. Et se rabattre sur les peines de substitution comme France pour compenser cette carence anéantira les efforts de la police, ce que pressent la population française qui a bien le ressenti en partie non justifié d'un laxisme qui ne fait qu' encourager la délinquance, même si la France suit cette même tendance de fond de la baisse de la criminalité.

A la fin des années 1980, le taux de criminalité faisait de New-York une ville dangereuse. C'est ce qui explique l' élection du républicain Rudolf Giuliani dont le programme était axé sur la lutte contre la criminalité, la tolérance zéro. Une fois élu, il mène résolument son combat contre la criminalité, comme promis, en faisant la chasse aux criminels,
 prostituées, SDF en renforçant la présence policière, en donnant à ses policiers les moyens de mener des actions « coups de poing », de contrôler systématiquement la population « à risques ». C' est ainsi qu' entre 1993 et 1998, le nombre de 
meurtres a été divisé 
par trois, consacrant la réussite de la police et de Rudolph Giuliani.

Dans son livre The City That Became Safe (2012), Franklin M. Zimring, criminologue à Chicago, confirme que le rôle de la police a été décisif. Il n’hésite pas à se démarquer des positions politiquement correctes des criminologues et sociologues qui affirment que seules les politiques sociales de prévention peuvent durablement venir à bout de la criminalité. Selon lui, la chute de la criminalité
 à New York ne s'est pas accompagnée d'une amélioration du niveau socio-économique. C’est l’action de la police qui a été déterminante en agissant sur le terrain par des quadrillages ciblés, concentrés sur les quartiers les plus criminogènes avec contrôles systématiques, arrestations, fouilles, harcèlement des délinquants potentiels aboutissant à nettoyer, je n' ose dire à karchériser, une à une ces zones de non-droits, de trafics en tous genres mais surtout de drogue et d’agressions.

 

Le problème majeur en France est celui de l’inexécution des peines, et donc de l'impunité qui encourage la récidive. A quoi est dû ce problème ? A un manque de places de prison, ce qui n'est pas le cas de la Suède. Par conséquent, la priorité doit être de construire de nouvelles places de prison pour lutter contre l’inexécution des peines mais également contre la surpopulation carcérale.

De ce fait on ne peut pas dire que la France soit dans un système d'incarcération de masse. La population carcérale, rapportée à la population, est en France inférieure à de nombreux pays européens comme l'Italie, la Grèce, le Royaume-Uni, le Portugal ou encore l'Espagne. Et nous comptons quasiment moitié moins de places en prison que la moyenne des pays Européen.

Cela s' explique parce que la France utilise déjà largement les alternatives à l' emprisonnement puisque les peines de prison fermes ne représentant que 17% des peines. Mais cette utilisation ne vient pas d'une politique délibérément choisie s' accompagnant comme en Suède d' un suivi des délinquants pour les amener progressivement vers leur réinsertion dans la société mais d'une contrainte celle du surpeuplement de nos prisons. D' où le ressenti d'une majorité de la population d' une impunité des délinquants avec l'idée que nos prisons sont des palaces et que le bracelet électronique tout juste une petite gêne, alors que la réalité est tout autre pour nos prisons comme pour le port du bracelet électronique :

Ainsi, au 1er janvier 2013 19.5% des prisonniers français bénéficiaient d'un aménagement de peine, soit 11.790 personnes. Parmi eux, près de 10.000 portant un bracelet électronique, en augmentation de 14.7% par rapport à 2012, une tendance qui va se renforcer puisqu' il s' agit de pallier à l'insuffisance de cellules dans nos prisons ; ce dont avait conscience notre ancien gouvernement qui prévoyait de porter à 80.000 le nombre de ces places, alors que madame Taubira ne prévoit au mieux que la construction de 6000 places supplémentaires qui seront loin de satisfaire les besoins d'une action résolue contre la délinquance, s'il y a bien en France une action résolue contre la délinquance, ce dont je doute. Le bracelet électronique n'est pas une alternative de peine «légère». «Sur le papier ça paraît super, mais les condamnés ont vite l'impression d'être enfermés dehors», explique Me Benoît Dietsch, avocat pénaliste au barreau de Paris. «On a souvent tendance à penser que la prison est une vraie peine, mais le bracelet l'est tout autant. Il y a une vraie souffrance chez les patients qui portent un bracelet», renchérit le Dr Cyrille Canetti, chef de service de la santé psychiatrique dans le milieu pénitentiaire à l'hôpital Sainte-Anne à Paris.

D' ailleurs, 5% des délinquants assujettis à un bracelet électronique demandent à retourner en prison. D'autres multiplient délibérément les incidents - bracelet arraché, matériel détérioré, retards répétés - pour manifester, consciemment ou non, leur intolérance à la mesure. Pierre-Victor Tournier évoque un chiffre noir, celui des suicides sous bracelet, phénomène émergent qui n'est pas encore quantifié.
 

Résumons

Le refus du tout carcéral ne sera efficace

1) que si l'on passe par une action résolue contre la criminalité en renforçant les moyens et les effectifs de la police.

2) que si l 'on construit le nombre de places suffisantes en prison pour incarcérer le surplus de délinquants et criminels arrêtés et condamnés par notre justice. Les peines réellement accomplies jouant alors leur rôle dissuasif.

3) Ce qui permettra d' offrir aux délinquants et criminels purgeant leur peine des conditions de vie décentes et de mettre en place des services de réinsertion dignes de ce nom.

4) C' est alors et alors seulement que l'on pourra abandonner le tout-carcéral comme en Suède pour développer des peines de substitution qui ne seront plus jugées par la population comme du laxisme.

5) et que l'on pourra adoucir les dites peines, comme en Suède, sans provoquer un tollé général.

 

Sinon, Il est à craindre que la politique voulue par notre ministre de la justice ne fasse que renforcer le ressenti des Français, que leur sécurité n'est pas l'un des soucis prioritaires de ce gouvernement, apportant un surcroît de voix au Front National, comme si celui-ci en avait besoin, à la grande satisfaction de François Mitterrand dont je prévois déjà les soubresauts de satisfaction dans sa tombe, en voyant autant de voix de droite se porter sur ce parti, affaiblissant la droite modérée pour permettre à la gauche de se retrouver au pouvoir une nouvelle fois, avec la complicité de médias qui diffusent un bruit de fond idéologique de gauche moralisant et de Marine Le Pen, donc.

Plutôt que d' UMPS je parlerai de FNPS.

Amen.

 

Pour plus de précisions :

 

http://www.liberation.fr/monde/2015/02/17/suede-les-prisons-se-vident_1204515

 

http://bigbrowser.blog.lemonde.fr/2013/11/12/cle-des-champs-face-a-la-chute-du-nombre-de-ses-detenus-la-suede-ferme-des-prisons/

 

http://www.scienceshumaines.com/pourquoi-la-criminalite-chute_fr_31470.html

 

http://www.atlantico.fr/decryptage/population-carcerale-mais-quel-est-secret-pays-nord-europe-magnus-falkehed-alexandre-giuglaris-900092.html

 

http://www.lefigaro.fr/actualite-france/2014/09/04/01016-20140904ARTFIG00199-le-bracelet-electronique-une-vraie-peine-contraignante.php

 

Non madame Taubira, les politiques de non-incarcération ne freinent pas la criminalité. No, Señora  Taubira, las políticas de no encarcelamiento no inhiben la delincuencia.

¿Y qué le decimos al tío?
gracias
muchas gracias
mil veces gracias

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