Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog

Une nouvelle bouleversifinicative : Les inégalités obscènes dans les sociétés des pays de l' OCDE sont un frein à la croissance. Traité économique : Partie I : Croissance et inégalités.
Une nouvelle bouleversifinicative : Les inégalités obscènes dans les sociétés des pays de l' OCDE sont un frein à la croissance. Traité économique : Partie I : Croissance et inégalités.
Une nouvelle bouleversifinicative : Les inégalités obscènes dans les sociétés des pays de l' OCDE sont un frein à la croissance. Traité économique : Partie I : Croissance et inégalités.
Une nouvelle bouleversifinicative : Les inégalités obscènes dans les sociétés des pays de l' OCDE sont un frein à la croissance. Traité économique : Partie I : Croissance et inégalités.

Après mon modeste traité politique :

 

http://fr.calameo.com/read/000195935c7a3c2e5eed7

 

Je vous présente aujourd'hui la première partie de mon modeste traité économique qui concerne les inégalités et la croissance

 

Partie I : Croissance et inégalités

 

Axiome I

La société parfaite est celle où l'égalité est totale entre les citoyens

Commentaire :

Bien entendu cette société parfaite n'existe pas, puisqu'elle suppose des hommes parfaits, capables de mettre leur talent au service de tous pour que chacun reçoive non selon son travail mais selon ses besoins. Cette société est la société communiste. Lénine puis Staline en se fondant sur Marx ont tenté de la mettre en œuvre en URSS. Ils se sont vite aperçu qu'il devait réformer l'homme. Ils en sont arrivés à la conclusion que pour obtenir cette société communiste, il leur fallait éliminer tous les hommes imparfaits, de l'ancienne société tsariste, c'est-à-dire tous ceux qui faisaient passer leurs intérêts avant celui de la communauté, qui ont été qualifiés de bourgeois ou koulaks. Cette élimination des anti communistes, des valets du capitalisme n'a pas suffi, il leur a fallu créé des camps de redressement par le travail pour tous les citoyens récalcitrants, valets du capitalisme et autres saboteurs. Ces camps du travail ont formé le vaste archipel du goulag dont beaucoup se sont révélés êtres des camps de la mort lente.

 

Axiome II

La société à partir du moment où l'on ne peut changer l'homme ne peut être qu' inégalitaire

Commentaire :

Bien entendu tout le problème est de savoir jusqu'où les inégalités doivent aller. La difficulté est qu'il faut concilier la récompense de ceux qui ont le plus de talents et qui travaillent le plus, qui donc contribuent le plus à l'enrichissement de la société et la sanction pour ceux qui ont non pas le moins de talents ( en sont-ils les uniques responsables ?) mais qui travaillent le moins possible.

Si on laisse faire la main invisible qui semble diriger notre société, les inégalités ne vont cesser de croître au point que les uns accapareront la quasi totalité de la richesse créé au détriment des autres qui en arriveront à ne plus pouvoir satisfaire leurs besoins premiers, situation inadmissible pour ne pas dire obscène.

D'où viennent leurs talents à ceux qui en ont le plus ? Ne sont-ils pas déjà des favorisés des dieux s'ils existent, qui leur ont donné tous ces talents au détriment de ceux à qui ils en ont donné le moins. Il est donc juste qu'une partie du fruit des leurs talents soient redistribués à ceux qui en ont le moins.

Évidement si cette redistribution consiste à prendre 50 % ou plus des revenus gagnés par ceux qui ont le plus de talents, ils risquent de ne plus se servir autant de leurs talents et donc de moins contribuer à l'enrichissement de la société, d'autant que ceux qui ont le moins de talents sûrs de toucher une part « importante », de la richesse créée, en tous les cas, qui leur permettent de satisfaire leurs besoins premiers et au-delà, risquent de travailler encore moins, voir se satisfaire d'une situation d'assistés de l' État, accroissant la démotivation de ceux qui ont le plus de talents.

L' actuelle situation de la France avec sa croissance bloquée semble en être un bon exemple.

Où placer le curseur entre récompense pour les meilleurs et soutien au moins bons. Apparemment cela semble facile. Au milieu ! Au milieu de quoi ? La société n'est pas une ligne où l'on peut déplacer ce fameux curseur.

Mais en y réfléchissant, cas de la France, pas aussi loin en faveur des moins talentueux.

En y réfléchissant à deux fois, pas aussi loin en faveur des plus talentueux, autrement dit des plus favorisés, autrement dit des plus riches comme aujourd'hui.

Dans un cas comme dans l'autre nous avons des sociétés où le développement soit cas de la France est bloqué, soit cas des États-Unis est nettement moins élevé qu'il pourrait l'être, - d'au moins plusieurs points

 

Théorème I :

les inégalités se sont creusées dans la majorité des pays de l' OCDE, ce creusement s'est encore accentué avec la crise de 2008.

 

Théorème 2 :

Cette croissance des inégalités bénéficient aux 1 % voir au 0,1 % les plus riches

 

Théorème 3 :

L'écart se creuse d'autant plus que ce ne sont pas seulement les 10 % les plus pauvres mais les 40 % les plus pauvres donc les classes moyennes qui voient leur revenu baisser

Théorème 4 :

 

Cet écart qui s'est creusé est dû à la baisse des taux marginaux d'imposition pour les 10 %, mais surtout pour les 1 % et les 0,1 % les plus riches.

Théorème 5 :

 

Les 40 % les plus pauvres ont de plus en plus de mal à accéder à un niveau d'instruction universitaire et donc à des qualifications qui leur permettraient d' être moins frappés par le chômage et d'accéder à des emplois rémunérateurs.

 

Corollaire :

Ce serait le moyen pour les plus riches, sous prétexte de méritocratie, de garder à bon compte leurs avantages.

Commentaire :

l'égalité des chances est de moins en moins une réalité, même dans un pays comme la France qui est parmi tous les pays de l' OCDE un de ceux qui tentent d' œuvrer par la redistribution, notamment fiscale, le plus à réduire les inégalités.

 

Théorème 7 :

Cet accroissement des inégalités de revenu pèse sur la croissance économique.

Précision :

Par exemple, le Mexique, la nouvelle Zélande du fait du creusement de ces inégalités ont perdus plus de 10 points de croissance, le Royaume-Uni, la Finlande, la Norvège, 9 points, les Etats-Unis, l’Italie, la Suède, de 6 à 7 points. entre 1990 et 2010.

 

Théorème 8 :
Les deux clés pour sortir de cette situation de creusement des inégalités qui devient moralement insupportables, parce que nous sommes dans une société où l'écart entre les 1 % les plus riches et les 1 % les plus pauvres s'est creusé au point que ces 1 % les plus riches accaparent non pas 20 % des revenus comme pendant les trente glorieuses mais 45 %,

sont :

premièrement, d'augmenter les taux d'impôts marginaux sur les 10 % les plus riches mais surtout sur les 1 % et 0,1 % les plus riches et non sur les classes moyennes

deuxièmement, de consacrer ces ressources supplémentaires au système éducatif pour le rendre plus accessible aux 40 % les plus pauvres.

Commentaire :

Un des principaux freins à la croissance, l'insuffisant pouvoir d'achat des 40 % les plus pauvres pourrait à terme être supprimé par le moindre chômage et l'augmentation des salaires dus à une activité économique plus soutenue et par l'accès des enfants de ces classes les plus défavorisées à un niveau d' étude supérieur leur assurant une plus grande qualification en adéquation avec les nouvelles formes d'activité économiques qui nécessitent justement une main d'œuvre plus qualifiée avec des salaires plus substantiels, d'autant que les plus riches, ont une propension à consommer moins grande que les classes populaires et donc une propension plus grande à épargner, à placer leurs revenus en capital ou dans la pierre. Ce qui explique que l'endettement des plus pauvres s' accroît pour pouvoir consommer et assurer la satisfaction de leurs besoins premiers.

Normalement les pauvres auraient dû réduire leur consommation plutôt que de chercher à s’endetter et le rendement de l’épargne des riches aurait dû de ce fait baisser. Dans la réalité, les pauvres se sont endettés massivement en combinant tous les instruments financiers disponibles : prêts immobiliers, prêts à la consommation, cartes de crédits et les riches se sont, en grande partie, enrichis, grâce aux profits croissants du secteur financier qu'ils ont alimenté par leurs investissements.

 

Corollaire :

Une des leçons est que réduire les inégalités ne répond pas seulement à une plus grande justice sociale. C’est aussi un moyen de stabilité économique qui empêche la formation de bulle avec les risques systémiques inhérents. C'est pourquoi Thomas Piketty propose un accroissement de la taxation des hauts revenus et du capital ce qui permettrait de réduire ce risque systémique excessif dans le secteur financier.

 

Théorème 9 :

La tentation d’endettement des pauvres puisque leur pouvoir d'achat stagne ou diminue et la recherche de rendements élevés des riches puisqu'ils disposent de plus en plus de revenus dont ils ne savent quoi faire et qu'ils cherchent à placer pour les accroître encore plus, ce dont on se demande, vu leur immense richesse, en quoi cela peut les satisfaire, - sont les deux faces de cette pièce qui ne retombe jamais sur la tranche mais toujours du bon côté pile, celui des riches, jusqu' au jour où le château de cartes du surendettement des ménages mais aussi de l' état s'effondre et provoque une crise comme celle de 2008 dont on a vu qu'elle a encore plus creusé les écarts entre riches et pauvres chassés de leur logement qu'ils ne peuvent plus payer et littéralement mis à la rue.

 

Théorème 10 :

Mais, il y a avant la crise, cette fameuse main invisible qui peut prendre le visage rassurant d'un Madoff ( que Dieu, si tenté qu'il existe, le préserve et fasse qu'il ait le plus d'émules possibles!) qui ruine ces riches qui court après toujours plus de richesses, avec son système de Ponzi dont on sait qu'il consiste à payer de gros intérêts aux premiers investisseurs avec l' arrivée des nouveaux à la recherche de l'investissement non pas le plus productif mais le plus juteux pour eux.

 

Conclusion :

Nous sommes aujourd'hui dans la situation ou des inégalités obscènes sont devenues contre-productives pour le développement économique

 

Sur le lien entre endettement et crise voir :

https://www.imf.org/external/pubs/ft/fandd/fre/2010/12/pdf/kumhof.pdf

 

Sur la constatation que nous sommes aujourd'hui devant une situation où les inégalités sont préjudiciables à a la croissance, voir :

http://www.oecd.org/fr/els/soc/Focus-Inegalites-et-croissance-2014.pdf

 

 

***

 

 

 

***

Une nouvelle bouleversifinicative : Les inégalités obscènes dans les sociétés des pays de l' OCDE sont un frein à la croissance. Traité économique : Partie I : Croissance et inégalités.
Une nouvelle bouleversifinicative : Les inégalités obscènes dans les sociétés des pays de l' OCDE sont un frein à la croissance. Traité économique : Partie I : Croissance et inégalités.
Une nouvelle bouleversifinicative : Les inégalités obscènes dans les sociétés des pays de l' OCDE sont un frein à la croissance. Traité économique : Partie I : Croissance et inégalités.
Une nouvelle bouleversifinicative : Les inégalités obscènes dans les sociétés des pays de l' OCDE sont un frein à la croissance. Traité économique : Partie I : Croissance et inégalités.
Une nouvelle bouleversifinicative : Les inégalités obscènes dans les sociétés des pays de l' OCDE sont un frein à la croissance. Traité économique : Partie I : Croissance et inégalités.
Tag(s) : #Croissance, #Fiscalité, #Libéralisme, #Traité économique

Partager cet article

Repost 0