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Publié par Elbiar

Une belle réussite Française : Sa politique de chômage de masse
Une belle réussite Française : Sa politique de chômage de masse

 

La France n'a jamais aimé son industrie. Elle est entrée dans la révolution industrielle plus tard que l' Angleterre et à reculons, au contraire de l' Allemagne entrée après dans l' ère industrielle mais sans réticences. D'où la rapidité avec laquelle elle a rattrapé et dépassé l' Angleterre et bien sur la France.

Une confirmation de cette greffe industrielle mal réalisée nous est donnée par le régime de Vichy dont un des slogans était « La terre ne ment pas », et la permanence aujourd'hui d'une « ruralité » au rôle politique disproportionnée compte tenu de l'importance des campagnes par rapport aux villes, concrétisée par le sénat où les cantons ruraux sont surreprésentés.

Par le fait aussi, que l'Allemagne est restée un pays industriel puissant, avec des gains de parts de marché avec la mondialisation, alors que la France après la présidence de Pompidou qui avait pour priorité économique le renforcement de notre industrie ( remarquablement illustré par Renzo Piano, l' architecte du centre Pompidou, « cette usine à gaz ») a accepté sans réagir de se désindustrialiser face à la concurrence des pays à faible coût de main d' œuvre au lieu de spécialiser son industrie comme l' Allemagne par l'innovation dans le haut de gamme. Résultat : l'industrie ne représente plus seulement que 12 % de l'économie française contre 21 % de l'économie allemande.

Cette tendance lourde de notre inclination, le rejet de l'industrie polluante et porteuse de haine sociale, (les rapports au sein des entreprises Françaises sont des rapports de force sous tendus par la lutte inexorable entre le capital et le travail, au contraire de l' Allemagne où la recherche du consensus est érigé en dogme) explique pourquoi la priorité n' a pas été de protéger notre industrie mais ses salariés ( par un code du travail surtout soucieux de cette priorité avec notamment pendant trop longtemps une autorisation administrative de licenciement avec pour effet de bloquer toute embauche), au besoin en faisant le choix d'un chômage de masse quand la croissance économique s'est ralentie dans les grands pays industriels et le notre après les années  80.

C'est ce choix du chômage de masse qui explique aujourd'hui ce que l'on ne peut appeler un échec puisqu'il est le résultat de la politique dite improprement de l' emploi de nos gouvernants depuis Pompidou.

Tandis qu ' en Allemagne Le nombre de personnes sans emploi s'établit à un peu moins de 3 millions de personnes pour plus de 3,5 millions en France où il augmente inexorablement tandis qu' il baisse en Allemagne. Selon l'office européen des statistiques (Eurostat), le taux de chômage du pays s'élève à 5,4%, contre le double en France et 12% en en moyenne en Zone Euro.

 

Cette réussite allemande confrontée à cet échec Français s' explique :

1) parce que l' Allemagne par les réformes Hartz a choisi de lutter contre son chômage en recourant au chômage partiel. Elle a préféré réduire le nombre d'heures travaillées plutôt que de recourir au chômage sec. Cela a été rendu possible par des accords qui prévoient une réduction des salaires des employés proportionnelle à la baisse du temps de travail en cas de diminution d'activité. La baisse des salaires étant en partie compensée par des aides publiques afin de ne pas réduire les droits à l'assurance-maladie et à la retraite des chômeurs partiels. L'avantage de cette mesure est que les salariés sont maintenus dans l'emploi et que les entreprises dès que leur cahier de commandes augmente peuvent allonger la durée du travail et les salaires, donc répondre iommédiatement à la demande et gagner des parts de marché.

C'est ce qui explique que la durée moyenne de travail soit seulement de 30,3 h ( voir au-dessous de 30h si l'on y inclut les chômeurs) en Allemagne, moindre qu' en France parce que L'Allemagne a plus recours au temps partiel que la France :  26 % de sa population active y est employé à temps partiel contre 18 % en France, bien que les salariés français à temps complet travaillent cinq semaines de moins que les Allemands par an. En effet, la durée moyenne effective du travail (incluant la fonction publique) s'est établie, en 2013, à 1661 heures par an en France contre 1 847 heures outre-Rhin. 

2) par le développement des minijobs et midijobs, des petits et moyens boulots : L'Allemagne a créé 7,3 millions de mini-jobs au salaire mensuel de 400 euros, exonérés de cotisations sociales et d'impôt pour les salariés, et avec un taux fixe d'imposition de 30% pour les employeurs (13% d‘assurance maladie, 15% de cotisation retraite et 2% de taxe). En terme de temps de travail, il n'y a pas de limite légale, mais la plupart des mini-jobs se restreignent à moins de 15 heures par semaine.

En fait, les mini-jobbers sont moins de 3 millions. Car 13,4% des mini-jobbers

 

ont un emploi principal. D'autres cumulent plusieurs mini-jobs.

 

L'agence pour l'emploi allemande distingue 2,4 millions personnes qui

bénéficient de ce statut pour leur petit boulot dont beaucoup d'étudiants, de

retraités ou de mères au foyer.

 

Il est vrai que ces emplois précaires forcent les allemands à les cumuler pour s'en

sortir ce qui rend leur vie contraignante :

 

Exemple de Katrin, mère célibataire de 34 ans, pédicure pour quelques clientes,

femme de ménage et agent de sécurité le week-end : 

 

 

http://www.francetvinfo.fr/monde/europe/video-les-mini-jobs-et-la-precarisation-de-l-emploi-en-allemagne_136706.html

 

 

Ces petits boulots (les Minijobs) constituent le cœur de la stratégie de

développement de l’emploi peu qualifié en Allemagne. La politique allemande de

l'emploi est caractérisée par des allégements de cotisations sociales sur ces petits

boulots. Elle est tout à fait différente de la politique dite de l' emploi en France,

d’allégements généraux de cotisations sociales employeurs sur les salaires au

SMIC et jusqu' à un SMIC et demi.

 

De plus, pour limiter les effets de seuil les emplois rémunérés entre 400 et 800 €

par mois, dits Midijobs, sont restés au taux normal de cotisations sociales

employeurs (20,5 % au 1er janvier 2006). Les salariés, eux, sont soumis à

l’obligation d’assurance sociale, selon un barème progressif.

 

En contrepartie l’exercice d’un Midijob ouvre le droit aux assurances chômage et

maladie en augmentant progressivement les droits acquis au titre de l’assurance

invalidité vieillesse, dans le but d'assurer une continuité depuis le Minijob vers "

l’emploi régulier ".

 

S’il est établi que ces " emplois " sont appréciés comme jobs d’appoint par les

personnes qui les occupent, on doute désormais qu’ils puissent constituer une

réelle transition vers l’emploi régulier, ce qui était un des buts de la création de

ces miniojobs.

 

Le résultat de cette politique de l' emploi en Allemagne fondée sur ces deux axes,

temps partiel et développement des petits boulots dans les secteurs demandeurs

de ce type d'emploi peu qualifié, donc peu rémunéré a donc réussi à faire baisser

le chômage à 5 %, ce qui est quasiment le plein emploi compte tenu d' un marché

du travail qui est constitué de flux quotidiens d'entrée et de sortie du travail.

 

Bien entendu en France on n'insiste pas sur cet aspect mais sur les réels sacrifices

que cette politique constitue pour des millions d' allemands comme notre jeune

maman Katrin :

 

1) le salaire moyen en Allemagne a stagné voir baissé, ( Le salaire moyen a

baissé de 4,2 % en dix ans) sans ajouter que les taux bas des loyers en

Allemagne compense cette perte de pouvoir d'achat ( crise démographique

oblige)

2) L'espérance de vie est légèrement inférieur à celle de la France 80,44 années

pour 81,6 à la France mais dont le pourcentage de personnes âgées est moins

élevé.

3) En dépit des incitations à transformer les Minijobs en Midijobs, le nombre de

Midijobs, premier pas vers l’emploi à temps complet, est resté moins important

qu' espéré, peu de Minijobs ont été transformés en Midijobs.

S’il apparaît que ces " emplois " sont appréciés comme jobs d’appoint par les

personnes qui les occupent, surtout les jeunes et les femmes mariées, on ne pense

plus aujourd'hui qu’ils puissent constituer la solution pour acquérir un emploi à

temps complet ce qui était un des buts de leur création.

 

 

Vu de France cette politique serait un total échec social. Elle ne serait pas

applicable à notre pays qui doit rester engluer dans la mer de sargasses de la 

lutte des classes et du chômage de masse. 

Or les anciens ( ceux de Kelkal en 1995) et récents ( ceux de Merah de 2012, de

Nemmouche de mai 2014, des frères Kouachi et de Coulibaly en 2015) attentats

terroristes ne sont-ils pas la conséquence de ce choix du chômage de masse ?

 

En effet nous avons deux fois plus de chômeurs jeunes que l' Allemagne, 12 %

en Allemagne pour les 20-24 ans contre 25 % en France, sans compter dans nos

« quartiers » où ce pourcentage monte à 50%. Ces assassinats de citoyens

Français et notamment juifs par d'autres citoyens Français prétendument de

confession musulmane, (comme si « Allah le miséricordieux, le très

miséricordieux » pouvait commander de tels crimes) démontrent que nous aussi

subissons des conséquences sociales autrement plus graves qu' en Allemagne et

notamment un abaissement de l' espérance de notre jeunesse de se faire une place

dans notre société et notre culture enrichie de la leur.

Nos jeunes n' ont plus comme choix que :

 

1) pôle emploi pour s'installer dans un chômage de longue durée tandis qu'en

Allemagne, à cause de ce maudit M. Hartz ils auraient été, contraints d' accepter

n' importe quel petit minijob ou midijob dans le but de les intégrer dans le

marché du travail en commençant par ces minijobs, plus particulièrement adaptés

aux jeunes sous qualifiés, ( encore un échec que l' on impute à notre école

républicaine, mais qui est dû aussi à une politique de regroupement familial qui a

scandaleusement délaissé les mères en pensant qu'il suffisait de mettre leurs

enfants à l' école pour que leur intégration se fasse naturellement), même si nous

l'avons vu plus haut cette intégration se fait très peu par les minijob et plus par

les midijobs.

 

2) le trafic de drogue rémunérateur ou

 

3) le terrorisme islamiste avec l' espérance en cas d'attentat suicide une vie

paradisiaque auprès de soixante dix vierges à la disposition de leur plaisir sexuel.

 

D'un côté une société qui fait un choix clair, sortir du chômage de masse et qui y parvient aux prix de sacrifices sociaux qui ne remettent aucunement en cause son modèles de protection sociale mais qui le renforce.

 

De l' autre, une société qui fait le choix d' une soi-disant politique de lutte contre

le chômage de masse mais qui ne défend que ceux qui ont un travail en se

contentant d'une dispendieuse politique d' allocations d' aumône-chômage à ceux qui ont perdu leur emploi en les abandonnant à leur sort la conscience tranquille, comme avant, se donnaient une bonne conscience les bourgeois qui sortant de la messe le dimanche distribuaient cinq sous aux pauvres,

et qui met en danger tout notre système de protection sociale et plus grave, notre vivre ensemble.

 

Si nous voulons préserver nos libertés et plus particulièrement d' expression il

nous faut plus d' égalité et de fraternité qui passe par l' adoption d'une politique de l' emploi comparable à celle de l' Allemagne axée sur le partage du travail par le temps partiel, les petits et moyens boulots et le choix de soutenir notre industrie en la spécialisant dans la haute technologie.

 

Mon choix est fait...

Pour plus de précisions suivez les liens ci-dessous :

 

http://www.journaldunet.com/economie/magazine/en-chiffres/chomeurs-en-france.shtml

 

http://www.lepoint.fr/invites-du-point/patrick-artus/ce-qui-differencie-vraiment-l-allemagne-de-la-france-25-03-2013-1645478_1448.php

 

http://www.leconomiste.eu/decryptage-economie/48-explication-du-faible-taux-de-chomage-en-allemagne.html

 

 

Choix n°1 offert aux jeunes par la politique de l'emploi du gouvernement :

Une belle réussite Française : Sa politique de chômage de masse

Choix n° 2 offert à nos jeunes par l'économie de la drogue :

Une belle réussite Française : Sa politique de chômage de masse

 

Choix n° 3 offert à nos jeunes par l'islamisme :

Une belle réussite Française : Sa politique de chômage de masse

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