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Publié par Elbiar

Dans le labyrinthe des versets du coran III : Oui l' Islam est une religion d'intolérance et de violence.
Dans le labyrinthe des versets du coran III : Oui l' Islam est une religion d'intolérance et de violence.
Dans le labyrinthe des versets du coran III : Oui l' Islam est une religion d'intolérance et de violence.

 

 


 


 

 

 

 Je vous présente dans cet article les théorèmes, de la première partie de mon essai de traité théologico-philosophique, intitulée : Islam et violence, qui expliquent pourquoi autant de musulmans se trouvent justifiés et pensent être de bons croyants lorsqu'ils utilisent la pire des violences qui donne de l' Islam un aspect rébarbatif et même qui terrorise.


 

 

Théorème 1 :

Des trois monothéismes, l' Islam est celui qui va le plus loin dans l' évidence de son instrumentation par ses fidèles et par ses autorités religieuses, illustration que les religions sont d' abord des inventions humaines, du fait d' un message que l' on peut avoir du mal à accepter en tant que divin, par son appel au meurtre des autre-croyants et des non-croyants.

 

Démonstration :

 Il est symptomatique que même s'il n' y a aucune mention de ce dogme dans le coran, qu' il est incréé et immuable, ses autorités religieuses après controverses ont décidé de l' imposer, comme chez les catholiques, le dogme de l'infaillibilité pontificale dont les cardinaux réunis par le pape François ont montré le peu de cas qu'il en faisait, refusant son projet de réformes.

On ne peut que penser que cette proclamation d' un texte sacré immuable émanant directement de Dieu a eu pour cause ces versets si contradictoires, tantôt prônant la violence, tantôt la tolérance, parce que c' était le seul moyen d' empêcher une incessante guerre des interprétations.

De ce fait le coran est devenu comme une idole devant qui tout le monde doit s'incliner et qu' il ne faut en aucun cas interpréter ou de la manière la plus littérale possible, donc la plus fermée et ostracisante. Tandis que les deux autres monothéismes ne sont pas allés aussi loin dans la sacralisation de leurs textes sacrés.


Corollaire :

L' Islam est des trois monothéismes celui qui, en allant le plus loin dans cette prétention, qui nous place au centre du monde, comme fils d' un Dieu qui nous a créés mais qui est en fait notre création, se présente comme le plus violent parce qu' il fait de versets qui prônent le meurtre, des versets aussi importants sinon plus que ceux qui louent la paix, la tolérance, la miséricorde.


Commentaire :

 

C' est cette contradiction avec la vérité démontrée par Spinoza dans son appendice de la partie I, de dieu, de son Éthique déjà cité plus haut que :

«  la Nature n’a aucune fin à elle prescrite, et que toutes les causes finales ne sont rien que des fictions humaines, »

qui donne l'impression que l' Islam n'est qu'une arme religieuse de guerre pour détruire les autre-croyants et les non-croyants.

En effet, pour la plupart, les musulmans ignorent l'évolution de l' érudition islamique, puisque pour eux le Coran est immuable et incréé, même si l' on n' y trouve pas une telle proclamation, et même si les théologiens ne sont arrivés à une telle conclusion qu'après beaucoup de débats comme nous l' avons vu dans la démonstration du théorème 1.

L' Immuabilité signifie que les valeurs du septième siècle de certains versets coraniques, plutôt que d'être placés dans leur contexte de l'Arabie du septième siècle, sont dépeints comme un mandat divin éternel, donnant lieu, par exemple, à cette affirmation que les femmes doivent hériter moitié moins que les hommes, donc qui les maintient dans un statut d' infériorité qui n' est qu'une survivance d' une époque où la femme était naturellement considérée comme inférieure à l'homme y compris dans le judaïsme et le christianisme. Le refus des docteurs de la loi musulmans de replacer le Coran dans son contexte historique et géographique conduit à des interprétations du coran littérales, fermées, accentuées par le fait que la plupart des traducteurs du Coran sont maintenant musulmans qui se plient à une doxa imposée par la famille Saud qui tient Médine et la Mecque et impose une vision archaïque de l' Islam. Interprétations qui nuisent à cette religion parce qu' elles facilitent l'utilisation du Coran par des gouvernements qui soutiennent l' anti-occidentalisme, un chauvinisme islamique, aussi parce qu' elles incitent à la haine de l'autre en se référant à un très grand nombre de versets qui présentent la communauté musulmane comme pure et supérieure aux autres communautés s' arrogeant le droit de les combattre et des les massacrer si elles refusent de payer tribut ou de se convertir


 

Théorème 2 :

 

Les appels très nombreux à la violence dans le coran repose sur une proclamée infaillibilité de la "communauté des croyants", par Mahomet et par les théologiens musulmans qui considèrent que l’islam est la seule vraie religion par conséquent la seule à pouvoir définir ce qui est le bien.


 

Démonstration :


 

En effet « les incroyants ( les juifs et les chrétiens) ne sont que souillure. »  Grosjean ;

 

«  les infidèles ne sont qu' impureté. » Blachère.  S9,V28

 

 

Corollaire :


La violence des musulmans à l' encontre des autre-croyants et des non-croyants qui refusent la conversion à l' Islam est donc non seulement justifiée mais leur assure le salut pour avoir obéi aux ordres formels (?!) d' Allah

 

Théorème 3 :


Dans le coran la détestation des autre-croyants et des non-croyants réserve une place spéciale aux juifs. De même qu' il y a eu jusqu' au concile Vatican II un anti-judaïsme chrétien, «  Le peuple déicide », il y a un anti-judaïsme musulman qui verse aujourd'hui sous prétexte d' anti-sionisme, dans l' anti-sémitisme.


 

Théorème 4 :


La mort dans le «sentier de Dieu » assure au « chahid », au martyr, le salut sous forme d' un «  salaire sans borne » qui consiste essentiellement en rétributions matérielles à caractère sexuel.


Démonstration :


le "chahid", autrement dit le terroriste qui se fait exploser au milieu de la foule d'un marché où à l' entrée d' une mosquée chiite, est enseveli sans avoir été lavé puisque son sang versé l' a purifié. C' est pourquoi il conserve les vêtements de combat, qui témoigneront en sa faveur, pour faire partie de la communauté des martyrs qui ont donné leur vie en assassinant les autre-croyants ou les non-croyants.

 

Scolie :

 

Il ne fait aucun doute qu' il y a dans le coran un nombre important de versets virulents contre les autres-croyants et les non-croyants. Au moins 650 sur un total de 6236. Ces versets justifient les atrocités commises par les djihadistes et contredisent tous ceux qui proclament que l' Islam est une religion de paix.

A notre question posée en tête de notre traité, l' Islam est-il une religion de paix ou de violence ? force est, à ce moment de notre exploration dans le labyrinthe des versets du coran, de répondre : oui !

Lorsqu' un théologien ou docteur de la loi musulmane, comme par exemple Mahmoud Mohamed Taha, entend donner à tous ces versets violents une portée relative, soutenant que ces versets «  médinois » ne sont valables que pour la période où Mahomet combattait tous ceux qui refusaient de se convertir, ils est condamné à mort par un tribunal religieux et exécuté comme apostat (Soudan 1985), ou bien il risque d' être l' objet d' une fatwa le condamnant à mort et le désignant à l 'assassinat par tout « bon musulman ».
Le coran n' est pas descendu tout écrit du ciel, mais a été transmis verset après verset oralement par Mahomet et ensuite mis par écrit par des scribes utilisant une écriture archaïque, qui ignore les signes des voyelles brèves, les signes diacritiques et ne précise pas si les verbes sont conjugués à la seconde ou à la troisième personne, à l’actif ou au passif,  ouvrant à une interprétation  ouverte (ou fermée) de ce texte sacré, qui devient de ce fait, pour l' âme qui aspire à l' amour de Dieu le puits sans fonds dans lequel elle peut se plonger, dans le cas de cette lecture ouverte, qui ne peut être que la bonne en ce qui concerne ce texte sacré comme pour tout autre texte sacré. 
Certes une interprétation fermée est aussi possible, comme le montre  "l' attentat" commis par le complexe du roi Fadh sur la traduction du professeur Hamidullah du verset 35 de la sourate 47 où comme par miracle le " appelez à la paix"  se transforme en "n' appelez pas à la paix" sans doute au prétexte du contexte de cette sourate, en oubliant le contexte général du coran qui comme tout texte sacré à comme harmonique fondamentale, l' amour de dieu et de ses créatures.
Cette écriture fut au fil des versions du coran améliorée, précisée mais pas au point d' effacer par chance serions-nous tenter de dire, toutes les obscurités et les particularités de la première écriture, comme si les scribes de l' époque avait senti que la parole de Dieu ne pouvait être mise en écriture qu' en en respectant tout son mystère.
Aujourd'hui, toutes les éditions courantes du Coran sont établies à partir l’édition dite du roi Fouad de 1923, c' est-à-dire une édition faisant la part belle à une interprétation, violente et fermée du coran. 
Ce qui renforce cet aspect de violence, d' intolérance, c'est le refus total d' accepter l' idée qu'il puisse y avoir deux messages dans le coran, celui de La Mecque, qui ferait de l' Islam une religion de miséricorde et d' ouverture, qui vient en premier, celui de Médine qui fait de l' Islam une religion de fermeture et de violence, qui vient en second . Les versets de La Mecque antérieurs étant abrogés par les versets de Médine, postérieurs. 

Remarquons que sur un total de 114 sourates, 86 sont mecquoises, 28 sont médinoises. Sont médinoises les sourates suivantes (dans l’ordre de la révélation) : 2, 8, 3, 33, 60, 4, 99, 57, 47, 55, 13, 76, 65, 98, 59, 24, 22, 63, 58, 49, 66, 64, 61, 62, 48, 5, 9, 110. 
Contrairement à la doxa qui fait rage dans le monde musulman, les musulmans qui désirent que l'islam soit une véritable religion de paix et de tolérance affirment que c'est le coran mecquois, parce que initial, qui devrait avoir la primauté sur le coran médinois, ce que nous ne sommes pas loin de penser dans le souci de permettre à nos concitoyens de confession musulmane ( Paris vaut bien une mosquée !) de vivre leur religion en toute sérénité dans notre société démocratique et laïque. 
Devant ce labyrinthe de versets contradictoires qu' est le coran, les théologiens musulmans ont introduit le principe de l' abrogation d' un verset antérieur par un autre verset postérieur chronologiquement. 
Se fondant sur ce principe, les théologiens islamiques affirment que les versets 5 et 29 dits versets de l’épée de la sourate 9 ( le repentir) abroge les 124 versets plus pacifiques et tolérants mecquois du Coran.


S9,V5 
"Une fois passés les mois sacrés, tuez-les incroyants où que vous les trouviez. Prenez-les, 
assiégez-les, dressez leur des embuscades"


S9, V25
"Ceux qui ne croient pas en Dieu et au jour dernier et n' interdisent pas ce qu' interdisent Dieu et son apôtre et ont le livre sans pratiquer la religion vraie, combattez-les jusqu' à ce qu 'ils paient le tribut directement et humblement". Grosjean


C' est pourquoi ceux qui tentent de réformer l'islam pour en faire une religion de paix refusent le principe dit de l' abrogation (annulation) à moins qu' il ne soit possible de l' inverser. 
Néanmoins quelque soit le problème que peut poser l' abrogation, d' une parole de Dieu par une autre parole de Dieu, qui fait de ce Dieu un personnage humain trop humain, (ce qui est un des grands reproches des musulmans aux chrétiens), puisque incapable de délivrer sa parole vraie une fois pour toutes, à l' opposé des versets violents du coran il y a des versets «  non-violents » qui permettent à notre question : l' Islam une religion de paix ou une religions de violence ? de répondre que l' Islam est d' une certaine manière ( à préciser) une religion de non-violence, de paix et d' ouverture.


Appendice :


Il apparaît ainsi que des trois monothéismes, l' Islam avec le coran illustrerait le mieux ce que nous avions mis en évidence au début de notre traité avec Spinoza [ "La nature n' a aucune fin à elle prescrite"], combien les religions sont des inventions de l' homme pour répondre à l' angoisse de sa présence temporaire au monde. 
Il serait bien une religion qui s’est développée dans l' histoire, en fonction des intérêts de Mahomet, dont le but était de triompher de toutes ces tribus qui dans l' Arabie du VII ème siècle refusaient son autorité. Le coran serait la manifestation de cette volonté et, les contradictions de ses versets, une illustration des préoccupations conjoncturelles de celui qui se voulait le nouveau prophète de ce  Dieu unique lui communiquant son ultime parole.
De ce point de vue de non-croyant, l' Islam pourrait être considéré comme

- la meilleure démonstration ( meilleure que le judaïsme, que le christianisme ?) de la justesse des propos de Spinoza dans l' appendice de la première partie de son éthique, de Dieu : 
  
« D’ailleurs, tous les préjugés que j’entreprends de signaler ici dépendent d’un seul, à savoir : que les hommes supposent communément que toutes les choses naturelles agissent, comme eux-mêmes, en vue d’une fin, et bien plus, qu’ils admettent pour certain que Dieu lui-même dispose tout en vue d’une certaine fin, car ils disent que Dieu a fait toutes choses en vue de l’homme, et l’homme à son tour pour qu’il lui rendît un culte. »
... 
« Nous voyons donc que toutes les raisons par lesquelles le vulgaire a coutume d’expliquer la Nature ne sont que des façons d’imaginer, et ne révèlent la nature d’aucune chose, mais seulement la constitution de l’ imagination [de l'homme]. » 
Spinoza.

- et la religion qui, par l 'affirmation de la supériorité de sa communauté sur les autres communautés et la nécessité de s'imposer à elles par la force au moyen de la violence et de la guerre, illustrerait le mieux cette « religion statique » avec sa « morale close », décrite par Bergson dans son ouvrage «  Les deux sources de la morale et la religion » qui assurerait le mieux cette solidarité étroite entre tous les membres de « l' oumma » à l' exclusion de tous les autres : 

 « La nature en faisant de l'homme un animal sociable, a voulu cette solidarité étroite, en la relâchant toutefois dans la mesure où cela était nécessaire pour que l' individu déployât, dans l' intérêt même de la société, l' intelligence dont elle l' avait pourvu. ».
Sauf que dans notre cas, l' Islam en mettant l ' accent sur la soumission du croyant et sur l' obligation de conformité aux commandements de la loi coranique réduit l' intervention de l' intelligence à la portion congrue, en quoi nous serions tentés de trouver une explication au recul civilisationnel de l' Islam depuis sa période dorée des XI° et XII° siècle, ( voir en annexe les causes du déclin de la civilisation musulmane, p 82 ) puisqu' il semble vouloir transformer la communautés de ses croyants en «  une société humaine dont les membres seraient liés entre eux comme les cellules d' un organisme, où ce qui revient à peu près au même, comme les fourmis d'une fourmilière, » ce qui poursuit Bergson : « n'a jamais existé, mais les groupements de l' humanité primitive s' en rapprocheraient certainement plus que les nôtres » et l' Islam plus que notre société occidentale, ajouterons-nous, paraissant plus que toute autre religion correspondre à cette définition qu' affiche Bergson dans son chapitre II de son  livre " Les deux sources de la morale et de la religion" :
"La religion est donc une réaction défensive de la nature contre le pouvoir dissolvant de l 'intelligence " 
qui desserre les liens entre les membres de la société.


 


 


 


 

 

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