Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog

La loi Macron

La loi Macron

 

Après mon précédent article sur le désastre des politiques de l' offre

http://www.autruchement-dit.com/2015/02/traite-economique-partie-ii-le-desastre-des-politiques-de-la-demande.html

voici aujourd'hui la deuxième partie de la partie II de mon traité économique, "Politique de l' offre  ou politique de la demande ?"

 

 

Théorème 8 :

Non seulement cette politique de la demande nous a conduit à ce dilemme

ou bien faire payer à des millions, des dizaines de millions de citoyens notre endettement ainsi qu' aux générations futures,

ou bien faire payer les banques, « les riches », dont les avoirs sont bien au chaud dans leurs paradis fiscaux, par un effacement de la dette, autrement dit une banqueroute,

mais encore à une impasse autrement plus dramatique. la destruction de notre planète qui n'est pas encore irréversible mais dont nous commençons à sentir les effets.

 

Démonstration :

Il n'est qu à voir combien d'argent par exemple nos communes littorales dépensent pour engraisser nos plages qui s'en vont et indemniser les populations victimes d' événements climatiques de plus en plus violents.

Il n'est qu 'à voir avec quelle rapidité les espèces végétales ou animales disparaissent, à quelle vitesse notre biodiversité s' amenuise remettant en cause notre espèce même en la privant d' un énorme potentiel par exemple pour les plantes dont les molécules sont à la base de la création de nouveaux médicaments.

 

Corollaire :

 

En continuant cette politique de la demande, rien ne changera du point de vue de la préservation des ressources de la Terre, donc du point de vue de la survie de nos enfants qui nous ont confié cette planète.

 

Théorème 9 :

Par une politique de l' offre il sera plus facile d' orienter cette offre vers la préservation des ressources de notre planète.

 

Démonstration :

En usant auprès des entreprises des deux leviers auxquels elles sont sensibles, les incitations fiscales, ou bien les pénalités fiscales. Prenons le cas du diesel. C' est la volonté de l' État au sortir de la seconde guerre mondiale qui a poussé l'offre du diesel par une défiscalisation favorable aux transports et à l'agriculture, ce dont la France avait besoin pour nourrir sa population et transporter les marchandises de la reconstruction. Mais une fois cette phase achevée, les gouvernements ont laissé le commun des citoyens bénéficier de cette incitation fiscale qui est devenue dramatique du point de vue écologique et du point de la santé. Heureusement, aujourd'hui cette incitation fiscale pour l'utilisation du diesel s'amenuise comme s'amenuise la demande pour le diesel, en même temps que l'offre de diesel.

On le voit si nous voulons changer de modèle de développement cela ne se fera pas par une politique de la demande mais par une politique rationalisée de l'offre en fonctions de nos besoins et de celle de notre planète.

 

Corollaire :

La demande ne peut qu'aboutir au désastre par ce qu'elle est infinie et qu'elle trouvera toujours l'offre à sa disposition.

 

Commentaire :

Au contraire l'offre ne peut être illimitée et de ce fait elle peut être orientée, rationalisée en fonction des critères qui ne peuvent plus être ceux de la révolution industrielle du toujours plus de production pour satisfaire les désirs illimités des hommes, mais ceux de la révolution du maintien de la biodiversité et de l'habitabilité de notre planète. Il est quasiment impossible à un gouvernement d' agir sur la demande pour la tempérer, puisqu'il est sous la constante menace de voir les citoyens descendre dans la rue pour contrecarrer toute politique qui irait dans cette direction.

 

Scolie 3 :

 

 

La France a connu un événement capital dans son histoire : Sa grande révolution universelle de 1789.

De celle-ci a découlé ce fait justement capital qui rend cette révolution capitale : les paysans qui travaillaient une terre qui depuis des siècles ne leur était que prêtée moyennant de multiples charges prélevées par les seigneurs ont obtenu la pleine propriété de cette terre nourricière, débarrassée de toutes ces charges féodales. La majorité des Français dans les campagnes accédait à la propriété. La France rurale majoritaire allait donner le ton à notre société.

De là, non l'acceptation mais la tolérance du développement de l' industrie regardée avec méfiance à partir du milieu du XIX ème siècle en France.

La France n' a pas vraiment désiré son industrialisation, d'où plusieurs conséquences qui culminent avec le régime de Pétain dans le slogan « La terre ne ment pas » et son rejet de la grande industrie. La terre est la mère nourricière qui ne ment pas comme ne peut mentir une mère.

La ville est aussi une femme mais elle est avec l'usine en son sein la grande prostituée, la grande Babylone, la grande Sodome, la grande Gomorrhe.

Encore aujourd'hui, on nous parle « de défense de la ruralité », est-ce que c'est parce que l'on ne peut parler de défense de la culture Française issue de la civilisation gréco-romaine et forcément chrétienne, ou bien à cause des traces de cet ancrage profond et multiséculaire des Français dans la terre avec son apothéose de l'acquisition de sa propriété par eux avec la révolution française ? Sans doute les deux. De même une certaine écologie n'est-elle pas la continuation de cette croyance que la terre ne ment pas, que la ville avec son industrie est nocive ?

Ce rejet de l' industrie et de la ville a un aspect négatif. Il va à l'encontre du progrès et de l'innovation. Mais à quelque chose malheur est bon, Il favorise la possible mise en place d' une politique de l' offre rationalisée avec son paradigme d'un développement durable, c'est-à-dire tenant compte que, du fait de l'inflation démographique subie par notre planète, nous ne pouvons en exploiter toutes ses ressources parce que ce faisant nous la rendrions invivable .

Paradoxalement ce n'est pas la pénurie de ressources énergétiques ou minières que nous devons craindre mais c'est qu' en continuant de les exploiter de manière intensive comme aujourds'hui nous rendons notre planète invivable.


 

Axiome III:

Notre vie ne sera pas plus inconfortable si nous nous tournons vers une politique de l' offre rationnelle c'est-à-dire prenant en compte la préservation de notre planète.


 

Théorème n° 10 :

Le passage d'une société de consommation, de gaspillage à une société de frugalité, d'épargne en plus d'une nécessité est d'autant plus possible qu'il consiste en un retour aux comportements de nos parents et grands parents qui reposaient sur une sagesse ancestrale, celle du juste milieu, de la modération.


 

Démonstration :

Pour la démonstration de ce théorème nous nous servirons d'une fable dont l 'auteur est anonyme que nous livrons dans sa version américaine puis une dans une libre adaptation de notre cru.

By Anonymous.

Checking out at Wal-Mart, the young cashier suggested to the older woman that she should bring her own grocery bags because plastic bags weren't good for the environment.

The woman apologised and explained, "We didn't have this green thing back in my earlier days."

The assistant responded, "That's our problem today. Your generation did not care enough to save our environment for future generations."

She was right -- our generation didn't have the green thing in its day.

Back then, we returned milk bottles, soft drink bottles and beer bottles to the shop. The shop sent them back to the plant to be washed, sterilized and refilled, so it could use the same bottles over and over.  So they really were recycled.  But we didn't have the green thing back in our day.

We walked up stairs because we didn't have an elevator or escalator in every store and office building.  We walked to the grocers and didn't climb into a 200-horsepower machine every time we had to go two blocks.  But she was right.  We didn't have the green thing in our day.

Back then, we washed the baby's diapers because we didn't have the throw-away kind.  We dried clothes on a line, not in an energy gobbling machine burning up 2000 watts -- wind and solar power really did dry our clothes back then.  Kids got hand-me-down clothes from their brothers or sisters, not always brand-new clothing.  But that young lady is right.  We didn't have the green thing back in our day.

Back then, we had one TV or radio in the house -- not a TV in every room.  And the TV had a small screen the size of a handkerchief not a screen the  size of Texas.  In the kitchen, we blended and stirred by hand because we didn't have electric machines to do everything for us.  When we packaged a fragile item to send in the post, we used wadded up old newspapers to cushion it, not Styrofoam or plastic bubble wrap.   Back then, we didn't fire up an engine and burn gasoline just to cut the lawn.  We used a push mower that ran on human power.  We exercised by working so we didn't need to go to a health club to run on treadmills that operate on electricity.  But she's right.  We didn't have the green thing back then.

When we were thirsty we drank from a tap instead of drinking from a plastic bottle of water shipped from the other side of the world.  We refilled writing pens with ink instead of buying a new pen, and we replaced the blades in a razor instead of throwing away the whole razor when the blade got dull.  But we didn't have the green thing back then.

Back then, people took the bus and kids rode their bikes to school or walked instead of turning their moms into a 24-hour taxi service.  We had one electrical socket in a room, not an entire bank of sockets to power a dozen appliances.  And we didn't need a computerized gadget to receive a signal beamed from satellites 2,000 miles out in space in order to find the nearest fish and chip shop.

But isn't it sad the current generation laments how wasteful we old folks were just because we didn't have the green thing back then?


 

A cette jeune caissière lui reprochant d' utiliser un sac en plastique pour transporter ses courses, donc de ne pas se préoccuper de la sauvegarde de la nature une vieille dame répond :

« à mon époque on retournait les bouteilles de verre consignées au magasin qui les renvoyait à l'usine pour être lavées, stérilisées et remplies à nouveau. Les bouteilles étaient recyclées. De mon temps, on montait l'escalier à pied. On n'avait pas d'escaliers roulants et peu d'ascenseurs. On ne prenait pas sa voiture chaque fois qu'il fallait se déplacer d' un quartier à un autre. Il y avait si peu d'autos qu'on pouvait traverser la chaussée sans risquer de se faire renverser par un chauffard. On avait même le temps de saluer son voisin qui avait le temps de lever son chapeau en signe de civilité. Tandis que l'on marchait jusqu'à l'épicerie du coin on pouvait faire la causette avec les habitants du quartier qui vous donnaient des nouvelles de leur famille ou de leur poisson rouge ou de leurs colibris ou de leur rhumatismes.
Pour les bébés on ne connaissait pas les couches jetables. On faisait les bouillir dans une bouilloire pour les laver et les stériliser. On faisait sécher les vêtements dehors sur une corde et pas dans un sèche-linge.

On prenait le temps de remonter nos montres et nos réveils mécaniques donc sans pile avec mercure, quand on ne se servait pas surtout dans les campagnes du soleil pour savoir l'heure.
Pour préparer les repas on ne disposait pas de tous ces fours à micro-ondes, de ces plaques à induction, de tous ces instruments électriques spécialisés pour couper, hacher, qui consomment de l'électricité autant qu'EDF en produit avec sa bénédiction. Pourtant nos daubes, nos sautés de veau, nos ratatouilles étaient tout aussi succulentes que les vôtres !
On emballait les éléments fragiles à envoyer par la poste en utilisant comme rembourrage du papier journal dans des boîtes de chaussures, et non des emballages de mousse de polystyrène ou en plastique ou à bulles, certes fort plaisantes à faire éclater entre les doigts pour se détendre du stress accumulé au bureau.
On n'avait pas de tondeuses à gazon pour contrarier la sieste des voisins de tout le lotissement. On tondait son gazon au rythme du chant des cigales ou des grenouilles. On sciait, rabotait avec des outils hérités de nos parents et grands-parents. On peignait à la main. On bâtissait nos murs avec des pierres que l'on taillait après les avoir transportés dans des brouettes. On travaillait au rythme du martèlement de l'enclume du forgeron. On n'avait pas besoin d'aller dans un club de gym pour courir sur des tapis roulants qui fonctionnent à l'électricité et utiliser toute sorte d'engins compliqués de même type...Pour se précipiter ensuite dans un fast-food et ingurgiter en toute bonne conscience un hamburger accompagné d'un soda bien sucré...
Nous, On buvait de l'eau à la fontaine quand on avait soif. Nul besoin de sodas ou d'eaux minérales en bouteilles plastiques.
On écrivait avec des stylos à plume que l'on trempait dans une bouteille d'encre pour former des pleins et des déliés. (Je vois à votre mine que vous ne savez pas ce que sait).
On remplaçait les lames de rasoir au lieu de jeter le rasoir entier après quelques utilisations.

On se brossait les dents avec les doigts et l'on n'utilisait pas de brosses à dent jetables après trois utilisations.
Les gens prenaient le bus, le métro, le train et les enfants se rendaient à l'école à vélo ou à pied
au lieu d'utiliser la voiture de maman comme un service de taxi 24 H sur 24.
Les enfants gardaient le même cartable durant plusieurs années, les cahiers servaient d'une année sur l'autre, les crayons de couleurs, gommes, taille-crayon et autres accessoires duraient tant qu'ils pouvaient et n'étaient remplacés qu'après plusieurs années et non tous les mois comme aujourd'hui.
On n'avait besoin que d'une prise de courant par pièce pour écouter la TSF ou brancher un lampadaire. En quittant une pièce on éteignait la lumière.

Il n'était pas question de jeter la moindre miette de pain.

Si notre génération a été plus malheureuse que la votre c'est à cause de la guerre et de toutes ces idéologies incompréhensibles qui nous promettaient le paradis sur terre maintenant…

La jeune caissière n'en démordit pas. Cette vieille femme avec tous ceux de sa génération était bien responsables du désastre en cours, l'énergie nucléaire ne pouvait conduire qu'à la catastrophe. Il était urgent de se tourner vers le solaire et l'éolien, comme le préconise en France la papesse de l'écologie Cécile Duflot et les écologistes, pour satisfaire aux besoins de sa génération pour laquelle il n'était pas question de revenir vers le passé.

Pierre Rabhi qui passait par hasard ( qu'il veuille bien m'excuser de le mettre en scène) fit remarquer qu'à ce compte la terre toute entière, océan compris, serait couverte de centrales solaires et d'éoliennes.

Il eut droit au regard que l'on a malheureusement pris l'habitude en France avec la grande Marine Le Pen de lancer à tous ceux qui ne ressemblent pas à un authentique camenbert d' Isigny par la couleur de leur peau.


 

Je ne résiste pas à citer la conclusion de son poème du 12/02/2014 « Un arbre en ma mémoire » :

« Tuer les arbres hors des nécessités d’une vie simple, c’est commettre un grave préjudice à la vie. C’est un délit passible des plus grandes tristesses. Les arbres disparus, il ne restera plus que vide et solitude et désert jusque dans les cœurs. »

Irréfutable, n'est-ce pas ?


 

Conclusion :


 

Il est possible de bien vivre sans « tuer les arbres »

Il est possible d' être heureux sans tuer les bêtes.

Il possible d' être heureux en cultivant son jardin.

Il est possible d' être heureux si nous ne créons pas autour de nous et en nous, désert, vide et solitude, en acceptant une politique de l' offre raisonnée.

Il est possible de sortir de notre impasse si nous faisons comme le colibri, autrement dit si chacun apporte sa goutte d'eau pour éteindre le feu qui va nous dévorer.

« Un jour dit la légende, il y eut un immense incendie de forêt. Tous les animaux terrifiés, atterrés, observaient impuissants le désastre. Seul le petit colibri s'activait, allant chercher quelques gouttes avec son bec pour les jeter sur le feu. Après un moment, le tatou ( on sait combien il peut être grincheux) aga par cette agitation dérisoire, lui dit : « Colibri ! Tu n'es pas fou ? Ce n'est pas avec ces gouttes d'eau que tu vas éteindre le feu ! » Et le colibri lui répondit : « Je le sais, mais je fais ma part. » ». Pierre Rabhi.

Il est possible d' y parvenir même dans nos démocraties où la démagogie est la mauvaise réponse au populisme, sans recourir à une tyrannie « éclairée » comme le préconise Hans Jonas, parce qu'il ne s'agit somme toute que de revenir à une société de l'économie, de la frugalité qui était la notre au sortir de la deuxième guerre mondiale, ce qui ne me paraît pas un effort surhumain.

N'est-ce pas la demande d' une partie d' entre nous, que l'on ne nous propose plus d'objets à l'obsolescence programmée ?

N'est-ce pas la demande d' une partie d' entre nous, que l'on abandonne l'énergie nucléaire, que dans un premier temps les énergies renouvelables seront incapables de remplacer, ce qui nous condamne à utiliser la principale source d'énergie renouvelable celle de la parcimonie et du recyclage ?

C.QF.D.

 

https://www.colibris-lemouvement.org/colibris/lethique-du-colibri

 

http://www.pierrerabhi.org/blog/index.php?

 

Traité économique : Partie II, Les avantages d'une politique de l' offre
Traité économique : Partie II, Les avantages d'une politique de l' offre
Tag(s) : #Chomage, #Croissance, #Fiscalité, #Hollande, #Libéralisme, #PS, #Traité économique

Partager cet article

Repost 0