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Chapitre I : Comment sauver notre planète. "L' argent n'est que la voiture des produits".  J-B SAY
Chapitre I : Comment sauver notre planète. "L' argent n'est que la voiture des produits".  J-B SAY
Chapitre I : Comment sauver notre planète. "L' argent n'est que la voiture des produits".  J-B SAY
Chapitre I : Comment sauver notre planète. "L' argent n'est que la voiture des produits".  J-B SAY
Chapitre I : Comment sauver notre planète. "L' argent n'est que la voiture des produits".  J-B SAY

L'argent nous brûle les doigts. Dès que nous en avons nous nous empressons de le changer contre des biens et services et si nous ne trouvons pas suffisamment de biens et services à notre goût nous l'épargnons. Si nous n'avons pas assez d'argent nous l'empruntons auprès de ceux qui ont épargné. Malheureusement pour en avoir nous devons travailler, autruchement dit produire des biens et des services. C'est donc la production qui engendre la production et non je ne sais quel pouvoir d'achat stimulé par un État-providence.

La « loi des débouchés » de l’économiste français Jean-Baptiste Say (encore appelée Loi de Say), développée dans le livre I, au chapitre XV: « Des débouchés », de son Traité d'économie politique (1803), peut se résumer en trois phrases :

  • « c’est la production qui ouvre des débouchés aux produits » ;

  • « l’achat d’un produit ne peut être fait qu’avec la valeur d’un autre » ;

  • « un produit terminé offre, dès cet instant, un débouché à d’autres produits pour tout le montant de sa valeur. »

Autruchement dit :

« Toute offre crée sa propre demande » et donc « on ne dépense jamais que l'argent qu'on a gagné »

Quant aux banques centrales que ce soit la Fed, la BCE ou la banque centrale japonaise qui pratiquent à plus ou moins grande échéance la création de monnaie et qui pensent que celle-ci est une réussite du fait de la hausse du prix des actions et qui pensent que cette hausse est le signe de la reprise de la croissance, elles ne provoquent qu' une bulle dont la vocation est d'éclater et qu'un accroissement des inégalités entre les 0,01 % les plus riches toujours plus riches et tout le reste la population.

Il n’y a de bénéfice économique systémique à aucune valeur particulière pour les prix des actions. C’est la même chose pour n’importe quel bien, sans compte que le fameux « effet richesse » de cette augmentation du prix des actions qui ne correspond pas à une réelle croissance de la productivité et donc de la richesse, qui permettrait aux riches de moins épargner, de plus s'endetter n'a pour effet on le voit bien dans l'immobilier que la création de bulles qui ont elles aussi vocation à exploser.

Erreur qui vient qu' intoxiquées par la pensée Keynésienne largement dépassée ces banques centrales pensent que c'est en stimulant la consommation que l'on stimule la croissance de la production, alors qu'elles devraient en revenir à la pensée ante-keynésienne de J-B Say et ses continuateurs contemporains qui certes, o horreur pour la France sont des libéraux pour qui c'est la production qui détermine la demande. C'est l'accroissement des investissements dans le procès de production qui aboutit à l'accroissement de la productivité du travail qui stimule la croissance, parce que au lieu d’acheter des produits toujours plus chers nous pourrons acheter des produits de moins en moins chers. Si nous devions payer le prix de nos automobiles aux prix d'avant-guerre, certes, les problèmes de thrombose des villes seraient résolus comme celui des rejets de gaz carbonique parce qu' elles resteraient inaccessibles à la majeure partie de la population.

Une amélioration de notre vie dépend non pas d'une politique de la demande mais d' une offre de plus en plus riche, diversifiée et bon marché qui ne peut exister sans des investissements importants dans la production. Donc la tâche de tout gouvernement est de faciliter le développement de l'offre.

Par exemple dans l'immobilier non pas pratiquer comme en France une politique de la demande qui contribue à l'augmentation de l'immobilier et à le rendre inaccessible mais une politique de l'offre, de facilitation des investissements dans le processus de production de logements les rendant de plus en plus bon marché par une rationalisation, une standardisation et de strict contrôle du prix des terrains pour ne pas permettre aux propriétaires de ceux-ci d’empocher tout les bénéfices de l'augmentation de la productivité dans la construction comme aujourd'hui ils empochent tous les bénéfices de cette politique de stimulation de la demande par toutes sortes d'avantages qui apparemment bénéficient aux accédants à la propriété mais en réalité aux propriétaires, aux rentiers.


 

1) Bien entendu cette politique de la demande ne permettra pas de rembourser la dette de nos états

2) Puisque on a beau distribuer du pouvoir d'achat soit sous forme d'augmentations de salaires soit indirectement en réaménageant les tranches d'imposition pour faire sortir de l' impôt les bas revenus, la croissance reste atone en tous cas nettement insuffisante notamment en France pour réduire le chômage par une relance de la croissance,

3) ce qui souligne l'échec de cette politique keynésienne de la demande, à quoi la France mais pas seulement est droguée et qui est encore le paradigme des économistes altérés qui ont soif d'inflation, pensant que c'est par elle que tous les maux seront vaincus.

4) Au fond si nous les comprenons bien, ce qu'il nous faut c'est un euro faible et une inflation notable au moins de 4 à 5 % annuelle !

C' était proprement la situation de la France sous la quatrième république avec sa course prix/salaires toujours perdus par les salaires et une compétitivité toujours plus faible sur les marchés extérieurs, conduisant au creusement du déficit commercial et in fine à une dévaluation pour retrouver un peu de compétitivité en attendant qu'en quelques mois l'inflation repartit de plus belle ne force du fait des déficits commerciaux réapparus à une nouvelle dévaluation pour retrouver cette compétitivité perdue.

Funeste situation que regrette tous ces « gobogobos » qui grâce à cette inflation et par le jeu de leurs prêts étaient les gagnants de cette situation qui ne profitaient qu' aux « forts », les entreprises qui s'évitaient tout effort d'investissement, en attendant la prochaine dévaluation leur rendant artificiellement leur compétitivité, les banques qui pouvaient prêter sans compter, leur endettement se réduisant avec l'inflation mécaniquement et leurs prêts étant fort rémunérateurs en arguant de cette réduction mécanique des prêts et bien entendu ceux capables de s'endetter.

D'où ces trois aphorismes passant pour paroles d'évangile ou sourates du saint coran :


 

1) c'est en distribuant du pouvoir d'achat que l'on ouvre des débouchés à un produit

2) l'achat d'un produit ne peut être fait que par ce pouvoir d'achat augmenté

3) Un produit ainsi acheté offre immédiatement la possibilité de l'achat d'un autre produit


 

(D'où l' ingénieuse idée des nos grandes entreprises de programmer l' obsolescence de ce produit pour en produire un autre à l'obsolescence programmée)


 

Or ce système ne marche pas.

Pourquoi faut-il que les banques centrales injectent des milliards de milliards d'euros ou de $ pour que la production ne stagne pas ou pour que la croissance reparte mais fragile du point de vue de la baisse du chômage, fragile par la multiplication des salariés pauvres et la richesse toujours plus grande et insolente des non pas 1 % les plus riches mais des 0,1 % les plus riches.


 

Pour corriger cette anomalie qui devient insupportable Thomas Piketty a répondu en proposant une correction à cet état de fait insupportable, un impôt mondial sur la fortune. Voir mon article :


 

http://www.autruchement-dit.com/2014/05/sauvons-les-riches-du-monde-entier-adoptons-un-impot-progressif-mondial-sur-le-capital.html


 

Mais ne faut-il pas plutôt revenir à J-B Say, à une politique de l'offre caractérisée par cette loi déjà citée plus haut que l'on peut énoncer en trois éléments :


 


 

1) « C'est la production qui ouvre des débouchés »

2) « L'achat d'un produit ne peut être fait qu'avec la valeur d'un autre »

3) « Un produit terminé offre, dès cet instant, un débouché à d'autres produits pour tout le montant de sa valeur. »


 

http://www.autruchement-dit.com/2014/07/vers-une-banqueroute-necessaire-puisqu-elle-est-deja-la-en-ce-qui-concerne-l-action-du-gouvernement-hollande.html

Parce que « toute offre crée sa propre demande » autruchement dit « on ne dépense jamais que l'argent qu'on a gagné » en produisant un produit qui crée une richesse qui permet d'acheter un autre produit et ainsi de suite. La production n'étant pas un soufflet au fromage que l'on partage mais une boule de neige qui ne cesse de grossir au fur et à mesure de la croissance de la production autruchement dit de la création de richesse.


 

Il est de plus en plus évident que le débat n'est plus entre politique de l'offre ou politique de la demande, celle-ci n'aboutissant qu' au chômage de masse, à l' accroissement des inégalités et à l'endettement massif des états mais de savoir quelle type de politique de l'offre adopter, étant entendu que l' augmentation de la population mondiale au-delà des 9 milliards d'habitants d'ici quelques décennies ne permettra pas une croissance forte comme celle issue de la révolution industrielle fondée sur l'utilisation massive des énergies fossiles et le recours sans cesse accru aux minerais, aujourd'hui aux minerais précieux comme le platine non plus pour la bijouterie mais pour l'industrie électronique par exemple et aux terres rares, qui comme leur nom l'indique sont rares, du fait

1) que ces ressources si elles étaient utilisées en totalité, par exemple celles du charbon ou du pétrole, feraient de notre planète un cloaque invivable avec la réduction de la biodiversité, l'empoissonnement de nos océans et de notre atmosphère par le gaz carbonique

2) parce qu'elles sont en voie de rapide épuisement comme les métaux rares.


 

https://moodle.polymtl.ca/pluginfile.php/84591/mod_page/content/44/Epuisement_Ressources_Minerales_2012.pdf

Chapitre I : Comment sauver notre planète. "L' argent n'est que la voiture des produits".  J-B SAY

Donc notre principale ressource est celle des économies, comme je le précisais dans un article précédent, sous l'égide dePierre Rabhi :


 

http://www.autruchement-dit.com/2014/08/hommage-a-pierre-rabhi-pouvons-nous-quitter-le-quai-delabre-de-notre-societe-de-consommation-pour-l-ile-enchantee-de-la-frugalite.ht

En conséquence, la nouvelle politique de l'offre devra être fondée non plus sur des produits à l’obsolescence programmée mais sur des produits à l'espérance d'utilisation la plus longue possible avec la moindre utilisation d'énergie possible et au recyclage programmé.

Cette nouvelle politique de l'offre devra permettre d'offrir aux populations le niveau de culture et d'aisance de vie les incitant à renoncer à ce qui est devenu maintenant une malédiction pour notre planète le « croissez-et-multipliez-vous » des religions, autant dire à une laïcisation des modèles de vie et de culture faisant du XXI ème siècle non pas un siècle religieux mais le siècle le plus laïque possible.

Et dans cette politique de l'offre, celle de l'offre de service de scolarisation de tous les enfants et plus particulièrement des filles est primordial.

Mais bien entendu il faudra arrêter le compteur de l'endettement mondial :


 

http://science-economique.com/concepts-economiques/finance/deficit-dette/compteur-de-la-dette-publique-mondiale-et-par-pays-692

Le seul moyen est celui de la banqueroute permettant pour sauver la majorité des classes moyennes et populaires de spolier les 0,1 % de prêteurs dans le monde, dont je vous rassure les bénéfices qu' ils ont réalisés en prêtant les mettront largement à l'abri de la soupe populaire, dont je vous parlerais dans un article à venir sous le parrainage de Hume.

 

Chapitre I : Comment sauver notre planète. "L' argent n'est que la voiture des produits".  J-B SAY
Chapitre I : Comment sauver notre planète. "L' argent n'est que la voiture des produits".  J-B SAY
Tag(s) : #Chomage, #Croissance, #Dette, #Fiscalité, #Libéralisme, #Laïcité, #Say

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