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Les riches du monde entier, c'et-à-dire les 10% qui concentrent aujourd'hui 70% du capital sont en danger. En effet les 50% qui possèdent à peine 1% du capital vont finir par se révolter devant une telle injustice et vont les massacrer, d'autant qu'ils vont voir grossir très vite leurs bataillons des classes moyennes de plus en plus désespérées et paupérisées.

Une seule solution pour les sauver, la géniale idée de Thomas Piketty d'un impôt progressif mondial sur le capital qui réduira ces inégalités et qui calmera la haine sociale des plus pauvres.

Vous les riches rassurez-vous cet impôt ne ponctionnera vraisemblablement que moins de 1% de votre capital.

Ne criez pas à l'assassinat, à l'égorgement et convenez que ce n'est pas trop cher payé pour conserver vos trois yachts, vos quatre hélicoptères, vos trois jets privés, vos six Rolls, vos cinq Ferraris, vos deux Bugatis et toutes les rivières de diamants de vos tendres épouses et maîtresses...

Sauvons les riches du monde entier, adoptons un impôt progressif mondial sur le capital
Sauvons les riches du monde entier, adoptons un impôt progressif mondial sur le capital
Sauvons les riches du monde entier, adoptons un impôt progressif mondial sur le capital
Sauvons les riches du monde entier, adoptons un impôt progressif mondial sur le capital

Mais retournons vers le passé (ma petite marotte) et penchons-nous en suivant Thomas Piketty sur la situation de la répartition du capital à la "Belle époque" et avant.

Partout en Europe (R.U., France, Suède…), la concentration du capital était extrêmement élevée aux 18e-19e siècles et jusqu’à la Première guerre mondiale: environ 90% du capital total était détenu par les 10% les plus riches, environ 60% du capital total par les 1% les plus riches.

On était en présence d'une société patrimoniale classique où une minorité vivait de son patrimoine,

le reste de la population travaillant pour assurer ses besoins premiers ( logement, alimentation, habillement...)

Après la première guerre mondiale la concentration du capital est devenue moins forte, : 60-70% du capital était détenu par les 10% les plus riches de la population; 20-30% par les 1% les plus riches; les 50% les plus pauvres ne possédant toujours que moins de 5%. La nouveauté due à la démocratie était la montée d'une classe moyenne d'environ 40% de la populationi détenant 20-30% du capital national.

Cependant, à partir des années 80 avec les fin des trente glorieuses on assiste au retour d’une société patrimoniale dans les pays développés de l'Europe et au Japon avec des inégalités de capital de plus en plus fortes. En effet l' inégalité entre le patrimoine et les revenus au détriment des seconds s 'accroît, surtout dans ces pays développés où la croissance est devenue faible. S' enrichir par ses revenus ne permet pas d'atteindre les niveaux de richesse de ceux qui héritent d'un capital important.

La concentration du patrimoine peut s'amplifier parce que le taux de rendement du capital net d'impôts devient beaucoup plus élevé que la croissance à moins qu' une fiscalité ne corrige cet écart entre rendement du capital et croissance par un impôt adapté sur le capital. Or du fait de la concurrence fiscale, de l'existence des paradis fiscaux, sans compter la fraude fiscale ( ce que l'on peut pudiquement appeler l'optimisation fiscale), il n'y a pas aujourd'hui de déconcentration du capital, au contraire.

Donc avec le ralentissement de la croissance et la guerre fiscale le rapport entre rendement du capital et la croissance a progressé amenant au cours du XXI ° siècle des niveaux d'inégalités patrimoniales comparables à ceux d'avant la première guerre mondiale.

Pour les État-unis, un modèle inégalitaire fondé plus sur l’envol des très hautes rémunérations que sur l’inégalité patrimoniale semble se développer; en fait l'inégalité patrimoniale et les sur-rénumérations des dirigeants d'entreprises s'ajoutent pour contribuer à une société de plus en plus inégalitaire, d'autant qu'il n'y a pas dans ce pays cette prédilection pour l'égalité que nous avons en France, d'autant que ce modèle semble plus méritocratique : Ceux qui travaillent plus et qui sont les plus compétents gagnent le plus et peuvent s'enrichir sans héritage.

C'est le mythe du self made man revisité notamment avec le développement de l'économie numérique avec les exemples de Steve Jobs, Bill Gates, Jeff Bezos et Mark Zuckerberg.

La répartition aux États-Unis des revenus est actuellement aussi inégalitaire que dans l’Europe d'avant la première guerre mondiale avec cette correction que les inégalités du capital sont moins extrêmes et que les revenus du travail sont bien plus forts. Si vous êtes pauvres c'est de votre faute, vous n'avez pas assez travaillé et vous n'avez pas été assez imaginatifs. En étant pauvres vous n'avez que ce que vous méritez, la pauvreté, comme Steve, Bill, Jeff et Mark n'ont que ce qu'ils méritent, la fortune.

Or il n’est pas sûr que le mérite soit seul en cause, la hausse des rémunérations des cadres dirigeants tient aussi à la baisse des taux supérieurs d’imposition dans une démocratie où les médias sont aux mains de ceux qui possèdent le capital soit qu'ils en ait hérité soit qu'il l'ai gagné par leur esprit d'entreprise et qui diffusent un bruit de fond idéologique favorable au mythe américain du self made man et du moins d' État-providence possible, voir les difficultés d'Obama pour faire admettre ce qui pour nous en France est une évidence, le principe de l'accès aux soins pour tous quelque soit leurs revenus.

Or cette croissance des inégalités a pour corollaire l' amoindrissement de la classe moyenne dans les pays les plus riches, avec la paupérisation d’une partie d' entre elle. à contrario on assiste à l’élévation exponentielle des revenus des plus riches. Or, la classe moyenne consomme beaucoup puisqu'elle est nombreuse tandis que les riches consomment peu puisqu' ils sont peu nombreux et qu' à partir du deuxième yachts, du troisième jets privés et de leur dixième ferraris, ils ne savent plus quoi faire pour consommer, - et de ce fait cette classe moyenne est un des fondements de la croissance économique, sa disparition an tous cas son affaiblissement remet donc en cause cette croissance économique, ce qui peut entre autres expliquer sa faiblesse en Europe aujourd'hui ; mais elle est aussi le soutien de la démocratie. On sait à quoi a conduit dans l'entre deux guerres la crise économique et sa conséquence, l'affaiblissement des classes moyennes, - au fascisme et au nazisme, aujourd'hui à la montée des populismes en Europe. Cet affaiblissement inquiète les grands industriels. Mais comme pour le moment cette baisse de la consommation est compensée par la montée des classes moyennes dans les grands pays émergents, ils ne sont pas prêts à accepter des mesures drastiques pour corriger ce phénomène, d'autant qu'ils peuvent compenser cette baisse relative de la consommation par une croissance financière et spéculative ; l'entreprise gagne plus d'argent en spéculant qu'en produisant avec le risque d'une crise systémique comme à partir de 2007 et 2008. Heureusement tout le monde ?! a conscience, même les hommes d’affaires et chefs d’entreprises de danser sur un volcan donc de la nécessité de réduire ces inégalités par une fiscalité plus équitable, notamment en ce qui concernent les firmes multinationales, reines de la « merveilleuse » optimisation fiscale.

C'est pourquoi je soutiens la demande d'un impôt progressif mondial sur le capital préconisé par Thomas Piketty, comme je soutiens le manifeste pour une union politique de l'euro, comme en d'autres temps j'ai soutenu la taxe Tobin sur les flux financiers ou la disparition des paradis fiscaux avec le bonheur que l'on sait ?!

Mais était-il nécessaire d'espérer pour rêver ?

Sauvons les riches du monde entier, adoptons un impôt progressif mondial sur le capital
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Tag(s) : #Banque, #Fiscalité, #Haine sociale, #Libéralisme, #Mondialisation, #USA

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